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Critiques Séries : Doctor Who (2005). Saison 8. Episode 7.

6 Octobre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Doctor Who

Critiques Séries : Doctor Who (2005). Saison 8. Episode 7.

Doctor Who (2005) // Saison 8. Episode 7. Kill the Moon.


Doctor Who a pu faire de belles choses cette année avec Steven Moffat mais la question était de savoir ce que la suite allait bien pouvoir nous délivrer, notamment car j’avais légèrement peur que « Kill the Moon » ne soit pas forcément à la hauteur de mes attentes. Peter Harness (Jackson Brodie détective privé, Les enquêtes de l’inspecteur Wallander) a écrit ici son tout premier épisode de la série, l’enjeu était donc de taille. On ne pouvait pas savoir à quoi s’attendre mais en plus de ça, la base même de l’histoire me faisait légèrement peur. J’avais peur que cela ne soit pas suffisamment ambitieux, peut-être encore trop déconnecté de ce que la saison pourrait avoir envie d’être. Mais globalement, « Kill the Moon » est finalement un très bon épisode de la série. On y retrouve tous les attraits possibles et imaginables de la série et même légèrement plus encore. Ce qui fonctionne avant tout dans cet épisode c’est l’aspect émotionnel qu’il tente d’apporter à l’histoire. On a donc quelque chose d’assez magnifique qui se construit au fil de l’épisode. A la fois du point de vue du Doctor mais également de sa relation avec Clara. Cette dernière s’est dessinée pour le moment comme la vraie héroïne de la saison, comme si le nouveau Doctor incarné par Peter Capaldi n’était pas quelqu’un d’important.

Ce que je remarque c’est que Peter Capaldi est quelqu’un de très bon pour les émotions et qu’ainsi, on se retrouve donc avec quelque chose d’assez merveilleux de ce point de vue là avec le personnage. Je ne m’attendais pas nécessairement non plus à ce que cela soit un épisode avec une approche aussi touchante. Au fond, je m’attendais à une aventure sur la Lune comme Doctor Who sait en délivrer, ni plus ni moins. La surprise vient donc des personnages, à la fois de Twelve et de Clara. Au fil des épisodes, on découvre peut-être un peu mieux où est-ce que la saison veut réellement en venir. J’ai beaucoup aimé Clara dans cet épisode, notamment dans sa confrontation avec Twelve à la fin de l’épisode, comme une façon de mettre un terme à leur relation (même si l’on sait pertinemment que cela va très rapidement évoluer). Il y a des enjeux qui se dessinent donc autour de Clara, de sa relation avec Danny (ce dernier ayant quitté l’armée, les choses vont donc pouvoir devenir plus intéressantes) et avec Twelve. Ensuite, nous avons toute l’histoire autour de Twelve, de sa mémoire, etc. Au fil de l’épisode ce n’est pas ce qui retient vraiment notre attention.

Disons que ce qui nous intéresse bien plus c’est tout ce qui touche à ses émotions. C’est quelqu’un de beaucoup plus touchant que Eleven et c’est une très bonne idée. Notamment car cela change du côté assez comique et fun que Matt Smith avait amené dans Doctor Who. C’est donc une interprétation très différente du personnage qui est loin d’être mauvaise. Il y a des scènes qui ne trompent donc pas autour du personnage. Je pense par exemple à ce monologue autour de l’oeuf lunaire. Forcément qu’un twist allait tout changer. La première partie de l’épisode est d’ailleurs tout aussi intéressante que la seconde mais pour des raisons totalement différentes. La première est un petit épisode d’horreur avec son lot de moments assez cocasses (notamment notre personnage de 15 ans, toujours là avec la bonne petite réplique qui fait mouche) et une seconde plus centré sur les émotions du Doctor, de Clara et de ce que la série peut produire. Surtout qu’il y a quelque chose qui casse plus ou moins le rythme et change totalement l’épisode c’est ce fameux moment où Twelve décide purement et simplement de partir, laissant ainsi tout le monde sans repère (ou presque).

J’ai beaucoup aimé le fait que le Doctor choisisse de défendre la créature de la Lune, créant donc quelque chose de totalement différent alors que généralement nous sommes dans une relation contraire où le Doctor doit éliminer une menace. Il cherche donc à démontrer que les choses doivent être faites différemment, pourquoi pas après tout, surtout que le résultat est clairement au rendez-vous. Cet épisode est d’ailleurs au fond bien plus sombre que ce que l’on a l’habitude de voir. Je pourrais presque faire le rapprochement avec l’excellent « Listen » qui reste pour le moment mon épisode préféré de la saison. C’est un épisode qui cherche aussi à brouiller quelque chose un peu dans la mécanique de la série, dans la philosophie même du Doctor, etc. Il y a donc bien plus dans cet épisode que l’on ne pourrait le penser au premier abord. Mais une fois que l’on s’est laissé le temps de la réflexion, on y voit un épisode assez magique. Je crois donc que c’est la seconde fois après « Listen » que Doctor Who parvient à nous offrir quelque chose de presque totalement différent de ce que l’on peut avoir l’habitude de voir et que cela fonctionne brillamment. Les deux épisodes précédents étaient bons eux aussi dans des registres légèrement différents. Ici on retrouve donc quelque chose de merveilleux, comme il se doit.

Note : 9.5/10. En bref, après réflexion, voici un brillant épisode de Doctor Who.

Critiques Séries : Doctor Who (2005). Saison 8. Episode 7.

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4evaheroesf 06/10/2014 20:31

Point positif :
- Ça se laissait regarder.

Points négatifs :
- Courtney.
- Le discours final de Capaldi mal joué.
- Un dilemme moral trop prévisible pour une fin trop prévisible.

Bilan : Un épisode vu et oublié, mais c'était mieux que Water of Mars.
9/20