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Critiques Séries : Red Oaks. Saison 1. Pilot.

30 Août 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Red Oaks

Critiques Séries : Red Oaks. Saison 1. Pilot.

Red Oaks // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Nous sommes dans les années 80, dans un country club et le héros a seulement 20 ans. Je dois avouer qu’au premier abord ce n’est pas du tout le pitch de série que j’ai préféré. Et pourtant, ce premier épisode de Red Oaks me donne envie de revenir et surtout d’en voir beaucoup plus. Car c’est réussi. Je sais bien que la mise en scène de David Gordon Green (Joe, Délire Express) y est certainement pour beaucoup dans la rythmique de ce premier épisode mais l’écriture de Joe Gangemi (Wind Chill, Fear Itself) et Gregory Jacobs (Criminal), plus habitués à des registres plus sombres voire horrifiques parviennent à délivrer quelque chose d’assez intelligent et même plus encore. La façon dont les années 80 sont mises en valeur est quelque chose que j’ai trouvé d’original. L’angle du traitement n’est pas celui de la nostalgie mais plutôt celui du présent. On a donc l’impression que Red Oaks ne se déroule pas dans les années 80 mais dans un présent un peu old-school. Le script est plutôt bon et Craig Roberts (Submarine, Nos pires voisins) parvient à devenir un bon élément en nous offrant à la fois de l’humour mais aussi un pan plus dramatique (tout en restant léger).

Durant l'été 1985, David Myers, 20 ans, décroche un emploi saisonnier dans un country club du New Jersey majoritairement fréquenté par des juifs. Entre des clients pas toujours faciles et des employés pas toujours sympathiques, le jeune homme tente de découvrir quelle direction donner à sa vie.

Ce premier épisode est donc écrit de façon assez intelligente. La comédie a beau ne pas toujours être très recherchée, c’est un premier épisode efficace qui parvient à nous plonger dans l’univers des personnages avec beaucoup de sincérité. En tout cas c’est comme ça que j’ai pu le ressentir au premier abord. Puis ce premier épisode devient rapidement amusant. On se laisse alors avoir par la mise en scène assez inspirée et les personnages tous plus exubérants les uns que les autres. Après tout c’est une bonne idée que de les mettre dans ce genre de situations. 1985 est une année qui aide aussi à libérer un peu les esprits. On a l’impression qu’à cette époque là les problèmes étaient différents et que les adolescents n’ont pas de problème de compte Facebook ou encore de téléphone portable qui ne fonctionne pas. Je pense que c’est aussi ça qui rend le personnage de David Myers aussi attachant et agréable. Par ailleurs, le casting est agrémenté de têtes connues comme Jennifer Grey (Dirty Dancing), Oliver Cooper (récemment vu dans la dernière saison de Californication), Josh Meyers (That 70s Show), Paul Reiser (Dingue de Toi) ou encore Ennis Esmer (The Listener).

On ne peut donc pas dire que Amazon soit radine pour ce qui est des castings de ses pilotes mais franchement, on ne peut pas dire que cela soit toujours la joie côté scénario. Alors quand j’ai vu le premier épisode de Red Oaks, je dois avouer que je m’attendais à ce que cela soit aussi raté que bon nombre de pilotes du service de streaming. Pas du tout, c’est même bien plus inspiré qu’il n’y paraît. Cela demande un peu de travail sur les personnages dans le sens où ce premier épisode fait un peu plus dans la démonstration de talent de David Gordon Green mais quoi qu’il en soit, le héros est bel et bien installé et son univers est tout aussi sympathique. On a envie de voir ce que cache encore ce country club et ce qu’il peut réellement nous dire. Si les enjeux autour de la relation entre David et cette jeune fille n’est pas ce que je préfère pour le moment, il y a tout un tas d’autres choses à faire comme par exemple dans sa relation avec Nash qui risque bien de partir en sucette dans les prochains épisodes si jamais David décidait de tout miser sur cette jeune fille et rien d’autre.

Note : 6/10. En bref, amusant et léger.

Critiques Séries : Red Oaks. Saison 1. Pilot.

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