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Critiques Séries : No Limit. Saison 3. Episodes 1 et 2.

11 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #No Limit

Critiques Séries : No Limit. Saison 3. Episodes 1 et 2.

No Limit // Saison 3. Episodes 1 et 2. Episode Un / Episode Deux.


La seconde saison de No Limit avait réussi à faire quelque chose de ses personnages et du coup, on peut la retrouver pour une troisième salve d’épisodes. Ces deux premiers épisodes ne sont pas forcément parfaits mais disons qu’ils restent dans la continuité de ce que No Limit a toujours su nous offrir. Il y a donc un côté efficace derrière les scènes d’action menées au fil des épisodes et au côté un peu plus léger que la série maîtrise avec brillance. J’aime beaucoup la façon dont l’histoire tente de nous divertir tout en créant un vrai univers. Le but de No Limit n’est pas de faire une série sombre avec des personnages ultra sombre. Non, on l’a bien compris, le but est de faire une série avec un peu d’humour sur les bords et un divertissement sans faille de ce point de vue là. Il n’y a donc pas vraiment de limites dans cette série comme le dicte le titre. Si l’on compte ces pauvres bougres qui se font dézinguer et un problème oedipien à régler, on sent que derrière No Limit il y a Luc Besson. Même si ce dernier ne s’occupe plus de la série qu’il a créé, on y retrouve clairement tout son univers le plus amusant. En tout cas, celui qu’il a souvent aimé produire au cinéma (et en signer les scénarios). Il y a derrière No Limit un peu du Transporteur ou encore de Taxi. Ce ne sont pas nécessairement les mauvaises références.

Par ailleurs, assez intéressant de voir Patrick Chesnais et Claude Brasseur, deux figures connues du cinéma français, apparaître dans cette série comme si de rien n’était. Dans le premier épisode, Vincent fait libérer Claude (incarné par Patrick Chesnais), son père, d’une prison en Colombie. S’il a besoin d’une greffe de foie et que celui-ci refuse, sa décision choque Vincent qui voyait justement en son père une partie de la solution à ses problèmes. Il ne comprend pas pourquoi son père ne veut pas l’aide alors que le foie de toute façon repousse une fois que l’on en a pris une moitié. Par ailleurs, contre l’avis de Vincent, Gandel demande à Claude de se renseigner sur un trafic de faux billets mené par Jacques Brunetti (incarné par Claude Brasseur) alors candidat aux élections de Marseille. L’introduction d’une partie plus politique dans No Limit permet aussi de s’accrocher à quelque chose d’actuel. La politique, la corruption, etc. ce sont des sujets qui peuvent faire le succès d’une telle série (et ce même si malheureusement le succès n’est pas vraiment au rendez-vous tant les audiences sont plus que médiocres, voire mauvaises). Mais la série ne se démonte et rapidement, après une introduction un peu médiocre, l’épisode prend plus ou moins son envol.

C’est ce genre de choses que je veux voir dans No Limit. La série s’amuse et nous diverti comme elle peut entre les cascades de Vincent, drogué pour continuer d’être au top de sa forme dans ses aventures mais aussi dans sa relation avec les autres personnages de la série et notamment Juliette. J’adore cette dernière qui mine de rien apporte beaucoup au héros. Vincent a beau être le centre névralgique de la série, ce n’est pas forcément lui le plus important tout le temps. Car je trouve que les personnages secondaires ont finalement un petit grain qui fait que l’on a envie de voir plus d’eux que de Vincent. Cela ne remet pas en cause le fait que j’aime beaucoup Vincent Elbaz dans cette série. Dans le second épisode, afin d’arrêter Brunetti, Vincent doit retrouver l’imprimerie de faux billets. La mission menace alors la couverture de Claude, toujours infiltré. La façon dont ce second épisode tente de capitaliser sur le premier permet de voir clairement où est-ce que No Limit veut en venir. Le but de cette saison 3 est avant tout de développer l’aspect familial et personnel de Vincent. La relation que ce dernier entretien avec son père a quelque chose de complexe. Mais ce n’est pas la seule chose, il y a aussi Gandel, Lola, ou encore Brunetti, introduit cette année comme l’un des grands méchants.

Claude Brasseur a quelque chose de mesquin dans le regard qui fait que l’on a rapidement envie de croire au fait qu’il n’est pas le gentil de l’histoire, tout simplement. Finalement, je n’ai rien à redire sur No Limit cette année. Bien au contraire, je trouve que la série fait les choses de façon assez intelligente et nous offre donc un spectacle divertissant assez correct dans son ensemble. Je ne dirais pas que c’est brillant car No Limit a déjà fait mieux et peut faire beaucoup plus intéressant mais globalement on est dans un début de saison qui a beau être mécanique, c’est efficace.

Note : 5.5/10 et 6/10. En bref, un début de saison assez sympathique dans son ensemble sans pour autant être brillant.

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