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Critiques Séries : Sons of Liberty. Mini-series. BILAN.

25 Février 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Sons of Liberty

Critiques Séries : Sons of Liberty. Mini-series. BILAN.

Sons of Liberty // Mini-series. 6 épisodes.
BILAN


John Adams, HBO en avait fait une excellente mini-série il y a quelques années de ça. Maintenant c’est au tour de History, la chaîne de l’histoire américaine de s’efforcer de faire une mini-série sur le destin de John Adams mais également des autres pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique. Il y a un mélange de tout un tas de choses dans cette mini-série mais également la sensation que ce que l’on nous raconte a une vraie valeur historique. Le problème de cette mini-série c’est plutôt son discours qui malheureusement manque cruellement de saveur. Les dialogues ne sont pas toujours mauvais mais n’ont pas tous la force que l’on peut attendre de la part de personnages comme les pères fondateurs. C’est donc une mini-série très propre et très académique que History nous propose avec un casting plutôt convaincant. Depuis le succès de Hatfields & McCoys, History n’a de cesse de nous fournir en mini-série historique. Il y a eu cette dernière mais également Klondike l’an dernier et maintenant Sons of Liberty. Prochainement bien d’autres séries seront proposées. Le but de la chaîne est apparemment de raconter de vraies historiques d’héroïnes (et je suppose que l’on peut ajouter derrière à l’américaine).

Le destin de Sam Adams, John Adams, Paul Revere, John Hancock et Joseph Warren, les pères fondateurs des Etats-Unis d'Amérique...

Pour tout vous avouer, j’aime beaucoup l’histoire des Etats-Unis. Elle est courte par rapport à la notre mais je l’aime beaucoup car elle a tellement de personnages emblématiques et il y a certaines parties plus plaisantes que d’autres. De plus, on peut dire que Sons of Liberty s’est associée au meilleur. Entre Hans Zimmer (Interstellar) à la bande originale, Kari Skogland (qui a déjà mis en scène des épisodes de Vikings pour la même chaîne) à la mise en scène et un casting composé de noms connus tels que Ben Barnes, Ryan Eggold, Dean Norris, Henry Thomas, Michael Raymond-James ou encore Jason O’Mara. Ce ne sont pas forcément les acteurs dont tout le monde rêve mais ils tiennent plutôt bien la baraque malgré tout. Leurs prestations n’ont rien d’honteuses et sont pour la plupart de vraies propositions. Ce qu’il y a d’intéressant ce n’est donc pas vraiment le déroulement de l’histoire qui n’a pas de grand intérêt dramatique (en tout cas, Sons of Liberty nous démontre que ce n’est pas le point fort) mais plutôt la façon dont la mini-série capture la nature dramatique et viscérale des batailles. On ne se concentre donc pas trop sur la bureaucratie, sur les discussions sur les taxations, etc. Pourtant, il y a des personnages qui sont sensés jouer un jeu important.

Je pense à Ben Franklin (incarné par Dean Norris) mais c’est tout de même plus amusant de le voir comme ça que traité de façon pompeuse dans un bureau avec de multiples discussions. On retrouve un peu ce que Sleepy Hollow a pu faire (qui se déroule dans ses flashbacks à la même époque) même si ce n’est pas du tout le même traitement historique bien évidemment. Les plus belles scènes de Sons of Liberty sont des scènes de batailles. Il y a notamment l’ouverture de la partie 3 que j’ai trouvé vraiment intéressante. Mais dès que l’on quitte le champ de bataille, Sons of Liberty devient moins divertissante, moins fun et quand Sam Adams crie « We need more gun » je ne peux que le comprendre. Il n’y a que trois épisodes pour nous raconter toutes les petites histoires de chacun des personnages mais malgré tout ça, Sons of Liberty tente quelque chose qui n’est pas totalement déplaisant. Le seul problème c’est que l’on passe bien souvent d’une scène à l’autre, d’une idée à l’autre, sans qu’il n’y ait vraiment de temps pris pour nous y intéresser de plus près. Tout passe très vite en somme.

Bien entendu que le plus important dans Sons of Liberty ce sont les scènes de bataille. Il y a des idées qui, graphiquement, font honneur à Kari Skogland. Il a beau adopter un grain qui rappelle que l’on est sur History, c’est tout de même très léché dans le bon sens du terme. La petite leçon d’histoire de Sons of Liberty ne manque pas de panache mais elle manque cruellement de caractère. Elle a beau avoir de l’ambition, la personnalité n’est pas le fort de cette mini-série alors que l’on a l’impression que ce n’est finalement qu’un docu-fiction fait avec les moyens d’un bon film (car il y a de sacrés moyens mis en oeuvre pour nous en mettre plein la vue). Si History veut des séries historiques, Sons of Liberty échappe donc justement au côté histoire (on n’a pas beaucoup d’informations est tout n’est que cité et pas vraiment creusé). C’est donc plutôt une mini-série d’action sans grande valeur ajoutée mais qui vaut le détour pour son envie de raconter cette historie autrement.

Note : 5/10. En bref, ce n’est pas dénué d’intérêt mais cela manque d’une certaine puissance historique. L’histoire et les dialogues manquent cruellement de caractère pendant que l’action, réussie, tente de prendre sa place.

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