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Critique Ciné : Snow in Paradise, paradis blanc

11 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Snow in Paradise, paradis blanc

Snow in Paradise // De Andrew Hulme. Avec Frederick Schmidt, Aymen Hamdouchi et Martin Askew.


Snow in Paradise parle de quelque chose de réellement intéressant puisqu’il induit une histoire de purgatoire au travers de l’histoire de Dave, un petit délinquant qui tente de réussir sa vie dans le milieu de la drogue et des deals en tout genre. Ca ronronne cependant du début à la fin, ce qui ne permet donc pas de passer un aussi agréable moment que l’on aurait probablement pu le souhaiter. Disons que même si le film pose de bonnes questions, il n’apporte pas de réponses si intéressantes que ça. On a l’impression que cette chronique de vie manque cruellement de matière. Car si le héros tente de nous raconter quelque chose, on se rend rapidement qu’il n’y a pas tant de choses que ça. Si j’ai envie de pardonner à Andrew Hulme car c’est son premier film, je pense qu’il aurait pu faire tellement mieux, surtout qu’il veut nous plonger dans un univers glaçant et violent mais ne parvient pas à le faire de la façon la plus judicieuse qu’il soit. Snow in Paradise a au moins la force d’avoir une idée, un héros intéressant, une base très britannique parlant des sociétés dans laquelle il est difficile de se faire une place et de réussir (et c’est d’ailleurs bien souvent ce qui me séduit dans le cinéma britannique).

D'après une histoire vraie. Dave est un petit délinquant qui mène sa vie, entre drogue et de violence, dans l'East End de Londres. Lorsque ses agissements entraînent la mort de Tariq, son meilleur ami, Dave est terrassé pour la première fois par la honte et le remords. Alors qu’il commence à faire la paix avec lui-même, son passé de criminel revient le mettre à l’épreuve.

Je pense que le problème de ce film est sa seconde partie qui manque cruellement de surprises. La première partie est plus intéressante car elle nous permet de creuser le personnage et de nous faire découvrir le quotidien de ce personnage qui semble avoir complètement raté sa propre vie. C’est un toxicomane, qui se retrouve à transporter de la drogue pour un patron qui ne veut pas vraiment son bien (et qui peine à le payer), c’est un homme violent, etc. Le film partait donc d’un bon sentiment mais rapidement, on se rend compte que sa construction manque cruellement de structure. Car le film a beau débuter de façon assez sympathique, il se termine de façon très étrange, donnant une impression d’inachevé et de facilité qui ne colle pas avec le début. Au début le film se veut trop complexe, ce qui laisse forcément une certaine forme de déception par rapport à la seconde partie. Je suis un très grand fan de ce cinéma britannique qui aime bien mettre en avant les problèmes de la société, sauf que Snow in Paradise n’est pas à la hauteur de mes attentes et des attentes qu’il créé au départ. On sent qu’il y a une réflexion et puis celle-ci disparaît complètement pour laisser place à quelque chose d’un peu trop facile et donc de pas très juste.

Le film ronronne donc énormément au fil des minutes qui passent. La mise en scène d’Andrew Hulme tente d’évoquer des tas de choses et elle finit par devenir chargée. Elle charge de l’émotion, de la rage, mais de façon très peu subtile et en tout cas, Snow in Paradise ne sait donc pas trop ce qu’elle doit faire pour surprendre dans le bon sens. Il y a certains plans séquences appréciables tout de même mais ce n’est pas forcément pour mettre en valeur les meilleurs aspects du film. Le problème c’est que ces idées de mise en scène arrivent dans la seconde partie du film et que ce n’est pas aux endroits les plus pertinents. A mon humble avis, le film aurait dû faire les choses autrement tout simplement. J’attendais beaucoup plus que ça de la part de Snow in Paradise et le résultat n’apportait rien de nouveau. L’idée va même dans le registre religieux avec la place de l’islam comme sauveur, sauf que c’est fait de façon assez peu subtile. Il y a un respect de la religion mais ce n’est pas suffisant car ils auraient dû creuser cette partie du film et en faire quelque chose de pertinent, pas un accessoire pour permettre de parler de la rédemption du héros. Car c’est un peu facile comment c’est amené et j’aurais apprécié que cela soit fait de façon légèrement différente.

Note : 4/10. En bref, un film qui veut trop en faire et qui finit par devenir confus.

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