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Critiques Séries : The Honourable Woman. Saison 1. Episodes 6, 7 et 8.

1 Septembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Honourable Woman

Critiques Séries : The Honourable Woman. Saison 1. Episodes 6, 7 et 8.

The Honourable Woman // Saison 1. Episodes 6, 7 et 8. The Mother Line / The Hollow Wall / The Paring Knife.
SERIES FINALE


Je pense que le problème que j’ai eu avec The Honourable Woman c’est que j’attendais une série mais que j’en ai eu une totalement différente. Je n’ai pas su me défaire de la tête le fait que j’attendais une série géopolitique ultra-travaillée et donc quelque chose qui ne se rapportait pas tout le temps aux émotions de chacun. Pourtant, les émotions de chacun vont être très importantes et je m’en suis rendu malheureusement compte un peu trop tard, dans l’avant dernier épisode de la saison où Nessa a réussi à me bouleverser. Je ne sais pas si c’est la fatigue ou bien si c’est réellement ce qui se passe avec ce personnage mais en enchaînant les épisodes comme des dominos s’écroulent j’ai su trouver un vrai intérêt dans la mini-série de Hugo Blick. Depuis le début de la saison je bataille pour comprendre ce que The Honourable Woman veut réellement nous raconter et pourquoi elle ne le fait pas de façon beaucoup plus claire et ordonnée. Mais je sais aussi que les trois premières saisons n’étaient pas forcément ce qu’il y a de plus efficace non plus. On a parfois eu l’impression que justement, The Honourable Woman préférait cacher la misère de son scénario dans une mise en scène léchée et de longues et belles scènes avec une Maggie Gyllenhaal que je ne reconnais vraiment plus du tout.

Mais au fond, la série de Hugo Blick va beaucoup plus loin que le thriller que l’on nous avait plus ou moins suggéré au premier abord. C’est une série beaucoup plus intime sur le sacrifice personnel que va faire Nessa. Cette dernière est vraiment une femme merveilleuse et le portrait que tente d’en brosser la série est surtout efficace dans les trois derniers (voire deux derniers) épisodes de la série. J’aurais aimé être subjugué dès le premier épisode mais cela n’a pas fonctionné. Ce n’était donc pas du tout un thriller. Pourtant, The Honourable Woman nous a offert quelques passages obligés du thriller avec des morts, des intrigues mystérieuses et tout ce qui s’en suit. Mais non, ce n’était pas du tout ça le sujet principal de cette série. C’est bien différent encore, beaucoup plus pervers presque. Nessa va survivre à la bombe à Hebron, se retrouver captive des palestiniens, etc. Elle va vivre pas mal de choses intenses mine de rien mais à chaque fois c’est une belle expérience. Jusqu’aux dernières minutes, voire secondes, de l’épisode les choses évoluent dans une belle direction. En tout cas, c’était beau. Très beau. J’ai été ému, je n’ai pu m’empêcher de retenir mes larmes et c’est peut-être justement au moment où j’ai enfin compris ce que voulait être The Honourable Woman.

La prise de conscience change presque toute ma perception de The Honourable Woman (même si au fond il y a des tas de choses qui ne changent pas). Le dernier épisode est certainement l’un des plus surprenant de l’épisode. Il n’y a pas énormément de dialogues, peu de scènes, mais de grands moments, longs comme on les aime mais travaillés. On sent que Hugo Blick n’a pas voulu achever le tout de façon décevante. Cela aurait été dommage de faire de The Honourable Woman une série complexe. Car au début elle se voulait justement complexe dans toutes ses diverses sous intrigues, ses ramifications étranges et tout l’aspect thriller et contre-espionnage qui finalement manquait peut-être d’un petit coup de fouet. Ce qu’il fallait à cette série c’était l’une des choses les plus simples : des émotions. Elle n’avait pas vraiment su en créer, créant à l’inverse un fossé entre le téléspectateur et la min-série. L’occasion de ces deniers épisodes était d’écarter les intrigues à problème afin de se concentrer sur ce qui fait la force de la série et pour le coup, on a tout ce dont on pouvait rêver. Après avoir voulu faire une série lente, pesant chaque mot, Hugo Blick en fait encore un peu plus.

Il choisi de se concentrer sur ce qui fait la force de The Honourable Woman. A la fois son personnage féminin fort qu’est Nessa Stein mais aussi d’autres personnages comme Atika, arrêtée pour avoir conspiré l’assassinat du frère de Nessa, Ephra avant de passer un deal avec le MI6 afin d’aller en Palestine récupérer Nessa en vie. Cet épisode est découpé en quatre grandes scènes. Des scènes surprenantes mais qui offrent justement un peu plus de perspective à la série. L’une des scènes les plus intenses de la saison et accessoirement de la fin de la série c’est cette discussion entre Nessa et Atika dans le dernier épisode. Certainement le plus beau moment de la série car il y a quelque chose à la fois de beau et de cruel là dedans. Finalement, avec ces trois derniers épisodes j’en viendrais presque à avoir envie de revoir le début mais pourtant je sais que le début n’était pas très bon. Mais je vais surtout retenir le portait de femme, un portait sincère et touchant qui gagne en émotions au fil des épisodes.

Note : 5.5/10, 7/10 et 8.5/10. En bref, une fin toute en finesse et en émotions.

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