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Critiques Séries : Allegiance. Saison 1. Pilot.

7 Février 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Allegiance

Critiques Séries : Allegiance. Saison 1. Pilot.

Allegiance // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Afin de lancer son tout nouveau jeudi soir 100% drama, NBC avait besoin d’une série forte, capable de rassembler et surtout de retenir le public de The Blacklist une heure de plus. Elle fait alors appel à George Nolfi, scénariste à qui l’on doit notamment les films La Vengeance dans la Peau et L’Agence. Il connait donc très bien les univers avec des taupes et des agents double. Si l’idée même de cette série m’excitait énormément, le résultat est tout de même légèrement décevant. Disons qu’il y a quelque chose qui manque à ce premier épisode pour le rendre réellement intéressant. Les restes de la Guerre Froide sont toujours présents aux Etats-Unis et la paranoïa est justement ce que tente d’exploiter cette série. On est loin de The Americans mais l’on pourrait voir cette série comme une sorte de suite où Katya O’Connor serait Paige en version adulte après sa formation au KGB et tout ce que cela aurait pu impliquer. Sauf que le récit n’est pas aussi complexe que je n’aurais probablement pu le souhaiter d’autant plus que j’en attendais tellement de la part de cette série que forcément cette déception est assez problématique à mon sens. Car si j’ai envie de voir la suite, j’ai l’impression que le soufflé est retombé dès les premières minutes de ce premier épisode.

Alex O'Connor, un officier de l'armée décoré devenu un agent de la CIA brillant, ignore que ses parents et sa soeur aînée sont des espions Russes pour le compte d'une cellule dormante qui vient juste d'être ré-activée. Ils doivent désormais espionner leur propre fils alors qu'une attaque terroriste est sur le point de tuer des milliers d'américains...

On est face à une série qui a le potentiel d’être réellement intéressante et qui est très superficielle, qui ne creuse rien et qui n’a de cesse de rester en surface. C’est un peu comme si George Nolfi ne savait pas comment fonctionne le FBI et qu’il nous délivrait alors quelque chose d’assez approximatif sur le milieu. Les personnages sont pour la plupart assez creux, manquant cruellement d’intérêt. Je pense notamment au fils, Alex, un prodige qui est capable de dire tout un tas de trucs intelligentes avant que des analystes puissent nous le dire plus tard. Allegiance gagne donc énormément de temps grâce à un tel personnage. Sauf qu’à l’issue de l’épisode il découvre quelque chose qui pourrait le mettre en péril lui mais également toute sa famille étant donné qu’un espion russe est lié à ses propres parents. Il n’y a rien de bien intrigant là dedans alors que la série repose finalement sur des choses bien moins excitante que l’on aurait probablement pu le souhaiter. Ma seule excitation était de retrouver Margarita Levieva (qui incarnait Amanda dans Revenge) sous les traits de la fille O’Connor. Sauf que son personnage ne sert pas à grand chose si ce n’est à faire du remplissage avec des dialogues explicatifs encore une fois manquant cruellement de profondeur.

La série tente de transformer Alex en quelqu’un de réellement intelligent qui ne peut pas se faire avoir, qui est capable de berner tout le monde dans les plus hautes sphères du FBI et qui pourrait bien devenir le vrai héros de Allegiance. Sauf qu’il n’y a rien d’héroïque chez lui et tout d’ennuyeux. C’est un personnage qui manque de personnalité et de charisme alors que l’on nous présentait cette série comme quelque chose de bien plus vivant. La famille O’Connor est alors présentée avec de grosses ficelles, comme si George Nolfi avait déjà voulu nous raconter une grande partie de l’histoire dans ce premier épisode. C’est dommage d’avoir gâché une bonne partie du potentiel de Allegiance simplement en transformant certaines idées en objets scénaristiques évacués aussi rapidement qu’ils ont été introduits. La série n’oublie pas quelques scènes d’action entre un carambolage, un face à face entre les O’Connor assez ridicule et puis ce corps jeté sur un pare-brise à l’issue de l’épisode dans une scène qui donne plus envie de rire qu’autre chose. Cette impression d’avoir déjà vu ça en mieux des dizaines de fois n’arrange pas les choses. Dommage.

Note : 3/10. En bref, téléphoné et légèrement pompeux, un premier épisode aux ficelles grosses comme des canalisations.

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