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Critique Ciné : Les Opportunistes, magouille et compagnie

5 Décembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Les Opportunistes, magouille et compagnie

Les Opportunistes // De Paolo Virzi. Avec Valeria Bruni Tedeschi, Fabrizio Bentivoglio et Valeria Golino.


« En pariant sur la faillite de ce pays, vous avez tout gagné »
Le but de l’histoire ici est de nous raconter la même chose sous trois angles différents. C’est un peu comme Ange d’Attaques mais avec deux familles et un accident au milieu de tout ça. Car cet accident va forcément changer la vie de tout le monde. Le découpage du film, en trois angles différents, est tout de même un procédé intéressant mais cela ne fait pas de Les Opportunistes un excellent film. Le divertissement est assez plaisant dans son ensemble, laissant petit à petit installer son histoire, ses personnages, mais cela devient assez rapidement simpliste. Le twist fonctionne puisque l’on ne s’y attend pas (après tout, on s’attend à quoi ?) mais le plus important c’est le regard que porte Paoli Virzi sur l’Italie d’aujourd’hui (l’état économique en berne, le moral des résidents, etc.). Mais ce n’est pas un film qui a inventé quoi que ce soit, qui ne cherche même pas à nous offrir quelque chose de différent du point de vue. Tout part d’un accident de la route qui va forcément avoir de terribles conséquences sur tout un tas de personnages, des conséquences qui vont changer à un moment ou à un autre.

Près du Lac de Côme en Italie. Les familles de la richissime Carla Bernaschi et de Dino Ossola, agent immobilier au bord de la faillite, sont liées par une même obsession : l'argent. Un accident la veille de Noël va brutalement changer leurs destins.

C’est donc l’histoire d’une famille qui a fait sa richesse sur le dos de la faillite des pays. Si cela ne fonctionne pas toujours, c’est en tout cas quelque chose qui leur a permis de s’enrichir très rapidement. L’équilibre du scénario est là même si tout ce qui touche de près ou de loin au personnage de Valeria Bruni Tedeschi n’est pas ce que je préfère. En grande partie car je ne suis pas un grand fan de cette actrice. Elle est à mon humble avis un peu trop niaise et elle n’apporte donc pas de grandes qualités au film. C’est là que l’on est en droit de se demander pourquoi l’avoir invité. Par ailleurs, Les Opportunistes cherche avant tout à nous parler de la société italienne au travers de ces deux familles. Que cela soit une famille riche ou bien une famille de la classe moyenne qui trouve un moyen de peut-être vivre la « dolce vita » eux aussi quand une opportunité (d’où Les Opportunistes) se présente au père de famille : celle d’investir dans un fond d’investissement qui pourrait lui permettre de gagner de 40 à 50% d’intérêt sur sa mise. Paoli Virzi cherche donc uniquement à faire un portrait de notre société contemporaine (après tout nous ne sommes pas loin de l’Italie).

Quoi qu’il en soit, la mise en scène reste assez agréable, léchée et efficace. Le montage permet donc le procédé des trois portraits même si le portrait central n’est pas celui que je préfère. Le premier est probablement le plus intéressant, celui de cet homme, opportuniste de nature, qui va tenter de jouer lui aussi dans la cour des grands mais qui va perdre gros, malheureusement pour lui. Au final, on a donc une comédie dramatique sans grand effet qui parvient malgré tout à nous faire passer un agréable moment. Après tout, le but est avant tout de nous divertir et c’est ce que Les Opportunistes parvient à faire. On sent que Paoli Virzi veut que l’on comprenne son constat social, notamment en créant des obstacles aux personnages (en termes économiques surtout) mais ce n’est pas toujours brillant et c’est bien dommage car la mise en scène est justement plutôt efficace sans être ce qu’il y a de plus inspiré non plus. C’est un film qui ne rentrera donc pas dans les annales mais qui aura au moins le plaisir de vous évader un peu de la morosité ambiante en vous prouvant que vos problèmes, tout le monde peut plus ou moins les vivre.

Note : 5.5/10. En bref, un divertissement sympathique sans être brillant.

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