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Critiques Séries : Black-Ish. Saison 1. Episode 13. Big Night, Big Fight.

15 Février 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Blackish

Critiques Séries : Black-Ish. Saison 1. Episode 13. Big Night, Big Fight.

Black-ish // Saison 1. Episode 13. Big Night, Big Fight.


Cet épisode me rappelle un peu les problèmes que Trophy Wife pouvait avoir également l’an dernier. C’est un épisode décevant, compte tenu du fait qu’il s’agit d’un épisode de la St Valentin de surcroît. Dre est quelqu’un de gentil qui est passionné par ce qu’il peut faire. J’ai beaucoup aimé le coeur qu’il met à l’ouvrage dans cet épisode même si ce n’est pas forcément ce que Black-ish a fait de plus passionnant. Mais cet épisode déçoit car on veut crée une sorte de face à face, une soirée romantique qui tourne au cauchemar, sauf que l’épisode ne parvient pas du tout à fonctionner comme il le devrait. L’épisode joue sur la métaphore de la guerre tout au long jusqu’à la Guerre Froide à la fin de l’épisode, sauf que c’est presque étrange et surtout cela n’a probablement pas sa place. En tout cas, pas encore. Car je trouve que la série ne sait pas du tout dans quelle direction aller et cela en devient presque désolant. Dre tente de comparer sa désastreuse St Valentin à une Guerre Mondiale (« Some of history’s most brutal wars were set off by a tiny wrong move at the wrong time when tensions were jacked through the roof. ») et bien que j’apprécie souvent quand la série en fait des caisses, ici c’est peut-être un peu trop car finalement le lien établit ne fonctionne pas vraiment. A mon grand damne car j’aurais adoré voir un vrai épisode de St Valentin réussi.

Black-ish avait énormément de cartes à jouer pour la St Valentin et elle a choisi celle du couple qui s’aime suffisamment pour se faire la guerre le soir où ils vont célébrer leur amour. Comme quoi, le monde de Black-ish est tout de même étrange parfois. Cet épisode me rappelle aussi que finalement nous ne sommes que dans la première saison de la série et qu’elle doit encore trouver un juste milieu à certains moments. Elle tente des choses après tout et l’on ne peut pas lui en vouloir d’avoir tenté celle-ci, surtout que l’alchimie entre Anthony Anderson et Tracee Ellis Ross permet aux deux de délivrer des tas de scènes où l’on sent qu’ils vont bien ensemble et que côté casting, je ne pense pas que l’on aurait pu espérer mieux. Ce n’est pas la première fois que Black-ish tente un épisode centré sur son couple de héros et Vijal Patel, le scénariste, à qui l’on doit le très bon Oedipal Triangle, prouve ici qu’il ne maîtrise peut-être pas complètement l’évolution des personnages. La bataille qui se joue dans cet épisode autour de Rainbow et Dre en fait un peu trop à mon goût et ce n’est donc pas vraiment quelque chose que j’ai envie de retenir pour eux.

Ce qui me tracasse avec un épisode comme Black-ish c’est que j’aime beaucoup cette série et qu’elle est pour moi l’une des meilleures comédies de la saison (avec quelques autres mais trop peu). Ensuite il y a toutes les intrigues secondaires de l’épisode alors que les enfants sont seuls à la maison. Ce que je trouve dommage là aussi c’est que l’épisode le capitalise pas là dessus pour faire quelque chose de bordélique mais amusant. Non, Black-ish veut ici donner une sorte de leçon. On est certes dans une comédie familiale mais cela ne veut pas pour autant dire que la leçon doit être donnée. Il peut y avoir une morale à la fin et je pense que c’est largement suffisant. Un peu comme ce qu’a pu faire Malcolm par le passé par exemple, n’ayant pas d’égard pour la folie de ses enfants, livrés plus ou moins à eux-mêmes jusqu’à ce que la morale à la fin de l’épisode vienne contrecarrer les plans de tout le monde. Ainsi, cet épisode m’a donc vraiment déçu, même si à la fin de l’épisode Hoodfellas apporte un petit plus qui ne dure malheureusement pas longtemps à la fin de l’épisode.

Dre - « It WAS Gene Hackman at the roller rink! »
Rainbow - « You think everyone’s Gene Hackman! »

Note : 3/10. En bref, déception assurée. Dommage.

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