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Critiques Séries : Outlander. Saison 1. Episodes 6 et 7.

30 Septembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Outlander

Critiques Séries : Outlander. Saison 1. Episodes 6 et 7.

Outlander // Saison 1. Episodes 6 et 7. The Garrison Commander / The Wedding.


Ce qui est tout de même merveilleux c’est de voir à quel point la série de Ron Moore est tout simplement brillante. Au fil des épisodes je découvre un peu plus la série et encore mieux ce qu’elle peut nous faire voir de ce qu’elle peut réellement faire. La manière dont est dépeint son univers est brillant mais ce qui la rend encore plus brillante c’est ses personnages, tous plus touchants les uns que les autres car ils ont tous quelque chose qui finit par les rendre réellement attachant. C’est aussi une question d’ambiance, gérée à merveille. Il y a des scènes qui ne trompent pas et notamment une que j’ai eu beaucoup de mal à regarder dans « The Garrison Commander » et c’est celle des coups de fouet. Elle est terrible car à ce moment là on se rend aussi compte à la fois de la cruauté de l’univers d’Outlander mais aussi de la violence de ce moment. J’ai eu l’impression de ressentir moi aussi les coups à certains moments, tout simplement car ils ont su rendre cette série si vraie, si attachantes que forcément on ne peut qu’avoir de la compassion pour tout ce qui se passe. Ce premier épisode des deux est pourtant un épisode qui entre plus ou moins dans la lignée des précédents. Il laisse espérer à Claire une possible sortie juste pour la lui retirer sous les yeux, d’un coup d’un seul.

Car Outlander est comme ça. Dans cette série, Claire ne peut pas être libre, elle ne peut pas vaquer à ce qu’elle veut réellement faire. En tout cas pas dans cet épisode et pas pour le moment. L’espoir débarque cette semaine grâce à l’armée britannique qui va arrêter Claire avec les hommes de MacKenzie avec qui elle voyage. Au départ, on a l’impression que la série cherche à transformer Claire comme une femme qui fait partie de leur groupe mais finalement les choses changent et lorsque l’on passe plus de la moitié de l’épisode avec Claire assise à une table avec un homme lui racontant une histoire, aussi horrible soit-elle on est en droit de se demander si Outlander est réellement bonne. Son atout ici est de savoir justement comment gérer cette scène, son ambiance, la tension que le face à face implique, etc. C’est merveilleux et tout au long de cette scène (couplé aux scènes cruelles que j’ai décrit plus haut) j’étais pendu aux lèvres de cet homme et aux larmes de Claire. Par ailleurs, le but n’est pas de nous dire que Claire est stupide ou naïve. Après tout, n’importe qui aurait pu voir de l’espoir avec l’armée britannique. Claire est quelqu’un d’intelligent qui est bonne à ce qu’elle sait très bien faire (soigner les gens notamment).

Plus Claire reste dans cette ère et plus elle est en train de s’éloigner de sa véritable époque. De plus, cela devient aussi de plus en plus dangereux pour elle. Elle a beau être une femme forte, pleine d’instinct mais que cela n’est peut-être pas suffisamment. Cette semaine nous avons droit au retour du Captain Jack Randall, ce pervers qui va faire face à Claire durant une grande partie de l’épisode et l’assommée d’un coup dans le ventre. Car Jack Randall est un sadique et qu’il ne sait finalement faire que ça. Jamie Fraser a en tout cas vécu quelque chose de terrible et l’épisode est là pour nous le dire. Ensuite il y a « The Wedding », un épisode légèrement différent de « The Garrison Commander », surtout dans sa manière de s’intéresser aux femmes de Outlander. L’épisode était merveilleux, touchant, léger et sensuel. Il y avait quelque chose dans cet épisode que l’on n’avait probablement pas vu ailleurs encore dans la série. Ou peut-être dans « The Way Out », mon épisode préféré jusque là (même si « The Garrison Commander » et « The Wedding » sont en lisse pour les remplacer dans mon coeur pour des raisons totalement différentes). A la fin de « The Garrison Commander », Claire disait « You know I’m not a virgin ».

C’était une petite phrase à la fois anodine, pleine de sens et drôle. Du coup, la façon dont la nuit de noce de Jamie et Claire est gérée était tout de même à la fois étrange et merveilleuse. C’était beau. La série exploite alors énormément le silence, sans chercher à mettre tout cela en scène avec de la musique pour bercer le téléspectateur. Claire sait très bien ce que c’est que de coucher avec un homme mais au premier abord on a l’impression que Claire est nerveuse car elle pourrait ne pas avoir envie de consumer son mariage (après tout, elle a déjà quelqu’un qui l’attend dans une toute autre dimension) mais plus le temps passe et plus on ressent le fait que Claire veut être ici, dans les bras de Jamie. C’est tout de même assez surprenant que cette scène où les deux se déshabillent et où tout est réglé en quelques secondes seulement. Mais si Claire est finalement nerveuse ce n’est pas par rapport au fait qu’elle consomme son mariage mais plutôt par rapport à ses désirs et ce qu’elle veut réellement. Elle est perdue et on peut le comprendre. Cet épisode c’est donc celui de Claire, celui qui permet à Outlander de nous prouver encore une fois que c’est elle la patronne des sentiments et qu’elle peut aussi très bien nous toucher.

Au delà de cette nuit de noce, l’épisode cherche clairement à nous démontrer à quel point il y a quelque chose qui se dessine chez Claire, chez ses désirs. Après tout elle est humaine et c’est humain d’avoir des désirs. Qu’elle soit attirée par Jamie est aussi logique et on peut la comprendre. Ce qu’il y a de merveilleux par rapport avec Outlander c’est la façon dont la série est mise en scène. C’est tellement beau et au delà de ça je trouve qu’il y a une vraie élégance que l’on ne retrouve peut-être pas dans Game of Thrones, une série assez proche de Outlander. Cet épisode c’est aussi celui des fantasmes de Claire. Les longues scènes entre Claire et Jamie sont les plus belles scènes que l’on a pu voir entre les deux personnages depuis le début de l’épisode. L’une des plus touchante est celle où il se décide à retirer son t-shirt (de l’époque), dévoilant par la même occasion les cicatrices des coups de fouet qu’il a subit. Ces deux corps nus sont beaux et le sexe est beau lui aussi. On est loin du sexe vulgaire que l’on peut voir ailleurs en télévision et c’est là que l’on voit à quel point cette relation est vraiment belle. J’ai été ému, aux larmes, lors de cette fameuse en scène de sexe à la fin de l’épisode. Je ne m’y attendais pas du tout mais c’est aussi la fusion de deux corps.

C’était presque érotique d’une certaine façon. Cela faisait un sacré bout de temps que je n’avais pas vu d’aussi belle scène de sexe dans une série. Ron Moore, sacré toi, tu as tout de même créé une série merveilleuse. Certes à partir d’une saga mais tu l’as mis à l’écran avec son élégance, ta folie, sa façon de faire qui rend le tout si singulier, attachant et merveilleux à la fois. Outlander est donc l’une des pépites de cette année et me dire que le prochain épisode est le dernier avant quelques mois me fait déjà peur…

Note : 10/10. En bref, deux épisodes merveilleux chacun de façon différente.

Critiques Séries : Outlander. Saison 1. Episodes 6 et 7.

Commenter cet article

Bidon 30/09/2014 21:51

Oh toi Romain petit toi quel guedin de la critique,

delromainzika 30/09/2014 21:56

??? ^^

4evaheroesf 30/09/2014 18:31

Episode 6 :
Un bon épisode.
De la tension tout le long de l'épisode.
Jack est un bon personnage.
Claire est coincée et la solution finale n'est pas des plus réjouissantes...
15/20

Episode 7 :
Le mariage est enfin consommé.
Mais les nombreux flashback cassent trop le rythme de l'épisode.
Bref, épisode moyen.

Bonne critique, tu as vraiment accroché à la série !
Par contre, la scène de sexe t'a fait pleurer ?!
De la mise en scène aux émotions, ça n'a rien d'extraordinaire par rapport aux autres séries mais bon, pourquoi pas...

delromainzika 30/09/2014 20:31

Oui. C'est peut être un peu honteux mais j'ai trouvé ça beau. C'est la beauté de la scène qui m'a ému. C'est pas qu'une question de mise en scène c'est l'alchimie qu'il y a à l'écran, la symbiose et le scénario.