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Critiques Séries : Borgia. Saison 3. Episodes 1 et 2.

17 Septembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Borgia

Critiques Séries : Borgia. Saison 3. Episodes 1 et 2.

Borgia // Saison 3. Episodes 1 et 2. 1495 / 1496.


Ce n’est pas facile de faire tenir en seulement 52 minutes une année d’évènements sur la famille Borgia. L’issue de la saison 2 laissait attendre un destin assez funeste pour une partie de la famille Borgia et finalement, pas tant que ça. Ce début de saison est tonitruant et le fait que chacun des épisodes se concentre sur un an est une très bonne idée. Cela permet de donner à la série l’occasion d’accélérer un peu les choses sans nous donner l’impression que l’on a oublié certaines intrigues. C’est la saison de la chute de la famille Borgia dans le sens où en plus de ça, elle est prévue pour être la dernière saison de la série. J’ai de la peine car je suis sûr qu’il y avait largement de quoi faire une saison 4 et peut-être même plus encore. Tom Fontana et Canal + se sont mis d’accord pour arrêter la série à ce moment là, pourquoi pas. Ces deux épisodes ont aussi leurs faiblesses. La série a beau nous lancer sur de bonnes idées, de bonnes intrigues, le tout manque parfois cruellement de rythme. Mais dans une série comme celle-ci, on ne peut pas demander du rythme toutes les minutes. Il faut aussi prendre du temps pour poser les bases de ce qui aura causé la chute de la famille Borgia. Si l’on n’a pas eu la chance de le voir dans la version Showtime des Borgias, on ne peut dont qu’espérer le voir dans la version Canal +.

Dans le premier épisode, nous retrouvons Rodrigo en pleine retraite spirituelle. Ce dernier tente de s’affranchir de son amour pour Giula et ce n’est pas aussi facile que prévu. Surtout que son désir envers sa propre fille, Lucrezia, est de plus en plus important (sans compter que cela devient même une rumeur persistante dans le royaume). Mais Rodrigo est un vrai pervers dans l’âme comme j’ai l’impression que l’on n’en fait plus dans les fictions. C’était tout de même sacrément bien fichu cette histoire même si l’on aurait aimé voir quelque chose de légèrement plus osé. Le Pape n’est finalement pas l’homme le plus important même si son amour des femmes reste son plus grand problème. Le problème dans la famille Borgia c’est le désir de pouvoir de ses enfants, à la fois du côté de Lucrezia qui devient conseillère du pape dans « 1496 » mais aussi du côté de Cesare qui se bat pour asseoir sa place et surtout son autorité aux quatre coins de l’Italie (et ce même si certains de ces coins ne sont pas du tout importants pour l’Eglise). La volonté de Cesare est de bâtir un nouvel Empire Romain. On sait très bien comment cela va se terminer mais je trouve ça assez perspicace de nous montrer cette escalade de violence qu’il y a chez Cesare et le fait qu’il devienne finalement complètement fou.

Mais le premier épisode ne cherche pas à nous raconter que les problèmes de Rodrigo avec les femmes, c’est aussi l’occasion de démontrer que Lucrezia est toujours un objet de désir. A la fois pour son père certes mais aussi pour son frère. La relation qu’il y a entre ces deux là me fascine car elle n’est pas basé sur quelque chose de logique. Tout ce qui se déroule entre ces deux personnages n’est donc pas forcément prévisible, surtout qu’ils se chamaillent, se cherchent (notamment quand dans « 1496 », Lucrezia révèle à son frère que leur mère est en train de coucher avec un paysan). L’humiliation est là mais au fond, Cesare ne peut rien y faire, le bonheur de sa mère doit être plus important que son bienêtre à lui. Enfin, c’est ce que l’on tente de nous dire je suppose. Quoi qu’il en soit, au travers de ces deux épisodes, on a aussi l’impression que chaque année il ne se passe pas tant de choses que ça. Les manipulations de Cesare afin de prendre encore une fois plus de pouvoir sont parmi les choses les plus intelligentes de ces deux épisodes. J’ai été fasciné par la façon dont il parvient à démontrer qu’il est le plus fort. Les ruses diverses de Cesare sont forcément ce qui va le perdre par la suite mais c’est si bien fait mine de rien. On a envie d’en voir encore et encore.

Dans son escalade de la violence ou bien sa relation avec sa propre soeur, il y a encore plus à voir. Cesare n’est pas le personnage le plus logique de Borgia. Il n’obéit donc à aucune règle et c’est peut-être ce qui le rend réellement intéressant. Puis il y a Lucrezia. Cette dernière connaît son pouvoir sur les hommes et elle en use comme bon lui semble. Je me demande comment Borgia va nous amener à la perte de cette jeune femme mais je dois avouer que j’ai hâte de le découvrir. Surtout quand on voit à quel point elle est sans pitié, peut-être même encore plus perverse que son père. Finalement, ces deux épisodes de Borgia sont assez bons dans leur ensemble, fonctionnant grâce à la folie de certains personnages mais aussi au fait que l’on entre dans les dernières années des Borgia. Tom Fontana a su construire cette saison de façon suffisamment intelligente pour que l’on n’ait pas l’impression de voir le temps filer trop rapidement ou bien le temps prendre trop son temps. C’est un équilibre bien trouvé entre les intrigues et les personnages. J’ai hâte de voir la suite de la saison étant donné que ces deux épisodes servent plus d’introduction qu’autre chose afin de nous remettre aussi petit à petit dans le bain.

Note : 6.5/10 et 7/10. En bref, petit à petit la chute des Borgia est mise en scène.

Critiques Séries : Borgia. Saison 3. Episodes 1 et 2.

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