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Critiques Séries : The Game. Mini-series. BILAN.

31 Décembre 2014 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Game

Critiques Séries : The Game. Mini-series. BILAN.

The Game // Mini-series. 6 épisodes.
BILAN


The Game a tout d’un roman de John le Carré. On retrouve la même ambiance savoureuse de Guerre Froide, un univers très feutré et des personnages qui évoluent dans une histoire beaucoup plus axée sur les dialogues et les twists que sur l’action en elle-même. C’est un concept que j’aime beaucoup dans le monde des séries d’espionnage et qui m’a rarement déçu. Peut-être que la seule vraie déception du genre que j’ai eu c’était The Assets, une mini-série de ABC pour laquelle je n’ai même pas été au delà des deux premiers épisodes tant le tout manque cruellement de rythme et d’intérêt. Fort heureusement pour moi ce n’est pas du tout le cas de cette mini-série de BBC America : The Game. The Game a un certain charme hérité de son côté feutré qui nous donne l’impression de plonger dans un monde complètement différent. La façon dont tout cela fonctionne est tout de même assez brillant quand cela veut l’être. Cela me rappelle un peu ce que The Hour pouvait être à son meilleur comme à son plus mal. Disons que The Game n’est pas exempt de défauts et que ces défauts sont malheureusement ceux que l’on peut retrouver au milieu de la saison dans le rythme de la mini-série qui commence à légèrement s’estomper. La série se concentre alors sur ses personnages, leur psychologique mais ce sont des choses que l’on semble avoir déjà vu précédemment.

Et c’est pourquoi je trouve dommage de ne pas donner l’occasion à la série d’en faire un peu plus et donc de nous surprendre dans le bon sens du terme. Je ne sais pas trop où est-ce que The Game veut réellement aller mais pourquoi pas après tout car je ne peux pas en vouloir à la série de s’amuser après tout. Bon, s’amuser est un bien grand mot car ce n’est pas l’amusement que l’on peut avoir face à une comédie mais celui que l’on peut avoir face à un roman de John le Carré. C’est dingue mais il y a la même ambiance, on dirait même que c’est plus ou moins copié collé. Ce qui force également le respect dans cette série et qui me rappelle un peu ce que The Americans peut être (sans que cela ne soit aussi brillant pour autant) c’est tout ce qui touche à l’absence de technologie. Il n’a pas de drones, de smartphones, de bases de données riches en informations, etc. L’espionnage est fait de façon très rustique et c’est ce que j’apprécie le plus dans les romans de Le Carré mais également dans le monde de l’espionnage. J’avais adoré récemment Un Homme très Recherché (adapté d’un roman de l’homme) qui fonctionne très bien pour ce genre de choses. On se situe dans cet épisode au milieu des années 70 alors que les quartiers généraux du MI5 et du KGB contactent leurs agents sur le terrain au travers de journaux et autres systèmes de communication.

Cela me rappelle un peu ce que pouvait faire Rubicon d’ailleurs et qui m’avait tout simplement scotché. D’ailleurs à chaque fois que quelque chose me donne l’impression de retrouver Rubicon, j’ai un peu de mal. Surtout car Rubicon me manque terriblement. La façon dont la série exploite la technologie de l’époque était une brillante façon de faire les choses et j’aurais même apprécier que cela soit encore plus forcé, que l’on en apprenne un peu plus sur les techniques d’espionnages vieilles comme le monde et qui sont aujourd’hui plus ou moins perdues (même si je suis certains qu’ils reviennent à ce genre de choses de nos jours, en grande partie à cause de la technologie et de ses failles à répétition - après tout si Sony peut se faire pirater ses serveurs comme un grain de sable se glisserait dans notre chaussure à la plage, pourquoi ne pas pénétrer ceux du MI5 ou de la CIA -). Quoi qu’il en soit on tombe donc avec The Game sur Joe Lambe (incarné par Tom Hughes) qui est un agent du MI5 que l’on retrouve en 1971 en Pologne au travers de circonstances étonnantes. The Game est donc une série d’espionnage qui sait très bien s’apprécier grâce à ce qu’elle raconte de portant simple et classique mais avec une narration efficace.

Note : 6/10. En bref, une mini série intelligent et assez efficace.

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