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Critiques Séries : Puberty Blues. Saison 2. BILAN (Australie).

13 Septembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Puberty Blues

Critiques Séries : Puberty Blues. Saison 2. BILAN (Australie).

Puberty Blues // Saison 2. 9 épisodes.
BILAN


La première saison de Puberty Blues était un petit bijou. Je pense d’ailleurs que c’est la meilleure série australienne actuellement diffusée (et ce n’est pas bien difficile non plus). La première saison était touchante, pleine de belles histoires, truffées de trouvailles afin de rendre le tout réaliste, touchant et léger. Cette association de sentiments a fait que finalement la série s’est réellement amusée. Le plaisir était entier. Les séries australiennes sont généralement celles qui sont les plus faciles à moquer. Surtout qu’elles sont souvent mal écrites et inintéressantes. Ou alors elles partent de bonnes idées pour faire des choses catastrophiques (je pense par exemple à Secrets & Lies dont ABC prépare un remake qui sera diffusé l’année prochaine). Mais pour en revenir au cas de Puberty Blues, je pense que Ten (la chaîne qui diffuse la série mais aussi House Husbands dans un registre différent et complètement raté à mes yeux) a fait un choix excellent quand elle a décidé de commander une série basée sur le roman éponyme de Kathy Lette et Gabrielle Carey (1979) qui est par la suite devenu un film éponyme (1981).

Quoi qu’il en soit, une fois terminé cette seconde saison j’ai déjà envie d’en entamer une troisième. Disons que ce qui fait la force de Puberty Blues ce sont des personnages toujours prêt à nous offrir des moments d’émotions justes ou encore des problèmes relationnels que l’on a tous pu connaître par le passé. La première saison se concentrait énormément sur la perte de la virginité et sur ses conséquences (surtout dans le choix du garçon avec qui on va le faire). La question de l’homosexualité était également posée de façon très élégante sans jamais chercher à en faire des tonnes. Et cette seconde saison ne déroge pas à la règle. De nouvelles questions sont posées (notamment d’un point de vue relationnel sur la façon dont on doit se comporter etc.) mais aussi des réponses (celles du monde de Puberty Blues) sont apportées. La première saison date déjà de 2012 et je dois avouer que j’attendais cette seconde saison avec une assez grande impatience. C’est une série qui est intelligente, provocante aussi dans sa façon de montrer certaines choses mais mature. Elle veut nous surprendre sans jamais tomber dans le ridicule.

Car après tout, le but de Puberty Blues est de nous dépeindre une société passée avec des personnages ancrés justement dans les pensées de ce passé. Ce n’est pas facile mais finalement c’est ici délicieux. Je pense que cette série est l’une des plus sous estimées des séries actuelles (et je parle de façon globale). J’en entends jamais parler et pourtant, c’est beau. La grande intrigue de Puberty Blues c’est celle de Debbie et Sue. Elles ont une amitié qui semble pouvoir traverser des océans sans jamais se briser. Mais Debbie et Sue ont aussi des obstacles dans la vie et c’est ce que justement dépeint la série de façon juste. Le monde des années 70 ce n’est pas un monde simple à dépeindre, surtout pour des jeunes filles de l’âge de Debbie et Sue. Après, Puberty Blues n’est pas non plus une série qui cherche à nous raconter les enjeux politiques de cette époque en Australie ou quoi que ce soit qui justement a un vrai rapport avec l’histoire. Non, on parle avant tout d’état d’esprit des gens de cette époque au travers du regarde de Debbie et Sue, tout simplement. Et accessoirement des autres personnages, notamment des garçons de la série. Il ne faut donc pas venir pour un aspect historique (même si d’un point de vue décors c’est réussi).

C’est aussi loin d’être une série pour ados comme toutes les autres. Cela se voit encore plus dans la saison 2, une série beaucoup plus mature, plus intelligente qui creuse donc un peu plus les méninges de ses personnages. Claudia Karvan et Susie Porter qui incarnent respectivement Judy et Pam les mères respectivement de Debbie et Sue ont une apporte différentes de la parentalité. Une approche que Puberty Blues va analyser de façon assez juste encore une fois. Judy est un peu plus coincée que Pam, tout simplement si l’on veut résumer les choses. Les adultes sont des personnages importants dans la série, ils parviennent à nous donner l’impression que ce n’est pas qu’une série d’adolescentes qui racontent leurs problèmes de coeur ou sexuels. Après tout ce n’est même pas ça le sujet de la série. C’est bien plus universel que ça. Debbie et Sue sont deux femmes merveilleuses que l’on suit dans leurs aventures. Ashleigh Cummings et Brenna Harding étaient alors merveilleuses elles aussi dans leurs rôles respectifs et l’on ne pouvait pas en attendre moins de la part de Puberty Blues. Parler de sexe d’un point de vue des adolescents dans une série a déjà prouvé ses limites.

Mais justement, Puberty Blues veut repousser ces limites. C’est une approche différentes, celle de la curiosité, de la découverte et de l’ouverture à un monde qui est inconnu au départ pour les deux filles de la série. On va parler de diverses choses, beaucoup plus pointues que le coup du préservatif que l’on a dans toutes les séries. On parle donc lubrification, avortement, sans parler de cette scène qui est certainement la plus emblématique de ce point de vue dans la saison 2. En seulement 9 épisodes, Puberty Blues parvient à brosser divers portraits de façon assez intriguante. On a envie d’en voir plus à chaque nouvel épisode, surtout que tous les personnages ont quelque chose à nous raconter et c’est tout ce que l’on pouvait attendre de la part de la série. Ni plus, ni moins. Peu importe, maintenant j’ai hâte de voir une saison 3 si jamais Ten voulait bien se donner la peine de la renouveler.

Note : 7.5/10. En bref, un vrai nougat.

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