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Critiques Séries : Transparent. Saison 1. BILAN.

8 Novembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Transparent

Critiques Séries : Transparent. Saison 1. BILAN.

Transparent // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais dire à quel point je suis heureux de savoir qu’il y aura une saison 2 de Transparent. Amazon a donné son feu vert à ce qui est certainement l’une des plus belles séries de l’année. Mince, j’ai déjà dit ce que je pensais de la série. Enfin, pas totalement. Tout débutait avec un premier épisode assez bon mais pas forcément aussi brillant que j’aurais peut-être apprécié. Puis dès « The Letting Go », le second épisode de la première saison les choses ont changé. Disons qu’il y a quelque chose qui m’a énormément plu avec Transparent c’est le fait qu’en revoyant le pilote (avant d’enchaîner les épisodes suivants presque les uns après les autres), je me suis rendu compte que je l’ai beaucoup plus apprécié une seconde fois. Quand je me suis rendu compte de ça, je me suis demandé si mon avis n’avait pas changé à cause de tous les avis dithyrambiques que j’ai pu lire à droite et à gauche sur le compte de cette série. Puis, en voulant le rassurer avec le second épisode, j’ai vu une série différente, légère mais qui est surtout si bien ancrée dans la réalité que l’on a l’impression que ce que l’on voit à l’écran est tout simplement vrai, comme une sorte de documentaire.

L’une des forces de Transparent c’est sa créatrice. Le père de cette dernière est transexuel ce qui l’a aidé à créer ce rôle qu’incarne Jeffrey Tambor avec tellement d’humilité. Ce serait en tout cas étrange et surtout très bête de la part des futurs Emmy Awards de ne pas lui offrir de nomination. Il en mérite une amplement (et même une récompense, ce qui changerait de toutes celles que l’on donne aux acteurs de Modern Family). Pour en revenir à Transparent, la série est merveilleuse justement grâce au fait que la créatrice connaît déjà le regard de la fille de Maura puisqu’au fond elle parle plus ou moins d’elle ici (même si je suis certain qu’elle n’était pas aussi profiteuse de son père que le personnage de fille dans Transparent). Peu importe, la série joue justement avec ça tout en gardant cette ambiance presque désuète. Le retour en 1994 est une brillante idée, jouant donc la carte de la nostalgie avec brio. Je connais les années 90, ce sont les premières années qui m’ont bercé et ce sont des années qui veulent donc dire beaucoup de choses pour moi. La reconstruction des années 90 est brillante grâce au charme voluptueux de la mise en scène. On sent donc le spleen traverser les épisodes.

Et tout cela jusqu’à la fin du dixième. La fin du dernier épisode de la saison est d’ailleurs presque étrange tant elle ne conclue pas vraiment grand chose. La famille Pfefferman est donc une famille avec tout un tas de problèmes que l’on va découvrir au fil des épisodes et la révélation de Maura fait office de goûte d’eau qui va faire déborder le vase. Tout le monde dans la famille va aussi commencer à se révolter, à dire ce qu’il pensait tout bas auparavant maintenant tout haut et c’est tout simplement brillant. Surtout que le charme de cette série tient en grande partie grâce au talent de son casting, Jeffrey Tambor le premier. Ce dernier est un acteur que j’ai déjà pu admirer dans d’excellentes séries comme Arrested Development dans laquelle il incarnait le rôle de George Bluth. D’ailleurs, Netflix n’exclut pas le retour de la série pour une saison 5, ce qui me met déjà en joie. Pour en revenir à Transparent, la série joue justement du talent de cet acteur en lui offrant des espaces qui semblent être improvisé. C’est d’ailleurs quelque chose d’assez étonnant car l’on ne sait pas vraiment si c’est improvisé ou non, on nous laisse plus ou moins le deviner. Et j’aime bien les énigmes de ce genre là puisque l’improvisation est forcément un magnifique moteur pour une série.

Surtout une série comme Transparent dont le but est de laisser transparaître le plus de réalisme possible et donc de nous offrir un spectacle vivant. Le spectacle est vivant mais même au delà de ça, c’est quelque chose de nouveau pour moi dans le monde des séries. Je n’ai pas l’impression d’avoir déjà vu une série similaire. En somme, Transparent est un véritable OVNI ? Oui. C’est une série qui se déguste (et même si je n’ai pas réussi à le faire je vous invite à le faire car une fois terminée, il est difficile de ne pas ressentir le manque). La mise en scène, le jeu des acteurs mais aussi la musique joue un rôle essentiel. La musique du générique par exemple (et le générique en lui-même d’ailleurs, qui sont de très jolis exemples) ou encore la musique de fin des épisodes. Toutes ces petites choses font que tout d’un coup la série explose et devient beaucoup plus fascinante que l’on ne pourrait le penser. Il est difficile de mettre des mots sur les sentiments que l’on ressent quand on voit à chaque fois Jeffrey Tambor dans cette série. La transpiration est tout de même sensationnelle. C’est aussi la preuve que cet acteur est tout simplement brillant et encore une fois, ne pas le récompenser pour une telle prestation serait une ignominie.

En parallèle, les autres intrigues de la saison sont toutes aussi bonnes. J’ai notamment beaucoup aimé celle de Josh. Au premier abord je ne savais pas trop comment cerner ce personnage et petit à petit, jusqu’à la fin, on découvre finalement que Transparent est bien différente. Beaucoup plus fascinante que l’on aurait pu le croire, même au travers de ses personnages secondaires. L’une des révélations secondaires (même si ce n’en est pas vraiment une) c’est à mon sens l’excellente Gaby Hoffmann (Girls) qui, sous les traits de la fille de Maura, parvient à délivrer des confrontations touchantes et cinglantes (notamment celle de l’argent dans le dernier épisode de la saison). On pourrait signaler la présence de Judith Light (Ugly Betty, Dallas), époustouflante sous les traits de Shelly ou encore Carrie Brownstein (Portlandia) qui, sous les traits de Syd s’en sort royalement bien. Mais je n’oublie surtout pas Marcy incarné par un Bradley Whitford (Trophy Wife) plus méconnaissable que jamais sous son côté Madame Doubtfire. Transparent est la preuve que la télévision américaine n’est pas bête ou en tout cas que le monde des séries est plein de belles et bonnes surprises cette année.

Note : 8/10. En bref, une magnifique série, touchante, cinglante et même parfois amusante.

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Jean-Rachid 21/05/2015 07:39

https://youtu.be/_-Nb6JogMWY
Fri-ssons.

delromainzika 21/05/2015 11:42

Oui, c'est excellent :)