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Critiques Séries : Cocked. Saison 1. Pilot.

25 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Cocked

Critiques Séries : Cocked. Saison 1. Pilot.

Cocked // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Si je suis assez content de voir Brian Dennehy à la télévision, accompagné d’un casting plutôt étoilé, Cocked est une assez grosse déception qui manque cruellement de substance. Créée par Sam Shaw (Manhattan, Masters of Sex) et Samuel Baum (Lie to Me, The Evidence), cela aurait probablement pu donner une bonne série sauf que malgré la fascination pour les armes de l’un (Sam Shaw a déjà fait une série sur la création de la bombe atomique) et des manigances de l’autre, on se retrouve avec une série qui jongle entre trop de choses en même temps sans jamais trouver de juste milieu. Au fil de l’épisode, on tente de comprendre ce que Cocked veut réellement nous raconter et pour le coup, cela ne fonctionne pas aussi bien. Au milieu de ces aventures d’entreprises familiales on aurait probablement apprécier voir une sorte de soap familial, ce que Cocked veut être en partie mais ne parvient pas à être complètement. Jordan Vogt-Roberts (You’re the Worst) met tout cela en scène avec un grain certain et assez personnel mais cela n’a pas suffit pour me donner envie d’en voir beaucoup plus. Pour le coup c’est dommage car je me souviens qu’à l’annonce de ce projet, j’étais curieux de voir ce que le créateur de Lie to Me pouvait faire de nouveau.

Un jeune homme séparé de sa famille doit retourner travailler dans l'entreprise familiale auprès de son père et de son frère, afin d'éviter qu'une entreprise rivale menée par son oncle prenne le contrôle de la société.

Et le pitch de Cocked était quelque chose qui aurait justement pu délivrer un bon soap. Peut-être que le problème est une question de format. En effet, dans un format 30 minutes, il n’est peut-être pas possible d’être plus dramatique, plus soap-esque et du coup je me demande si finalement Cocked ne s’est pas trompé de registre. Si l’on suit le modèle des séries câblées, ce n’est pas un problème que d’avoir seulement 30 minutes par épisode mais finalement, Cocked aurait probablement gagné plus à avoir plus de temps pour développer ses personnages. Car si l’on a des moments assez comiques (bien que je n’ai pas ri devant, je peux accepter que certains aient eu envie de rire, chacun son humour après tout), ce premier épisode manque de forces. Etant donné qu’il y a plein d’autres projets qui méritent d’être commandés en série, je mets Cocked parmi ceux dont je n’ai pas nécessairement envie de voir plus. Car je sais pertinemment que sur une saison complètement cela ne peut pas être réellement bon. Sam Trammell (True Blood), Jason Lee (My Name is Earl), Brian Dennehy  ou encore Laura Fraser (Breaking Bad, Lip Service) prouvent que le casting est tout de même très réussi.

De ce point de vue là, il n’y a rien de raté. Bien au contraire, je dirais même que j’ai beaucoup aimé Brian Dennehy et Jason Lee. Ces deux là sont faits pour cette série et ce qu’elle raconte. Les autres ne sont pas mauvais mais disons qu’ils ne sont pas aussi bons. Finalement, ce premier épisode de Cocked manque cruellement de substance. Il y a des séquences qui s’enchaînent, pas toujours avec autant de fluidité que l’on pourrait le vouloir. Disons qu’une série peut très bien nous offrir des scènes de course poursuite, des faces à faces cocasses, etc. mais si ce n’est pas fait avec une âme et quelque chose de propre à Cocked, alors cela n’a pas vraiment de sens et c’est ce qu’il y a de plus problématique dans cette série. Rien ne semble avoir de sens ou en tout cas le scénario n’a pas suffisamment d’égard pour ce qui aurait pu faire le succès de Cocked sous la forme d’un soap, d’une sorte de dynastie familiale, tout en gardant l’angle humoristique bien évidemment. Après tout, cela aurait été bête de ne pas garder cet angle qui était le point de départ de Samuel Baum et Sam Shaw pour leur série. Amazon fait confiance à ses créateurs, à ses scripts pour délivrer de bons pilotes. Le pari est parfois risqué, ici en l’occurence il ne l’était pas sur le papier et pourtant, cela s’est finalement révélé plus complexe que ça à l’écran. Dommage.

Note : 4/10. En bref, dommage car il y avait du potentiel.

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