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Critique Ciné : Paddington, tendresse infinie

3 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Paddington, tendresse infinie

Paddington // De Paul King. Avec Hugh Bonneville, Sally Hawkins et Nicole Kidman.


Je crois que je n’ai jamais autant pleuré devant un film d’animation de toute ma vie que devant Paddington. Ou alors je ne m’en souviens pas du tout. C’est fou le pouvoir qu’a eu le petit ours Paddington sur moi. J’ai mis pas mal de temps avant d’aller le voir au cinéma et je me demande encore pourquoi j’ai mis autant de temps. C’était une si belle surprise, entremêlant son histoire de passages tendres, drôles et bourré d’émotions. Le film fonctionne du début à la fin car justement il sait ce qu’il doit faire afin de séduire son spectateur. Je ne m’attendais pas forcément à ce que je sois aussi surpris par Paddington mais la surprise est telle que j’aurais presque pu, à chaud, avoir envie de changer mon top des films de l’année et l’inclure. Après réflexion, je me dis que même s’il méritait sa place, je ne regrette pas non plus mon top de l’année. Pour en revenir à ce film, tout débute avec les origines de l’ours au Pérou. La façon dont l’histoire nous est racontée est tout de même terrible car ce n’est pas un récit qui débute vraiment de façon heureuse. Le tremblement de terre assomme déjà le spectateur d’un lourd tribu et ce n’était vraiment pas facile. Mais le film n’a de cesse de tenter des choses réellement intéressantes et c’est probablement ce qu’il y a de plus réussi là dedans.

Paddington raconte l'histoire d'un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d'un foyer et d'une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n'est pas aussi accueillante qu'il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

Mais si Paddington est un film d’animation qui fonctionne aussi bien c’est aussi pour la naïveté dont il fait preuve. C’est un film très enfantin mais pas dans le mauvais sens du terme. Bien au contraire, on est émerveillé comme un enfant peut l’être devant ses premiers jouets ou encore devant ses premiers émois tout simplement. J’ai été plus ou moins contraint de voir le film en VF. Je m’insulte déjà moi-même d’y être aller pour le voir en version française mais la voix de Guillaume Galienne s’accorde au diapason avec le petit ours. C’est sans compter sur un casting sans faille, composé d’un Hugh Bonneville (Downton Abbey) très en forme en père de famille un peu frigide qui va apprendre à desserrer un peu la vis ou encore Nicole Kidman (Grace de Monaco) qui délivre ici probablement l’une de ses prestations les plus réussies depuis un sacré bout de temps. Elle y est belle et excellente dans le rôle de cette méchante taxidermiste qui veut à tout prix mettre la main sur Paddington afin de l’empailler et le mettre dans un musée. Il y a derrière ce personnage une véritable critique des chercheurs qui, pour être reconnus, sacrifie une espèce pour la mettre dans un musée.

C’est quelque chose de terrible mais qui doit arriver encore de nos jours. Quoi qu’il en soit, c’est probablement l’un des rares trucs adultes du film. Car le reste est bien différent alors que Paddington semble se concentrer sur des choses légèrement différentes et bien plus mignonnes et tendres. Cela passe par des pigeons adorant le sandwich de notre petit héros, une séquence de course poursuite absolument fabuleuse, etc. Il y a tout un tas de situations surprenantes qui n’ont de cesse de nous donner envie de rire, de pleurer, et donc de ne pas décrocher une seule seconde nos yeux de l’écran. Je suis un très grand fan de cinéma d’animation mais avec Paddington, j’ai clairement eu des frissons comme je n’en avais pas eu depuis un bout de temps. Peut-être depuis Hugo Cabret de Martin Scorcese. Ce dernier était là aussi un vrai bijou à coeur ouvert avec énormément de bons sentiments mais ce n’était jamais désolant. C’était tout simplement un régal pour les yeux, ce que l’on retrouve encore une fois ici avec Paddington. Paul King, que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam a donc signé le meilleur film d’animation de l’année 2014…

Note : 10/10. En bref, un brillant film d’animation touchant, drôle et tendre à la fois.

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