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Critiques Séries : Outlander. Saison 1. Episodes 2 et 3.

4 Septembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Outlander

Critiques Séries : Outlander. Saison 1. Episodes 2 et 3.

Outlander // Saison 1. Episodes 2 et 3. Castle Leoch / The Way Out.


Après en avoir beaucoup aimé le pilote, je dois avouer que j’avais hâte de retrouver les personnages de Outlander. Cette nouvelle série de Ronald D. Moore, le papa de la dernière version en date de Battlestar Galactica trouvait ici l’occasion d’adapter une saga littéraire à succès et avec succès. Ce que j’ai trouvé de touchant dans le second épisode, « Castle Leoch » c’est le moment où Claire Beauchamp fait le deuil de son passé et donc de son ancienne époque. Elle va alors ôter sa splendide robe blanche et elle va maintenant s’habiller de façon appropriée à l’époque. C’est une scène touchante dans le sens où c’est vraiment un adieu, un deuil. Claire dit au revoir à bien plus que son passé, elle dit au revoir à toute sa vie afin de se plonger dans sa toute nouvelle vie. C’est un point important pour le personnage et un changement important qui permet à Outlander de nous informer qu’elle en a finit avec son introduction. Elle doit s’adapter et survivre dans un monde qu’elle ne connaît que de loin. Cet épisode était beaucoup plus réussi que le pilote car beaucoup moins entaché par l’idée qu’il faut une introduction (même si j’avais beaucoup aimé le pilote). Mais ici je me rends compte que Outlander est bien plus passionnante qu’elle ne semblait l’être au premier abord.

Claire arrive donc cette semaine à Castle Leoch. Elle doit rencontrer The Laird. Ce que Claire va apprendre à ses dépend c’est qu’elle peut à la fois avoir l’avantage de connaître le futur (en partie), des techniques du futur mais justement de passer pour une femme qui cache quelque chose car au fond elle n’est pas du tout comme tout les gens de cette époque là. C’était donc logique qu’elle passe par la case prison mais c’était une opportunité de se concentrer encore une fois un peu plus sur Claire et sa relation avec les autres personnages de la série. 1743 est une époque où les dangers peuvent apparaître de partout et où le destin est clairement incertain. Les scénaristes parviennent à construire quelque chose de merveilleux autour des personnages et des perspectives de Claire, notamment en créant de la tension. Elle ne sait pas du tout à qui faire confiance et on peut le comprendre. Elle va rencontrer Colum MacKenzie, qui à l’air inoffensive au premier abord mais qui va petit à petit voir ses propres avantages et donc devenir bien plus offensif que ça. Surtout sue Colum va rapidement penser qu’elle cache quelque chose.

Cet épisode n’est pas l’épisode où il se passe le plus de choses dans Outlander mais justement, c’est peut-être ce qui rend le tout aussi efficace alors que les scènes sont plus longues et cherchent à installer la tension nécessaire à son rythme. On est donc emportés par ce que la narration veut faire de ses personnages. On est aussi pendus à la voix de Claire tout au long des épisodes, une astuce vielle comme le monde mais comme avec le pilote, j’adore. Si Claire tente de trouver un peu de paix à certains moments, rapidement ceux-ci sont ruinés. C’est la preuve encore une fois que Claire ne peut faire confiance à personne et qu’elle n’est pas encore une femme aussi libre qu’elle ne devrait l’être. S’en suit « The Way Out », un brillant épisode, tout simplement. Je savais bien que d’une série de Ron Moore je pouvais attendre quelque chose de brillant mais « The Way Out » est arrivé beaucoup plus tôt que je n’aurais pu le penser. On doit cet épisode à Anne Kenney (Switched at Birth, Greek) et si sa filmographie n’est pas forcément brillante dans le sens où l’on n’y voit pas de grandes séries de ces dernières années, elle va faire quelque chose de Claire qui m’a beaucoup plu : l’héroïne de Outlander.

Car ce que l’on attend depuis le début de la saison c’est finalement que Claire démontre à quel point c’est un personnage important et qu’elle est là pour mener les intrigues de Outlander à la baguette. Cela nous avait déjà été plus ou moins indiqué avec le fait qu’elle fait la voix off. Mais ce n’est pas tout. Dans cet épisode, Jamie va aider Claire alors qu’elle tente de soigner un enfant malade. Il y a énormément d’aspects médicaux autour de Claire mais c’est au fond quelque chose de parfait pour nous parler de l’époque dépeinte, des personnages que l’on peut y avoir mais également de créer des liens avec l’héroïne. Car l’héroïne, en se concentrant sur ce genre de cas émouvants, parvenant à sauver des vies, devient instantanément l’héroïne de l’histoire. Mais Claire est aussi une femme très intelligente qui sait très bien se servir des choses qui peuvent l’entourer. Et je dois avouer que c’est quelque chose de merveilleux. L’ouverture de cet épisode se fait sur un flashback en 1945 qui permet de retrouver Claire et Frank. Je ne sais pas si c’est au fond une bonne idée mais cela ne dure pas très longtemps puisque l’on revient très rapidement en 1743. Claire n’est pas autorisée à cette époque de se baigner ou encore de s’habiller elle-même.

C’est assez fou mais c’est encore une fois une façon de dépeindre l’époque dans laquelle Claire est en train de vivre maintenant. On nous parler de la place des femmes dans cette société et de comment elles pouvaient vivre. Si cela pourrait donner l’impression que Claire n’est pas en pleine possession de ses moyens et donc capable de prendre des décisions elle-même, elle est aussi là pour remettre en cause l’ordre établi. Dans cet épisode elle a beau ne pas être en pleine possession de sa propre vie et des décisions qui la concerne, prisonnière des MacKenzie, sans vie privée et droits humains et forcément, dès qu’elle dit qu’un enfant est malade et a été empoisonné (et qu’il n’est donc pas possédé par un démon) tout le monde va la prendre pour une folle. Oui, c’est comme ça que cela se passe en 1743. Ce qu’il y a d’intéressant par ailleurs c’est le fait que Claire peut aussi prendre le contrôle de certaines choses ce qui dénote par rapport au reste des droits du personnage. C’est une très bonne chose et cela permet à Outlander de nous plonger dans son propre univers de façon légèrement différente. « The Way Out » apparaît donc comme l’un des meilleurs épisodes que j’ai pu voir ces derniers temps. Il associe à merveille les émotions des personnages, les personnages, l’histoire dans sa globalité sans compter sur la folie de chacun.

Note : 7/10 et 9/10. En bref, deux très bons épisodes avec une préférence pour le second, brillant.

Critiques Séries : Outlander. Saison 1. Episodes 2 et 3.

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Bleach 04/09/2014 18:57

Très très bonne série ! Le premier épisode était un peu plus contemplatif mais les trois derniers sont vraiment rythmés.