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Critiques Séries : Parks & Recreation. Saison 7. Episode 7.

12 Février 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Parks And Recreation

Critiques Séries : Parks & Recreation. Saison 7. Episode 7.

Parks & Recreation // Saison 7. Episode 7. Donna and Joe.


Après Leslie et Ron, nous avons Donna et Joe. Pour tout vous dire, je m’attendais un peu à ce que cet épisode soit excellent de par son titre, mais peut-être pas autant. Ce n’est pas « Leslie and Ron » bien entendu, mais disons qu’il s’en rapproche énormément qualitativement parlant. Parks & Recreation tente donc de retenter la même chose dans un épisode qui se concentre une fois de plus sur des personnages emblématiques de la série. Je me demande donc s’il n’y a pas d’autres épisodes de ce genre là en préparation. Ce que j’avais apprécié dans « Leslie and Ron » c’était le fait que c’était la représentation la plus intelligente qu’il soit de l’aspect le plus émotionnel de la série. « Donna and Joe » est tout de même très différent dans le sens où c’est une représentation du côté complètement barré de la série. Cela faisait un bout de temps que je n’avais pas autant ri devant un épisode de Parks & Recreation mais c’est aussi un épisode qui parvient à équilibrer les choses de façon extrêmement judicieuse. Le but n’est pas de développer quoi que ce soit, simplement de nous offrir un épisode à l’humour maîtrisé comme il se doit. Donna et Joe sont deux personnages importants dans cette aventure et il était judicieux d’offrir une telle conclusion.

Mais je pense que ce qui réussi le plus à cet épisode c’est de transformer Donna en personnage important qui va donner le ton. Généralement elle est dans l’ombre de Leslie ou encore d’autres personnages comme Ron. Mais là c’est un peu comme si elle prenait les armes. Ce n’est pas un personnage qui se veut émouvant et elle ne l’a jamais vraiment aimé d’ailleurs. Cependant, dans l’humour elle est une reine et elle veut nous le prouver une dernière fois. Du coup, l’épisode ne veut pas faire dans le pathos et nous faire une proposition complètement différente de ce que l’on a pu voir depuis le début de la saison. La nostalgie a laissé place à une sorte de trêve dans la mécanique de la série afin de nous offrir quelque chose de complètement différent. Tout ce qui fait l’intérêt de ce personnage ne réside pas nécessairement que dans son humour dans le sens où il y a beaucoup plus à voir au travers de ces personnages, notamment du point de vue des gens qui l’entourent (son divorce, ses parents, etc.). Il y a aussi une façon d’amener les blagues dans cet épisode qui fonctionne en grande partie grâce à ça. Bien entendu que la série n’est plus aussi fraiche qu’à ses débuts mais elle tente malgré tout de l’être et de faire les choses dans le sens le plus original qu’il soit.

On peut donc dire que Parks & Recreation nous fait ici une proposition de nostalgie sans pour autant que cela en soit totalement une. Car derrière l’originalité de l’épisode, il y a aussi tout un tas de choses qui font que l’on retrouve la dynamique classique de la série. On est loin de la structure complètement différent d’un « Leslie and Ron » qui changeait justement la face de la série, créant un épisode bouteille des plus émouvant qu’il soit. Pour en revenir à Donna, elle est donc entourée des autres et de leurs petites histoires. L’histoire de Tom et Lucy permet encore une fois d’utiliser Ron à bon escient. Ron est quelqu’un qui délivre toujours à la fois dans le comique mais également dans l’émotion sans trop s’en rendre compte et c’est fait si naturellement que l’on pourrait croire que l’acteur est Ron Swanson dans la vie de tous les jours (ce qui serait tout de même horrible pour lui). Quand je regarde d’un peu plus près Parks & Recreation, je me demande ce que le casting de la série (et je pense à Ron et Leslie) va bien pouvoir faire dans d’autres séries dans le futur. Car ils ont tellement bien incarnés leurs rôles respectifs qu’il sera très difficile de les en sortir. A moins de faire comme certains acteurs, aller dans des registres opposés (comme Bryan Cranston a pu le faire avec Breaking Bad après Malcolm, osant ne pas revenir à la comédie pour briser son image et tenter de nouvelles expériences).

Note : 10/10. En bref, peut-être pas aussi réussi que « Leslie and Ron » mais dans un registre complètement différent, cet épisode était brillant.

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