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Critiques Séries : Galavant. Saison 1. Pilot.

5 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Galavant

Critiques Séries : Galavant. Saison 1. Pilot.

Galavant // Saison 1. Episodes 1 et 2. Pilot / Joust Friends.


Avec Galavant on retrouve le charme des comédies de Dan Fogelman. Celui à qui l’on doit déjà The Neighbors, une comédie inégale annulée après 2 saisons en mai de l’année dernière, revient donc avec une comédie complètement déjantée permettant de rester dans l’univers un peu barré de ce créateur incompris. Il s’est associé à Alan Menken et Glenn Slater, à qui l’on doit des participations aux albums de films d’animation tels que Aladdin ou Pocahontas pour le premier et Sindbad pour le second. Ils avaient déjà été à l’origine de l’excellent épisode musical de The Neighbors, il était donc logique de les retrouver dans une comédie… musicale de Dan Fogelman se déroulant au Moyen Âge au milieu des contes. La série n’oublie jamais de faire de multiples références aux contes de fées ou encore à l’héroïc-fantasy (une petiote référence à Winterfell fait déjà beaucoup par exemple). C’est donc avec une série ultra référencer que le créateur revient et nous fait une proposition aussi étrange que fascinante. Car oui, Galavant c’est une bonne série à mes yeux et elle ne sera malheureusement pas appréciée comme il se doit par le plus grand nombre, probablement à cause de son côté barré et incompréhensible.

Le Prince Galavant, héros des contes de fées toujours prêt à défendre la veuve et l’orphelin, est en guerre contre l'affreux Roi Richard qui lui a volé l'amour de sa vie, la belle Madalena. Pour la retrouver et réconquérir son coeur, il doit traverser les royaumes, les montagnes et les forêts, combattre des dragons, déjouer les pièges de son ennemi juré.. et chanter !

Quand je regarde Galavant, je n’ai pas besoin de mes poser de questions. Bien au contraire, j’y trouve tout ce que je pouvais rechercher en termes de détente. Dan Fogelman avait déjà signé Raiponce pour Disney il y a quelques années de ça. On retrouve donc un peu de cet univers là et peut-être aussi des Monty Python qui ont probablement marqués sa jeunesse. Le créateur cherche cependant à s’affranchir de ses références afin de nous proposer quelque chose de complètement différent. Au milieu de tout ça nous avons donc le Prince Galavant, héros de conte de fées qui croit en l’amour et qui a juré de défendre ses valeurs jusqu’à sa mort. C’est un peu ridicule au premier abord mais rapidement on se laisse prendre au jeu car il y a toujours un petit truc amusant là dedans. La série n’oublie ni de nous faire rire avec des situations comiques qui s’enchaînent à un rythme effréné mais elle n’oublie pas non plus de nous faire plaisir avec tout un tas de séquences beaucoup plus inspirées : les numéros musicaux. J’ai toujours été un grand fan de comédies musicales et quand on m’annonce une comédie musicale, en série, qui se déroule à une époque de contes de fées, alors je ne pouvais qu’apprécier.

Surtout que le résultat est au rendez-vous. Joshua Sasse (Rogue) incarne un héros particulièrement attachant, attirant et charismatique. Il faut dire que le côté un peu crétin de Galavant par moment fait beaucoup mais ce n’est pas que quelqu’un de crétin, c’est aussi un homme de valeurs plus touchantes car le but de Dan Fogelman est de séduire tout le monde et les bons sentiments sont donc nécessaires. En parallèle nous avons le fameux ennemi, le King Richard (incarné par Timothy Omundson - Psych -) qui est probablement l’un des personnages les plus drôles de la série. En plus d’être un roi ridicule, c’est aussi un personnage qui a toujours le truc pour me faire rire. Rien que quand il tente de jouer à l’homme viril face à Magdalena, les choses s’emportent et le plaisir du téléspectateur s’emballe. Magdalena est sensée choisir entre Richard et Galavant, mais contrairement à ce que l’on aurait pu voir dans un conte de fée, elle préfère la vie de jeune femme riche aux côtés d’un salaud de première. Mais Richard ne sait pas forcément très bien installer son autorité alors qu’il ressemble plus à une vague parodie de méchant qu’autre chose.

Il y a un côté Monty Python justement dans sa façon d’aborder les personnages, les ennemis et l’univers de la série. Mais ce n’est pas pour autant que Dan Fogelman se laisse avoir par la mauvaise référence. Les références s’enchaînent dont une à Mad Men avec le personnage de Joseph Hamm incarné par John Stamos (Two and a Half Men) réellement bon pour le coup. On n’oublie pas non plus le conseiller assez cocasse Gareth (incarné par Vinnie Jones qui ne joue pas vraiment au gros dur ici mais qui me rappelle un peu Terry Crews dans Brooklyn Nine Nine). Disons qu’il a une carrure certaine mais que cela cache presque un petit coeur sensible. Je demande donc à voir sur la longueur ce que Galavant peut réellement donner car c’est l’une des séries que j’attendais avec le plus d’impatience cette saison et pour le moment j’ai plus ou moins tout ce que j’attendais.

Note : 7/10. En bref, deux épisodes assez solides et offrant une certaine continuité. Fun, barré et réussi.

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