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Critiques Séries : New York, Unité Spéciale - Philadelphie

31 Décembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : SVU

Critiques Séries : New York, Unité Spéciale - Philadelphie

New York, Unité Spéciale // Saison 16. Episode 9. Pattern Seventeen.


Il est toujours des épisodes de SVU plus inspirés que d’autres. C’est certain et « Pattern Seventeen » en fait clairement partie. Ce qui fonctionne dans cet épisode c’est tout d’abord son sens du rythme. J’adore la façon dont l’histoire évolue tout au long de l’épisode ce qui permet clairement de passer un bon moment. Mais au delà de tout ça, SVU parvient surtout à nous raconter quelque chose de réellement intelligent. Surtout quand elle cherche à nous plonger dans le système policier et judiciaire américain à New York et la façon dont tout cela peut arriver. Quand un serial-violeur se met à attaquer des jeunes femmes attirantes chaque matin, alors Rollins trouve un lien entre toutes ces agressions et plusieurs affaires de viols sur lesquelles elle a travaillé quand elle était à Atlanta. Sauf qu’à cette époque, les kits de viol n’avaient jamais été testés et forcément, cela pose un problème par rapport à l’enquête. La façon dont cette dernière évolue m’a beaucoup plu car c’était très différent de ce que l’on avait habituellement la chance de voir dans la série. Cette année, les épisodes n’ont pas forcément tous été très inspirés mais je crois qu’avec celui-ci la série a trouve une façon de nous proposer encore quelque chose qu’elle n’avait pas forcément exploité auparavant.

C’est également une occasion en or pour mettre en avant d’autres aspects assez intéressants des personnages. Je pense par exemple à l’arrivée de tout un tas de guests comme le retour du Deputy Chief William Dodds (incarné par Peter Gallagher), mais également la présence du Chief Patton (incarné par Harry Hamlin), sans compter sur le Counselor Trevor Langan (incarné par Peter Hermann). Il y a quelque chose qui fonctionne ici grâce aux guests. C’est tout de même plus excitant dans une série de voir tout un tas de guests s’aligner que de ne pas en voir. Cela rend attractif le tout de façon différente car je m’attendais sincèrement à ce que SVU nous fasse encore un épisode classique comme elle sait en faire chaque année mais afin de conclure la première partie de la saison et de nous donner envie de revenir, elle fait en sorte de nous questionner sur le fonctionnement de la série et sur ce qu’elle peut réellement nous offrir par la suite. Benson est une fois de plus au coeur de l’histoire mais c’est Rollins qui devient à mon sens le personnage le plus important et le plus intéressant. Surtout quand un juge menace Benson de lui retirer la garde de Noah ce qui donne forcément envie de comprendre pourquoi et comment le système américain fonctionne.

The Good Wife s’est déjà inscrite dans la pop culture américaine comme l’une des meilleures séries qui puisse exister dans la peinture de la société judiciaire américaine, avec une scène politique en parallèle. C’est donc une affaire que l’on aurait très bien pu voir dans la série judiciaire de CBS mais le traitement reste très fidèle à ce que SVU a l’occasion de nous offrir bien souvent et c’est donc une très bonne nouvelle. Je me demande comment la suite de la saison va évoluer car au delà de cet épisode pourtant simple en apparence, se cache une volonté de faire durer le plaisir un peu plus longtemps. J’aimerais bien que cette année SVU fasse aussi de plus en plus de liens avec le passé de la série et ses personnages emblématiques car il y a quelque chose d’important là dedans mine de rien. Je me demande ce que la suite de la saison va bien pouvoir faire pour transformer le bonheur de Benson en un malheur (car l’on sait pertinemment que les choses ne peuvent pas durer dans ce sens là, ce serait un peu trop facile à mon goût). Finalement, Rollins s’est donc illustrée dans un épisode qui lui donne la part belle mais Benson parvient à lui voler la vedette à certains moments stratégiques.

Note : 8/10. En bref, du très bon SVU malgré le côté très classique qui règne derrière.

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