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Critiques Séries : Better Call Saul. Saison 1. Pilot.

9 Février 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Better Call Saul

Critiques Séries : Better Call Saul. Saison 1. Pilot.

Better Call Saul // Saison 1. Episode 1. Uno (Pilot).


AMC n’allait pas abandonner sa poule aux oeufs d’or quand elle commençait enfin à rapporter énormément d’argent. Après l’immense succès de la fin de Breaking Bad, AMC avait déjà prévu le coup et commandé une série prequel centrée sur le personnage de Saul Goodman, connu sous le nom de Jimmy McGill, escroc à la petite semaine. Le but de Better Call Saul est de nous raconter comment Saul est devenu Saul et surtout ce qui lui a donné envie d’ouvrir un cabinet d’avocats à Albuquerque. Ses escroqueries sont assez amusantes dans son ensemble, notamment lorsqu’il s’agit de monter en épingle une histoire d’accident avec délit de fuite, permettant de gagner un peu plus d’argent que prévu. Le plus intéressant dans ce premier épisode c’est la suite. Je sais bien que l’on n’a pas encore vu la suite mais cet épisode excite à l’idée de voir la suite, ne serait-ce que pour le cliffangher pour le retour de visages connus (comme celui de Mike qui est amené par la suite à devenir le Mike que l’on a connu dans la série mère). Faire suite à Breaking Bad est quelque chose de compliqué mais Better Call Saul tente malgré tout de le faire de façon intelligente. La représentation du passé (nous sommes six ans avant Walter White) et l’utilisation de l’univers d’Albuquerque est assez différente de ce que l’on avait pu voir jusqu’à présent.

Six ans avant la rencontre avec Walter White, Saul Goodman, connu sous le nom de Jimmy McGill, est un petit escroc qui peine à joindre les deux bouts. Il fait la connaissance de Mike Ehrmantraut, un criminel spécialisé dans le "nettoyage", qui deviendra son futur homme de main. Ensemble, ils ouvrent un cabinet d'avocats à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.

Better Call Saul reprend tout de même ce qui faisait l’originalité de la série mère et je parle bien évidemment des flashforwards. Celui de ce premier épisode était excellent et me rappelle, pour son teint noir et blanc, ceux de la saison 2 de Breaking Bad. Difficile de ne pas faire de références à la série mère quand on parle de Better Call Saul étant donné que les deux séries ont beau parler de choses très différentes, tout se relie très naturellement. C’est même assez excitant dès les premières minutes. On a déjà envie de voir qui était Saul et aussi ce qu’il va devenir après Breaking Bad. Vince Gilligan s’est associé à Peter Gould (Breaking Bad, Too Big To Fail) afin de créer cet univers parallèle. Le personnage de Saul Goodman n’est pas encore celui que l’on a connu dans la série mère. Il reste un homme qui veut de la reconnaissance et surtout de l’argent mais ce n’est pas encore l’avocat minable qu’il était auparavant. Sa façon d’exploiter l’univers de Saul/Jimmy est assez déconcertante alors que l’on nous présente la vie de ce personnage comme une vie miséreuse. En effet, Better Call Saul ne présente jamais Saul comme quelqu’un d’heureux. On a l’impression qu’il n’a rien dans sa vie.

Albuquerque a énormément d’influence dans l’écriture de Vince Gilligan et cela se ressent dès le début de l’épisode. C’est une série qui cherche à nous montrer encore une fois qu’il n’y a pas vraiment d’Homme bon à proprement parler. Ce premier épisode a beaucoup de choses à nous raconter afin de donner envie d’en voir beaucoup plus. Et les personnages sont tous plus ou moins intrigants, gravitants autour de notre héros et délivrant ainsi petit à petit tout ce que l’on attend de sa part. Je ne sais pas trop si Mike va réellement prendre sa place dans Better Call Saul rapidement ou bien s’ils vont attendre la fin de la saison, sans parler de Chuck McGill qui à mon sens est le futur personnage à suivre face à Jimmy/Saul. C’est un personnage aussi étrange que captivant car rien que de le voir mettre ses courses dans de la glace, c’est déjà un atout et un problème en soi. Finalement, Better Call Saul est déjà en train de me séduire par sa façon de nous dépeindre à nouveau un univers que l’on a l’impression de connaître depuis des années. Cet épisode nous démontre que l’on ne connaissait peut-être pas si bien que ça cet univers.

Note : 8/10. En bref, un solide premier épisode qui mérite le coup d’oeil.

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