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Critique Ciné : Plastic, carte à bleus

12 Septembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Plastic, carte à bleus

Plastic // De Julian Gilbey. Avec Ed Speleers, Will Poulter et Alfie Allen.


On pourrait rapprocher l’histoire de Plastic à celle de The Bling Ring. Les deux histoires mêlent vol et adolescents mais aussi car elles sont toutes les deux inspirées d’histoires vraies. Julian Gilbey (A Lonely Place to Die) s’est occupé de mettre à l’écran une histoire qui avait largement de quoi être séduisante. Sur le papier c’est alléchant et je dois avouer que j’avais presque hâte de découvrir ce film dès que j’en ai entendu parlé. Une fois vu, je dois avouer que mon discours change légèrement. Le film britannique n’est pas raté mais il n’est pas suffisamment fort. Il passe donc beaucoup plus pour un téléfilm de seconde zone que l’on aurait peut-être envie de regarder si l’on a un trou dans notre planning. Cela vient très certainement de la mise en scène qui fait parfois un peu tâche. On ressent vraiment le côté téléfilm bling-bling qui veut tenter de nous en mettre plein les yeux sans trop montrer la face sombre de cette aventure qui s’est tout de même achevée dans un bain de sang. Du coup, le tout évolue de façon presque automatique et ce que l’on voit à l’image n’aide pas forcément le spectateur à apprécier le spectacle dans son intégralité.

Plastic est inspiré d'une histoire vraie, celle d'un groupe d'amis qui a réussi à infiltrer l'une des plus grandes entreprises de cartes de crédit dans le Monde. Ils vont réaliser un hold-up spectaculaire.

Une fois que l’on fait abstraction de la mise en scène très peu travaillée, Plastic est plutôt pas mal. Disons que cela a ses atouts d’histoire de voleurs où tout s’enchaîne. Ils vont préparer un gros coup afin de rembourser leur dette, un hold-up qui reste encore aujourd’hui dans les annales (d’autant plus que les diamants n’ont jamais été retrouvées encore à ce jour ce qui laisse forcément le spectateur spéculer sur ce qui s’est réellement passé par la suite et ce qu’ils sont tous devenus avec ce petit magot). Petit à petit l’histoire s’installe avec ses clichés (les filles, la drogue, l’argent facile, etc.) mais il fallait bien montrer qu’au fond la bande des « Plastic » comme ils s’appellent était pleine de médisance et qu’ils étaient antipathiques, tout simplement. Puis le tout change et l’on va donc plonger dans un film différent où l’escalade de la violence commence (avant de s’arrêter brutalement). D’ailleurs, je me demande si c’était une si bonne idée de mettre les personnages en situation de confort pendant une bonne partie du film alors que le danger aurait dû être ressenti tout au long.

Mais ce n’est pas vraiment le cas. Il faut attendre que la vie de certain(e)s soit menacée pour que le film commence enfin à nous faire ressentir un certain sentiment de peur. Ce qu’il y a de terrible aussi c’est peut-être que je ne m’attendais pas du tout à cette fin. Je ne connaissais pas cette histoire avant de la découvrir dans Plastic et du coup, cette fin est presque cinglante. Elle nous donne vraiment froid dans le dos. Au casting on retrouve Ed Speleers (Eragon, Downton Abbey), Will Poulter (Les Miller, Le Monde de Narnia Chapitre 3), Alfie Allen (qui a plus de place dans Plastic que dans Game of Thrones) ou encore Emma Rigby (un peu moins transparente dans ce film que dans le rôle de la Reine Rouge dans Once Upon a Time in Wonderland). Finalement, Plastic est un petit film (ou téléfilm, c’est au choix) divertissant qui tente de mettre en scène une histoire qui reste apparemment l’un des plus grand hold-up. Plastic aurait peut-être pu être un peu plus travaillé et donc donner un vrai film élégant et réussi. Mais n’est pas Steven Soderbergh qui veut alors forcément on fait avec ce que l’on a et pour le coup, si vous avez besoin de vous détendre un dimanche après-midi, je pense que ce film pourrait vous récompenser.

Note : 5/10. En bref, honorable récit inspiré de faits réels.

Date de sortie : Directement en DVD

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