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Critiques Séries : Gotham. Saison 1. Episode 9. Harvey Dent.

19 Novembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Gotham

Critiques Séries : Gotham. Saison 1. Episode 9. Harvey Dent.

Gotham // Saison 1. Episode 9. Harvey Dent.


Harvey Dent, le futur Pile ou Face de l’univers de Batman, est un personnage que j’aime beaucoup. En tout cas dans l’univers dépeint par Christopher Nolan dans sa trilogie. Mais je me demande si au fond Harvey Dent est la partie la plus intéressante de cet épisode. En effet, ce qui permet à cet épisode d’être réellement bon ce n’est pas forcément le personnage de Dent mais plutôt tout ce qui entoure l’épisode et tente de lui donner l’impression que tout le monde a son intérêt. Nicholas D’Agosto (Masters of Sex) reprend donc les chaussures de Dent avec un certain aplomb. J’aime bien sa façon d’incarner ce personnage même si l’on sent que Gotham en fait beaucoup sur certaines choses et notamment son obsession pour le fameux « pile ou face ». Ce n’était pas aussi présent dans la saga de Nolan et je pense que c’est en faire beaucoup trop autour de sa future personnalité avant de nous présenter sa personnalité actuelle et présente. Car le charisme de Dent est quelque chose d’important alors que c’est sensé être un homme qui veut nettoyer Gotham de ses criminels. Au fond c’est en grande partie pour ça que c’était un allié important de Batman ou encore de Gordon.

Cet épisode fonctionne un peu comme celui centré sur Selina Kyle, on ne veut pas trop nous en dire sur le personnage dont l’épisode porte le nom, probablement pour nous introduire plusieurs choses par la suite quand les grandes intrigues seront terminées. Car pour le moment, Gotham se concentre surtout sur d’autres personnages comme par exemple celui du Pengouin, de Fish Mooney et Bruce Wayne. Bien évidemment, le Pengouin continue d’être quelqu’un de cocasse et aussi d’assez efficace. J’aime bien l’évolution que tente de prendre la série avec ce personnage tout en poursuivant son intrigue. Car le but est aussi de le transformer en un méchant bien plus grand je suppose. C’est en tout cas l’image que laisse à penser cet épisode et cela me va très bien. Surtout que les manipulations et les jeux de chacun prouvent une fois de plus que les scénaristes ont plus d’un tour dans leur sac et que l’on n’est pas prêt d’en voir le bout. Car oui, tout est fait pour que l’on prenne littéralement notre pied et cela me va tout simplement très bien. Car c’est tout ce que j’ai envie de voir dans cette série. C’est une série qui reste malgré certaines de ses défauts rusée.

Du coup, Oswald et Fish sont deux personnages parfaits qui parviennent à chaque épisode à donner le ton. Ils sont là, évoluent et puis l’on n’a rien à redire car tout ce qui se déroule autour d’eux brille, tout simplement. Ce qui change aussi de ce que je pouvais penser de Fish au départ dans le premier épisode où elle n’était pas à la hauteur à mon sens. Puis petit à petit elle s’est fait une vraie place dans l’univers. Par ailleurs, le cas de la semaine est celui d’un poseur de bombes qui est pris en otage par un gang russe. Cette affaire de la semaine était assez amusante et réussie. Je sais bien que les cas de la semaine c’est souvent rasoir et parfois même ennuyeux. Sauf que Gotham a trouvé une façon de faire qui me plaît depuis le début. Elle cherche à nous offrir des cas suffisamment originaux pour donner de l’élan au reste de la série (et donc ses personnages et ses intrigues). Cela n’a pas toujours payé mais globalement l’évolution drastique de ces derniers temps prouve que j’ai raison. Surtout que cela permet à Gordon de flirter avec la réussite une fois de plus. Par ailleurs, car ce n’est pas terminé, Gordon doit trouver un moyen de protéger Selina.

C’est là que Gordon commence à devenir quelqu’un de différent qui utilise ses ressources une fois de plus pour faire le bien et protéger ceux qui méritent de l’être. Enfin, bien que le mérite ne se mesure pas vraiment pour Gordon (il préfère l’innocente et la culpabilité comme seul juge), cela permet de prouver que le personnage cherche constamment à faire le bien en réussissant à protéger les personnages du mal qui ronge Gotham, la corruption. Même le système est corrompu, c’est pourquoi il ne peut pas la protéger comme le système le voudrait. Enfin, le fils Wayne continue d’être là aussi suffisamment présent pour nous permettre de comprendre qu’il se prépare. La séquence à la piscine m’a beaucoup marqué car elle est la preuve d’un véritable changement. Bruce est déjà en train de devenir Batman sans même s’en rendre compte. Finalement, Gotham prouve avec cet épisode qu’elle peut faire de très belles choses et choisie à merveille ses personnages, ses dialogues et ses intrigues. C’est probablement même l’un des meilleurs épisodes de la saison.

Note : 9/10. En bref, un épisode savamment réussi, dosant tout ce qu’il touche à merveille.

Critiques Séries : Gotham. Saison 1. Episode 9. Harvey Dent.

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