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Critique Ciné : Geronimo, éducatrice spécialisée

19 Octobre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Geronimo, éducatrice spécialisée

Geronimo // De Tony Gatlif. Avec Céline Sallette et Rachid Yous.


Présenté au séance spéciale lors du Festival de Cannes 2014, Geronimo est une bonne et belle surprise, un mélange scintillant de musique sur fond de récit de quartier. C’est un film inspiré de la vie de Tony Gatlif qui, lors de son arrivée en France dans les années 60 a fait un crochet par une maison de correction et a pu rencontrer des éducateurs. C’est pourquoi le personnage de Geronimo est un personnage qui respire le vécu et la sincérité. Dans le récit c’est même le personnage le plus crédible et celui qui a la plus belle histoire. Tony Gatlif, déjà metteur en scène de l’excellent Liberté (2008) revient ici avec un film qui veut nous parler avec coeur des quartiers difficiles et de ces adolescents perdus dans un monde d’adulte qu’ils ne devraient tout simplement pas côtoyer afin de grandir dans le bon sens. L’idée originale du metteur en scène c’est d’utiliser la musique et la danse afin de créer des faces à faces et des affrontements originaux et brillants. Car l’idée fonctionne à chaque fois (bien que ma préférée reste la plus grande scène musicale du film). La danse est donc certainement l’élément le plus important de ce film, que ce la soit du break ou bien du flamenco, tout se danse et surtout dans le but de provoquer ou défier son adversaire.

Sud de la France.
Dans la chaleur du mois d'août, Geronimo, une jeune éducatrice veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre.
Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d'origine turque s'échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan.
Leur fuite met le feu aux poudres aux deux clans. Lorsque l'affrontement éclate en joutes et battles musicales, Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier.

Ce qu’il y a de bien avec le cinéma de Tony Gatlif dans le cadre de Geronimo c’est qu’il se permet des libertés que beaucoup de cinéastes françaises ne prennent pas. Il utilise son espace de façon à créer des ambiances bien particulières et de mettre en scène des choses étincelantes. Car c’est ça qui fait le succès de ce film en plus d’un casting presque amateur savamment sélectionné. Car amateur ne veut pas dire mauvais et c’est ce dont on se rend rapidement compte avec cette bande d’adolescents plus drôles les uns que les autres. Céline Sallette, celle à qui l’on doit la performance de Geronimo est tout simplement une petite perle. Je ne m’y attendais pas forcément mais là aussi c’est une belle et bonne révélation. On se rend bien vite compte du fait que Geronimo n’est pas forcément là que pour nous parler d’une histoire de guerre des cultures nées de la fuite d’une jeune femme avec un homme qu’elle n’aurait jamais dû voir de sa vie. C’est cocasse au premier abord mais le sujet est traité de façon assez profonde malgré tout. Notamment car l’on ressent le problème du mariage forcé, de ce que cela implique réellement surtout quand on aime quelqu’un d’autre.

Je pense donc que Geronimo est bien plus qu’une simple histoire ou bien des effets de style plutôt réussis. C’est aussi un film engagé qui a la rage, qui veut nous dire les choses mais pas en prenant des gants. Bien au contraire, il veut nous montrer l’âpreté de ce monde, sa pauvreté aussi, simplement grâce à une énergie communicative. Car si ces communautés n’ont pas forcément eu la chance que tente de leur offrir Geronimo, ils ont malgré tout quelque chose qui les unie, même dans la peur et dans la rage. Certains moments sont peut-être un peu médiocres, lassant place à une légère lassitude mais globalement, c’est une vraie petite pépite qui résonne encore et encore en nous, même une fois le film terminé. Car c’est comme ça que ce film est, si étrange qu’il en devient réellement passionnant. Au premier abord, je dois avouer que j’avais peur de voir un film ennuyeux ou qui tourne en rond mais c’est tout le contraire. La scène d’ouverture en elle-même est déjà suffisamment originale pour nous indiquer que le film que l’on va voir ne veut pas nous mettre dans une case et la laisser statique.

Note : 7/10. En bref, un joli petit film original, engagé avec au centre une Céline Sallette, révélation du film.

Commenter cet article

moi59 21/10/2014 11:44

un mariage forcé bin voyons a croire que certaines personnes n' ont pas le droit dans les films français d' être comme tout le monde

faut forcement parler d' eux dans des mariages forcés de l' integrisme du gangsterisme ou l inverse en avocat médecin comme dans des bouses comme il reste du jambon ou qu' est ce qu' on a fait au bon dieu

le juste milieu , le personnage lambda dans ce cinema moisi n' existe pas pour certaines communautés

dans la famille grosse bouse bien cliché a venir " bande de fille " de sciamma ça devrait plaire

delromainzika 25/10/2014 13:07

Bah les Pusher c'est différent.

moi59 24/10/2014 08:40

Un type qui dit 3 mot et tape surt out ce qui bouge ppur defendre une jolie blonde . je prefere mater roadhouse ou un steven seagal a l ' ancienne lol

On est loin des pusher du meme real.

delromainzika 23/10/2014 23:18

Moi j'ai aimé le scénario de Drive :)

moi59 23/10/2014 22:45

Que ca soit pour les serie ou les films je veux d' abord un bon scenario .

Drive par exemple j' ai deteste super mise en scene zero scenario

delromainzika 23/10/2014 22:29

J'ai déjà beaucoup aimé les 2 précédents films de Sciamma. D'ailleurs, en parlant d'elle, côté mise en scène c'est sublime. Je veux bien que tu ne sois pas d'accord sur le scénario mais la mise en scène (et accessoirement le casting) tout ça est très réussi