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Critiques Séries : Matador. Saison 1. Episodes 5, 6 et 7.

1 Septembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Matador

Critiques Séries : Matador. Saison 1. Episodes 5, 6 et 7.

Matador // Saison 1. Episodes 5, 6 et 7. Enter the Worm / Misanthropology / Mano a Mano.


J’ai décidé de rattraper mon retard sur la série footballistique Matador qui au fond est bien moins football qu’elle n’aurait dû l’être. Mais ce n’est pas grave dans le sens où ce n’est pas le plus important. Le plus important c’est que l’on passe un agréable moment et globalement la série parvient à nous délivrer ce que l’on attend de sa part. Que cela soit quand Tony va jouer un match clandestin dans « Enter the Worm » pour le compte d’Andrès ou encore Samuel qui drogue et torture Noah. D’ailleurs, d’un point de vue torture psychologique il est fort. Toutes les scènes de torture dans « Mano a Mano » sont terriblement efficaces. J’ai réellement cru que Samuel lui brisait la main en milles morceaux. Tout commence donc avec « Enter the Worm » où Tony se retrouve au milieu d’un cartel de drogue dans le Nicaragua. Au fond, c’était une bonne idée dans le sens où cela permet de créer des liens entre Andrès et Tony tout en délivrant de la tension pour le téléspectateur. Et c’est personnellement tout ce que j’ai envie de voir quand je regarde une série comme Matador. Le plus important dans cet épisode c’est donc ça, bien plus que le fait qu’il y ait un match clandestin et tout ce qui s’en suit.

Tony de son côté a failli bien y passer. Le destin funeste à la fin de l’épisode était prévisible mais dans un sens c’est un moyen de rappeler que le but de Matador c’est avant tout de nous divertir, ni plus ni moins. Car je ne me suis jamais retrouvé devant un épisode de cette série pour réfléchir. L’action se veut assez présente, bien que j’aurais peut-être apprécié qu’elle soit un peu plus soutenu (un peu dans le registre de Banshee). Je pense d’ailleurs que ce n’est pas forcément la meilleure chose qu’il soit. Du coup, c’était un épisode qui se voulait surtout très axé sur le mélange des influences. A la fois le côté série d’espionnage mais aussi celui de la série de football. Le mélange des deux donnait quelque chose de bien dans l’épisode 1.04 mais là pour le coup je n’ai pas été aussi convaincu. Le résultat est donc en partie décevant, surtout que le téléspectateur attendait forcément quelque chose de légèrement différent. J’aime bien également la place d’Andrès. Ce dernier est clairement un vilain que l’on a envie de suivre. Il y a quelque chose à la fois de réconfortant et de méchant chez lui que j’apprécie. Alfred Molina a cette dualité (que l’on avait déjà pu voir dans Spiderman 2 par exemple).

Tout cela est alors suivi par « Misanthropology ». Cet épisode est certainement le plus faible des trois. Quand j’ai débuté Matador, je savais pertinemment que je n’allais pas tomber sur la série de l’année mais je dois avouer que je m’attendais à légèrement mieux tout de même. Surtout que le résultat n’est peut-être pas aussi fou que l’on aurait pu l’attendre. Cette fois-ci Tony se retrouve donc entre deux eaux, à la fois avec l’équipe de football mais aussi avec sa mission. Et en parall!èle, Andrès va lui faire confiance afin de délivrer un paquet. Cela ne va pas être une partie de franche rigolade et l’on savait pertinemment que cela allait être un peu tendu dès que cela a débuté. C’est le genre d’intrigues qui au fond ne mange pas de pain mais qui n’offre pas forcément de grandes perceptives de renouvellement des histoires de la série. Ensuite nous avons Reyna Flores. Cette dernière aime bien suivre Tony. Où il va, elle va être là. Cela fini presque par devenir une sorte de running gag tout au long de l’épisode. Pourquoi pas, après tout Matador emprunte pas mal de choses à ce que l’on peut voir notamment chez Besson dans sa façon de mettre en scène les gangs.

Ensuite, toute cette histoire de professeur d’anthropologie, de civilisation Olmec. J’ai donc appris que c’était une population proche de Veracruz dans une époque différente de la notre. Qu’à cela ne tienne, après tout pourquoi pas. Si Matador veut se transformer en série d’aventures archéologiques. Mais ce n’est pas vraiment ça non plus. Disons que cet épisode veut justement s’éloigner un peu du football (tout en restant aussi un peu dans les vestiaires) pour démontrer que Tony n’est pas là pour se tourner les pousses. Il joue tellement de jeux avec tellement de personnes que forcément, le spectacle en devient jouissif. Mais l’épisode n’attaque pas suffisamment le téléspectateur avec des scènes d’action ou bien des surprises et du coup, on s’ennuie légèrement. Je m’attendais à quelque chose de légèrement différent, surtout que Matador a pu faire des choses un peu plus efficace dans le registre de l’action et des twists. Là il n’y a rien de tout ça. Mais heureusement qu’il y a « Mano a Mano ». Cet épisode a beau être légèrement téléphoné (comme tous les épisodes de la série), il n’en reste pas moins efficace.

Les scènes les plus efficaces sont celles de Samuel et de Noah. Ce dernier est donc questionné comme il se doit par Samuel sans que l’on ne sache réellement ce qui sera révélé. Mais l’on sait pertinemment que cela ne peut pas bien se terminer. L’une des questions que je me pose ce n’est pas tant ce qu’a pu dire Noah (je suppose qu’il est resté suffisamment silencieux) mais plutôt ce que Samuel va pouvoir déduire quand il va croiser Tony dans le prochain épisode. Il l’a tout de même bien amoché et en plus de ça, il a pu voir ses chaussures qui ne sont pas ce qu’il y a de plus règlementaire pour aller sur le terrain. Il y a tout un tas de choses qui peuvent donc rapidement créer la perte de Tony. Ce dernier a beau être suffisamment intelligent, je pense qu’il n’y a peut-être pas suffisamment d’intelligence chez lui pour être totalement discret. Du coup, « Mano a Mao » fait office d’épisode plutôt bon de Matador. Car au delà des scènes de Samuel et Noah, on se pose tout un tas de questions. Au fond, cela manque peut-être un peu de surprises par moment mais je pense que pour une fois on peut faire une concession.

Car l’épisode avait vraiment envie de nous surprendre et de nous offrir un spectacle différent de ce que l’on avait l’habitude de voir. On a donc Tony qui se retrouve un peu plus avec ses acolytes de la CIA (sauf Noah qui est malheureusement très occupé), avec un Noah en danger (ce qui n’était jamais arrivé alors qu’il passait justement pour le second couteau depuis le début de la saison) sans compter que Andrès commence enfin à montrer un peu plus son vrai visage et c’est clairement ce que j’ai envie de voir au fil des épisodes. Finalement, le potentiel de Matador a beau être présent sous le nez des scénaristes, il n’est pas toujours très bien utilisé. C’est dommage mais je sais de toute façon qu’il ne fallait pas trop en attendre de la part d’une telle série.

Note : 4.5/10 et 4/10 et 5.5/10. En bref, du bon et du moins bon au royaume du Matador.

Critiques Séries : Matador. Saison 1. Episodes 5, 6 et 7.

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