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Critique Ciné : White Bird, la femme disparue

19 Octobre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : White Bird, la femme disparue

White Bird // De Gregg Araki. Avec Shailene Woodley, Eva Green et Christopher Meloni.


Cette année c’est clairement l’année d’Eva Green. Cette dernière incarne toujours des rôles qui sont pétillants et terriblement jouissifs. Elle nous offre ici une prestation de milles feux, jusqu’à la dernière scène du film qui reste gravée en moi puisque j’ai eu exactement la même réaction que le personnage. Avant d’être un film, White Bird est un roman de Laura Kasischke (que le cinéma aime bien puisque ses romans La vie devant ses yeux et Suspicious river avaient déjà été adaptés). Gregg Araki (Kaboom, Smiley Face) revient donc avec un film peut-être plus réussi que son précédent. Il y a énormément de thèmes que l’on retrouve encore et encore et notamment à la fin du film mais ce n’est pas que ça, c’est la façon dont il nous emmène vers la fin. Il n’y a pas un seul moment où j’ai soupçonné cette fin. Certes, il y a des choses que j’avais déjà compris au début de l’histoire mais certaines autres étaient bien plus confuses que l’on ne pourrait le croire. Eva Green se retrouver donc au milieu de tout ça, brillante comme tout. L’autre femme du film c’est Shailene Woodley (Divergente, Nos étoiles contraires) qui a l’air d’être devenue la nouvelle Jennifer Lawrence.

Kat Connors a 17 ans lorsque sa mère disparaît sans laisser de trace. Alors qu’elle découvre au même moment sa sexualité,  Kat semble  à peine troublée par cette absence et ne paraît pas en vouloir à son père, un homme effacé. Mais peu à peu, ses nuits peuplées de rêves vont l’affecter profondément et l’amener à s’interroger sur elle-même et sur les raisons véritables de la disparition de sa mère…

Si je n’ai rien contre Shailene Woodley, j’ai tout de même l’impression qu’elle joue toujours de la même façon et c’est perturbant. Mais cela colle aussi assez bien au personnage d’adolescente légèrement paumée qu’elle incarne. Une jeune fille qui est en pleine découverte de la vie, de ses sens, du sexe, etc. Tout cela est empaqueté dans un film qui sait se servir du personnage. Gregg Araki est donc ici dans son propre style, sans trop en faire sur les bords non plus. En effet, il en fait bien moins dans White Bird que dans Kaboom ce qui est appréciable puisque je sais que c’était parfois aussi légèrement dérangeant. White Bird est aussi très lisible, passionnant de bout en bout grâce aux rebondissements de cette petite chronique de vie. On a toujours envie de savoir ce qui s’est passé, pourquoi la mère de Kat a disparu du jour au lendemain sans laisser de traces. Puis petit à petit le puzzle se complète; on comprend des tas de choses en cours de route jusqu’à ce que la fin vienne finalement nous dire que tout ce que l’on a vu ne nous a pas du tout emmené sur cette piste (alors qu’il y avait largement le potentiel pour ce faire).

Ensuite il y a Christopher Meloni (SVU, Surviving Jack) qui est très bon dans le rôle du père un peu paumé sur les bords. Ce que l’on va découvrir petit à petit chez lui c’est quel genre de père et de mari il est, etc. C’est appréciable là aussi. Mais plus je regarde de près ce film et plus je me rends compte que j’aurais dû voir le tout venir à des kilomètres. Mais bon, le mélange de drame et de thriller de ce film fonctionne assez bien. Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il y ait autant de thriller dans White Bird mais justement, c’est une bonne surprise étant donné que cela permet aussi de contrebalancer le poids dramatique de certains moments. Le film ne se veut cependant jamais larmoyant. Je n’ai pas le souvenir d’avoir réellement été touché par ce que le film nous raconte. Est-ce une erreur ? J’en ai bien peur étant donné que dans l’histoire en elle-même, il y avait largement de quoi faire. Du coup, même s’il n’y a pas de pathos (ce qui est bon), j’aurais tout de même aimé être touché par ce que le film nous raconte. Enfin, mention spéciale à Shiloh Fernandez (Evil Dead, Skateland) qui pourrait bien être la révélation de ce film si l’on ne compte pas les talents déjà connus et en tête d’affiche.

Note : 7.5/10. En bref, un film mélangeant drame et thriller avec efficacité, sans temps morts.

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T. 22/10/2014 21:48

Le livre est pas mal, mais contrairement au film il n'y a pas de fin. Donc je ne sais pas si c'est l'invention d'Arakki, mais cette fin je ne me l'étais pas du tout imagine ! Au contraire, je pensais que c'était Ève la femme avec un amant !!! En tout cas, c'est beaucoup plus plaisant et jouissif !
J'apprécie même plus le film que le livre. Belles performances d'Eva Green et Shailene. Et mention spéciale à Christopher Meloni qui est vraiment excellent dans ce rôle de père complètement inutile mais très complexe en profondeur

delromainzika 23/10/2014 21:08

Le rire d'Eva Green est brillant. J'ai moi même aussi pris un fou rire en même temps qu'elle. Cette fin est énorme