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Critiques Séries : Ainsi Soient-Ils. Saison 2. Episodes 5 et 6.

18 Octobre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Ainsi Soient Ils

Critiques Séries : Ainsi Soient-Ils. Saison 2. Episodes 5 et 6.

Ainsi Soient-Ils // Saison 2. Episodes 5 et 6. Cinq / Six.


Ce qu’il y a de bien avec Ainsi Soient-Ils c’est qu’elle nous plonge dans un univers à la fois si sombre et si lumineux. Il y a les deux côtés de la foi, la partie la plus joyeuse, et celle qui est bien plus sombre. Car derrière la foi de chacun se cache aussi quelque chose dans Ainsi Soient-Ils. L’épisode 5 m’avait été annoncé comme le meilleur épisode de la saison 2 jusqu’à présent et c’est bel et bien le cas (jusqu’à ce que l’épisode 6 apparaisse). Dans cet épisode il se passe énormément de choses et notamment du Vatican qui parle de gros sous et de patrimoine alors que les Capucins pourraient être en danger, tout simplement. Le père Valéry va accompagner monseigneur Poileaux à Rome pour tenter de défendre son projet controversé. Et c’est réellement un projet controversé. La façon dont le Vatican joue un rôle dans Ainsi Soient-Ils est parfois un peu distant. Disons que ce n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant dans la série. Cet épisode cherche donc à parler de l’Eglise de France et le fait qu’elle pourrait bien être en faillite à cause du manque de donation et de croyants dans les églises. On peut comprendre que la religion ait énormément de mal à subsister dans un environnement économique qui leur est hostile.

Et je trouve que c’est une bonne chose que Ainsi Soient-Ils en parle. La série ne cherche pas à parler de la religion en prenant le dos de la cuillère. Bien au contraire. Tout est fait pour que l’on ressente les choses de cette façon, que la série ne veut pas prendre les chemins les plus simples. L’un des moments les plus troublants de ces deux épisodes, c’est certainement le discours de fin de l’épisode 6. Il m’a presque ému. Je dis bien presque car c’était à la fois un sentiment étrange et une scène qui donne aussi l’impression que les deux derniers épisodes de la saison ne vont pas forcément être une partie de plaisir pour les personnages de la série. Pour en revenir à l’épisode 2.05, Raphael découvre la nature exacte du projet controversé et malheureusement il doit se taire et se retrouve dans une situation assez délicate. Le fait qu’il ne puisse parler de ce qu’il sait, alors que c’est aussi leur avenir qui est en jeu reste intriguant. Tout au long de l’épisode, le monde des Capucins sait très bien comment mettre en scène les séminaristes. Précédemment on a pu questionner la foi de José (qui remet en cause sa légitimité chez les séminaristes après que l’on ait semé le doute dans sa fo).

J’ai besoin d’en voir plus pour ce qui est de toutes ces petites manigances qui n’aident pas forcément le bon déroulement de la vie de chacun des personnages de la série. C’est l’occasion de mettre aussi en scène un peu plus de la formation de ces séminaristes, de leur engagement et de la façon dont ils vont petit à petit accéder à la place de prêtre. Ils préparent donc un concours d’homélie. Je dois vous avouez que je n’y connais rien à la religion et encore moins à la formation pour devenir prêtre mais cette remise en question constante de la foi de chacun est intéressante. On sent qu’au fond les futurs prêtres sont testés sur leur capacité à avoir foi en toutes circonstances. Même si quand parfois la vie nous donne l’impression qu’elle pourrait bien nous lâcher. C’est ce que va plus ou moins ressentir Guillaume qui va faire une rencontre qui va le déstabiliser. Son homosexualité a beau être un problème en soi, c’est aussi une façon d’approcher le fait qu’être croyant ne doit pas forcément nous obliger à être hétérosexuel, que l’homosexualité, que l’on ne choisit pas, a aussi sa place dans une Eglise car l’Eglise est sensée ne pas faire de discrimination. C’est ce que l’on nous inculque non ?

En tout cas, le désespoir de Guillaume est quelque chose que j’aime beaucoup et qui permet à Ainsi Soient-Ils d’aller dans d’autres recoins de ce qu’elle veut bien nous dire. Yann de son côté est préoccupé par la présence de Fabienne. C’est tout de même assez drôle de voir Yann à cette place alors que c’est certainement le garçon le plus fidèle, celui que l’on ne peut pas remettre vraiment en cause même si au fond on a déjà questionné le pourquoi il a rejoint les séminaristes (dans l’épisode 2 si mes souvenirs sont bons). C’en suit un épisode sur Guillaume. Les soupçons d’Abel sur son homosexualité se font de plus en plus forts et il songe donc à quitter le séminaire. Mais il va surtout se rendre compte, après avoir goûté au péché originel, que sa foi est finalement plus forte que jamais. Tout cela a cause d’une apparition lumineuse dans une pièce. Au fond pour moi c’est légèrement ridicule mais la façon dont c’est mis en scène, etc. rend le tout particulièrement jouissif, comme je ne m’y attendais pas du tout. Yann de son côté est déçu de la proposition du père Sanchez d’écarter les collégiens de Saint-Stanislas du concert aux Bernardins que le père Abel, dont le masque tombe enfin, ne le soutient pas.

Il fallait bien s’attendre à ce qu’il y ait des rebondissements. Cet épisode gère à sa manière les émotions et le tout est fait de façon brillante. Notamment quand au discours de fin de l’épisode ou encore du point de vue de Guillaume et de la façon dont il va petit à petit retrouver confiance en lui et en sa foi. Finalement, Ainsi Soient-Ils trouve encore le moins de nous surprendre dans deux épisodes brillamment interprétés.

Note : 8/10 et 9/10. En bref, deux brillants épisodes.

Critiques Séries : Ainsi Soient-Ils. Saison 2. Episodes 5 et 6.

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