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Critiques Séries : The Casual Vacancy. Mini-series. Part 1.

17 Février 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Casual Vacancy

Critiques Séries : The Casual Vacancy. Mini-series. Part 1.

The Casual Vacancy - Une place à Prendre // Mini-series. Episode 1.


BBC One s’est donnée pour lourde tâche d’adapter le dernier livre de J.K. Rowling (Harry Potter) en une mini-série de trois épisodes. C’est tout de même ambitieux car le roman est vraiment bon et que Sarah Phelps avait donc la lourde tâche d’en faire un scénario approprié. Elle à qui l’on doit les très bonnes mini-séries Great Expectations ou encore The Crimson Field vient ici nous démontrer qu’elle avait le talent nécessaire pour adapter ce livre en ayant sa propre vision des choses. Ce qui m’a tout de même étonné dans cette adaptation c’est la tension dramatique qui s’installe. On ne ressemble pas vraiment ça à la lecture du livre mais Jonny Campbell (In the Flesh, Doctor Who) met tout cela en scène de façon à qu’il y ait un vrai contraste entre le dramatique dans le scénario et le côté ultra lumineux de la mise en scène. Mais laissons le roman de côté et parlons de The Casual Vacancy la mini-série de BBC. L’histoire débute de façon aussi curieuse qu’intelligente. On nous présente tous les personnages de façon très suave au travers d’une mise en scène très lumineuse. Je trouve que cette mini-série a réussi, en tout cas dans ce premier épisode, à capturer l’essence même de l’histoire que voulait raconter J.K. Rowling et que j’ai adoré lire. Bien que les deux soient légèrement différents, je pense que tout cela est fait pour le mieux, notamment car l’écriture est soignée et le casting au poil.

Dans le petit village anglais typique de Pagford, dont les centres névralgiques sont la place du marché et l'ancienne abbaye, derrière ses jolies maisons à l'apparence accueillante, c'est pourtant la guerre qui fait rage : celle qui déchire les riches et les pauvres, les parents et leurs enfants, les instituteurs et leurs élèves...

L’histoire de cette petite ville de Pagford, très typique, met en scène ses habitants au coeur de plusieurs histoires, que cela soit familiales ou encore du folklore local. On retrouve également une histoire, celle de la vente de ce centre communautaire que Howard Mollison et Shirley, sa femme, veulent vendre à des constructeurs afin de faire un hôtel et spa luxueux. Ils sont opposés à Barry Fairbrother (incarné par l’excellent Rory Kinnear qui va malheureusement décéder au cours de l’épisode). La façon dont il rend l’âme était tout de même assez cocasse, capturant encore une fois l’essence du roman. Mais la tension dramatique que cela suggère par la suite est quelque chose de légèrement différent que l’on avait pu voir dès l’introduction. On retrouve cependant l’écrit de J.K. Rowling dans l’adaptation de Sarah Phelps. Cette ambiance de petit village anglais typique qu’elle a très bien décrit dans le livre et qui est plutôt bien représenté à l’écran. Mais encore une fois, les différences dans le récit et la tonalité employée sont belles et bien présentes. On retrouve alors aussi un peu de Last Tango in Halifax là dedans bien qu’il n’y ait pas d’influence de cette dernière je suppose dans The Casual Vacancy.

On sent aussi que le but de The Casual Vacancy n’est pas ici de reprendre trait pour trait l’aspect politique mais surtout de se concentrer sur les personnages et leurs relations. C’est beaucoup plus dramatique et la dramaturgie fonctionne à merveille. C’est aussi une mini-série qui gère à merveille un casting particulièrement grand. Cela a de quoi rappeler Downton Abbey qui fait partie des meilleures séries en termes de gestion d’un grand casting et de multiples intrigues parallèles. Ici c’est encore très simple mais l’issue du récit, très curieuse mais très intelligente, permet d’entrevoir une suite bien plus intéressante que celle que l’on nous a proposé jusqu’à présent. La vision de J.K. Rowling d’une Angleterre divisée était parfois un peu puérile (mais ce n’est pas un reproche que je fais à son livre, au contraire j’ai trouvé ça assez tonifiant de voir un récit traité de la sorte quelque chose d’assez grave) mais ici, la vision est légèrement différente alors que l’on a l’impression que Sarah Phelps a corrigé les défauts que les critiques avaient vu dans le livre afin d’en faire un script beaucoup plus séduisant encore. Finalement, j’ai hâte de voir les deux autres parties tant celle-ci m’a émerveillé.

Note : 8.5/10. En bref, une adaptation à la fois fidèle et nouvelle d’un roman qui m’avait séduit.

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