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Critiques Séries : State of Affairs. Saison 1. Episode 9. Cry Havoc.

22 Janvier 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #State of Affairs

Critiques Séries : State of Affairs. Saison 1. Episode 9. Cry Havoc.

State of Affairs // Saison 1. Episode 9. Cry Havoc.


Bien évidemment, c’est quand State of Affairs devient réellement intéressante que les téléspectateurs la fuit. En même temps, je ne peux pas leur en vouloir de ne pas avoir été aussi patient que moi mais je pense que c’est dommage de ne pas profiter de la qualité grandissante de la série alors qu’elle se rapproche beaucoup plus maintenant de ce que j’attendais de sa part. Je voulais une série géopolitique, une série sur la CIA et le terrorisme, sur des épisodes intègrent qui ne nous donnent pas l’impression que la CIA est quelque chose d’inaccessible mais simplement une entité qui est réellement là pour protéger les concitoyens. Charlie est donc cette héroïne dont State of Affairs avait besoin pour nous surprendre et nous délivrer quelque chose de bien plus pertinent que beaucoup de séries, sans compter qu’elle est sortie de sa mécanique huilée afin de nous proposer quelque chose de moins filiforme depuis deux ou trois épisodes maintenant et cela fonctionne assez bien pour elle. Est-ce ce côté feuilletonnant qui a fait fuir les téléspectateurs ? C’est une question que je me pose sincèrement mais bon, ce n’est pas grave, de toute façon la série a raté le coche et Joe Carnahan y est pour beaucoup. Après tout si cela avait été réellement passionnant dès le pilote alors les téléspectateurs seraient probablement restés.

Dans ce nouvel épisode Stacy Dover débarque dans une maison et la fait exploser. Si les fédéraux pensent qu’il n’y a pas suffisamment de preuve pour l’interroger, elle était devant la maison quand elle a explosé, laissant forcément aux autorités l’impression qu’il n’y a pas eu de réponse. Car il y a toujours des réponses et des preuves. David trouve ça drôle qu’ils ne se décident pas à questionner Dover, surtout quand POTUS est d’accord avec lui et pas avec Charlie. State of Affairs cherche avant tout à nous démontrer que finalement il se passe des choses dans ce monde là et que Charlie n’est pas uniquement là pour se tourner les pouces ou bien pour nous parler de ses problèmes de coeur. Car franchement, j’en ai un peu ras le bol de ses histoires de coeur. En grande partie car ce n’est pas forcément ce que la série fait le mieux. Par ailleurs, j’apprécie la façon dont State of Affairs tente d’aborder le terrorisme. Joe Carnahan a réussi à donner une direction à la saison depuis quelques épisodes et je pense sincèrement que c’est en grande partie dû au fait que State of Affairs sait très bien ce qu’elle veut devenir mais uniquement maintenant. Je suis certain qu’au départ ils ne savaient pas trop quoi faire de cette série, de son univers pourtant si riche, et la mécanique ressemblait donc à celle de The Blacklist.

Autant dire tout de suite : tout ce que j’ai envie de fuir depuis quelques temps maintenant quand on voit à quel point The Blacklist est une série complètement ratée (qui a eu ses moments de grâce, je l’avoue). Les tenants et les aboutissants de chacune des intrigues amenées dans cet épisode est plutôt plaisant. Surtout du point de vue du sénateur Green par exemple avec Kurt. Tout cela permet encore une fois de nous dire que Charlie est le point central de State of Affairs et personne d’autre. Si je trouve ça assez intéressant, je pense que la série n’aura pas le temps de tout développer dans les 4 épisodes restants. Maintenant que les recherches sont lancées pour le Sheik Hakam et qu’il est le criminel / terroriste le plus recherché du monde, forcément cela va avoir des répercussions quelque part. Finalement, ce nouvel épisode est probablement celui qui lance réellement les 4 derniers épisodes de la saison. La grande quête pour Sheik Hakam ressemble un peu à ce que l’on avait déjà pu vivre avec Abu Nazir dans Homeland mais de façon légèrement différente tout de même étant donné que les personnages ne sont pas les mêmes et que leur rôle est complètement différent. Je pense par exemple à Charlie qui n’est pas Carrie.

Note : 7.5/10. En bref, la série continue de grandir et de nous démontrer qu’elle n’est pas bête du tout.

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