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Critiques Séries : Constantine. Saison 1. BILAN.

26 Février 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Constantine

Critiques Séries : Constantine. Saison 1. BILAN.

Constantine // Saison 1. 13 épisodes.
BILAN


Le pilote de Constantine n’était vraiment pas bon mais étant donné que je suis du genre à laisser des secondes chances et que j’apprécie les univers fantastiques, j’ai eu envie d’aller plus loin. Ma motivation a été encore plus grande quand j’ai appris qu’il n’y aurait pas plus de 13 épisodes à cette première saison (et probablement qu’il n’y aurait pas de suite après cette première saison compte tenue des audiences décevantes de la série). John Constantine est un héros comme les autres et il n’y a pas grand chose qui parvient à le rendre plus original que les autres. Matt Ryan (Criminal Minds : Suspect Behavior) tente d’apporter son truc au personnage et l’on sent également que Daniel Cerone et David S. Goyer ont appris à vivre avec le personnage au fil des épisodes. La saison ne va pas creuser certains aspects du personnage comme par exemple sa supposée bisexualité. Dans Constantine il va être hétérosexuel et puis c’est tout. Il aurait cependant été intéressant de creuser l’idée d’un héros de série bisexuel. C’est très rare mine de rien et je pense que cela aurait aussi décoincé un peu le côté très classique et très sobre de la série. Elle avait besoin de folie et de voir Constantine avec un homme ou une femme, ou les deux, cela aurait probablement décomplexé un peu l’écriture qui reste très archaïque.

On retrouve alors dans Constantine au fil des épisodes tous les poncifs de la série fantastique avec ses petits cas de la semaine, ses développements de personnage, un peu comme Grimm peut également le faire dans la case d’à côté. Je me demande si au fond NBC n’a pas demandé aux producteurs que la série ressemble le plus à Grimm afin d’en faire un partenaire des plus compatibles. Au travers d’une saison assez étranges, il y a eu de très bonnes surprises comme par exemple « The Saint of Last Resorts », ce double épisode un peu kitsch sur les bords mais dont le charme passé fait aussi le charme de l’épisode. Je pourrais également parler de « A Whole World Out There » (1.11) qui trouve son salut dans tout un tas de moments jouissifs. Constantine nous a bien évidemment habitué à tout un tas de choses différentes mais ce que j’apprécie le plus dans cette série c’est quand elle fonce droit dans la mythologie et qu’elle tente de nous surprendre avec. Certes, tous les bons épisodes que j’ai cité ne sont pas nécessairement mythologiques mais cela fonctionne terriblement bien pour ça. J’apprécie aussi le fait que dans cette série le seul personnage que l’on voit tout le temps c’est Matt Ryan. Cela me fait un peu penser à Supernatural (même si cette dernière a toujours eu d’autres personnages réguliers au fil des saisons, Castiel, Bobby, etc.).

Mais d’ailleurs, Constantine est un peu Supernatural en moins efficace, moins amusante et beaucoup plus sombre. Il y a des épisodes qui manquent cruellement d’humour et je pense que ce qui aurait pu sauver Constantine c’est de l’auto-dérision, un peu ce qui a réussi à Grimm finalement. Cette dernière a fait dans l’auto-dérision, dans l’humour et le second degré, et cela a très bien fonctionné. Les meilleurs épisodes de Grimm sont souvent ceux où elle sort un peu de son contexte et qu’elle propose des choses moins sérieuses. Constantine, ce n’est pas pareil car la série manque justement de cette liberté. David S. Goyer et Daniel Cerone n’ont pas forcément su quoi faire de ce personnage pour le transformer un héros que l’on a vraiment envie de suivre chaque semaine. L’une des raisons pour lesquelles je n’ai probablement pas passé un trop mauvais moment devant Constantine c’est aussi car j’ai passé quelques heures à faire du binge-watching. J’ai découpé la saison en deux parties afin de la regarder en salves d’épisodes ce qui m’a tout de même permis aussi de ressentir les moments de faiblesses de la série. Mais dans cette série il y aussi des tas de choses étranges et des trucs réussis comme Zed. C’est un intérêt féminin qui permet aussi à la série de faire des choses différentes.

Ce qu’il y a de plus décevant dans Constantine c’est probablement le dernier épisode. Je me suis demandé comment on pouvait faire une série avec une fin de saison aussi décevante alors que Constantine n’est pas sans potentiel et il y avait même parfois un goût pour des choses différentes. Puis nous avons Manny. Harold Perrineau est quelqu’un que j’ai du mal à cerner. C’est un acteur qui peut être à la fois pompeux et sympathique. Dans cette série il est les deux et c’est justement le plus gros problème de Constantine. Ce que la série a également raté et c’est dommage c’est tout l’aspect pathos de la série.

Note : 4.5/10. En bref, malgré des prémices décevants, la série a pu avoir quelques jolis moments de gloire. Dommage que cela ne s’est soldé bien souvent que par des échecs au fil des épisodes.

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