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Critiques Séries : CSI Cyber. Saison 1. Episodes 2 et 3.

31 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : CSI Trilogie

Critiques Séries : CSI Cyber. Saison 1. Episodes 2 et 3.

CSI : Cyber // Saison 1. Episodes 2 et 3. CRASH / Killer en Route.


Beaucoup de gens reprochent à CSI : Cyber d’être une série kisch et d’être visuellement dépassée sauf que personnellement, je trouve que ce décalage avec son temps fait de cette série quelque chose de réellement amusant. Surtout qu’au delà de tout ça, la série a bien d’autres choses à nous offrir tout de même, notamment de par les thématiques approchées. Dans ces deux épisodes nous avons d’un côté les attractions à sensation et de l’autre une application qui a tout pour vous rappeler Uber. « CRASH » m’a fait penser un peu au troisième volet des aventures de Destination Finale. Il y a quelque chose d’assez proche dans cet épisode grâce à la scène d’ouverture. Le premier épisode prenait un cas peut-être un peu trop classique et pas assez intéressant. Celui-ci permet avant tout de nous rappeler qu’au fond le but de CSI : Cyber est d’être un spin off, de rappeler les cas de la série mère. Et l’on retrouve plutôt bien ces codes, que Anthony E. Zuiker avait déjà pu également mettre en scène dans Cybercrime, un téléfilm qu’il avait écrit pour Yahoo (et qui avait été découpé en plusieurs épisodes afin de donner une websérie). Cette dernière était tout de même plus inspirée que CSI : Cyber mais peu importe, l’avantage ici est que l’on a plusieurs personnages.

Et les intrigues traitées gardent aussi le côté intéressant qui fait CSI. Dans CSI ce qui est souvent intéressant c’est le meurtre et la façon dont les gens vont mourir. Pour le coup avec « CRASH » c’est un terrible accident de parc d’attraction. Cela devrait nous donner envie de ne pas remonter sur une attraction de ce genre là mais je prévois déjà dans ma tête de remonter sur la plus grande montagne russe d’Europe dans les mois à venir donc peu importe. C’est une affaire qui aurait très bien pu être dans la série originale si cela n’avait pas eu d’intérêt autour d’internet et des cybercrime. Car mine de rien, sans la notion de crime fait par internet, je pense que cette affaire aurait très bien pu être l’une des affaires d’un épisode classique de CSI. C’est loin d’être un reproche que je fais à CSI : Cyber mais c’est aussi loin d’être une qualité. La façon dont cela fonctionne pour cet épisode de CSI : Cyber est tout de même assez étrange parfois car l’on sent que le truc c’est que bien que les cybercrimes soient des choses intéressantes à traitée et un phénomène en pleine expansion, ce spin off est-il nécessaire ?

Je pense personnellement que oui. Tout n’est pas toujours très réussi et l’on a l’impression que ce ne sont que des cas qui auraient pu être transposé dans l’un des autres spin off de la série sans problème et sans trop se poser de questions. Le truc avec CSI et ses spin off c’est que les scénaristes ont créé des patrons d’épisode. Les épisodes sont construits de la même façon avec la même mécanique. C’est quelque chose que je ne peux enlever à la création de Anthony E. Zuiker et qui est diablement efficace, surtout pour écrire des épisodes qui ont des liens avec les autres séries sans pour autant que cela soit de la même série que les autres. Si cet épisode fait plus dans le sensationnel, le premier était beaucoup plus intéressant dans sa façon d’impliquer le « darknet ». Ici on a donc une mécanique qui sort très rarement des rangs et qui ne nous permet pas vraiment d’aller au delà. Patricia Arquette est quelqu’un que j’aime beaucoup et qui a toute sa place en tant qu’héroïne de CSI : Cyber. Quelqu’un a comparé le rôle de l’actrice à celui de Forest Whitaker dans le mauvais spin off d’Esprits Criminels. Personnellement, je ne mettrais pas les deux séries dans le même panier. Loin de là.

Avec « Killer en Route », la série permet de se pencher sur un phénomène actuel : celui des applications qui permettent de réserver des voitures avec chauffeur pour se faire conduire ici ou là. La façon dont cette affaire semble reprendre le principe de Uber m’a beaucoup plu mais cela m’a aussi rappelé un film mettant en scène un taxi de New York qui kidnappe ses victimes en les prenant comme client. Je ne me souviens plus du titre du film mais il me semble qu’il y a Morgan Freeman dedans. Peu importe, pour en revenir à « Killer en Route », l’introduction était ridicule et grotesque. C’est kitch à souhait et l’on a ici vraiment l’impression que CSI : Cyber n’a pas pris la température des années 2010 sauf que justement, cela permet au téléspectateur d’en rire (même si la série se prend au premier degré). Je n’ai pas besoin de prendre la série au premier degré constamment, simplement car le scénario veut se prendre comme tel. C’est en tout cas pas ma façon de penser. Cet épisode a beau avoir une introduction peut-être un peu ridicule, c’est avant tout un épisode assez bien construit dans sa façon de développer la suite de l’histoire.

En effet, cet épisode se concentre sur les dangers d’une tendance (en l’occurrence ici les applications comme Uber). Ce n’est pas la première fois qu’une série policière utilise une tendance pour la pervertir et en faire quelque chose pour un fait divers. L’idée de « Killer en Route » fonctionne donc sur la longueur de l’épisode. C’était aussi un épisode beaucoup plus fluide et ordonné que « CRASH » qui, au delà de son introduction, manquait cruellement de caractère. Les personnages de CSI : Cyber ne sont pas forcément très importants. Je pense à Nelson, Mundo et Krumitz. Chacun de ces personnages a beau faire partie de la mécanique de l’histoire, je trouve qu’ils n’ont pas forcément l’intérêt que la série devrait leur donner. C’est là que le bas blesse dans CSI : Cyber car elle ne semble pas tenter grand chose autour de ses personnages, simplement nous offrir des trucs très classiques, peu de relationnel, pour se concentrer avant tout sur le cas de la semaine et rien d’autre. C’est quelque chose qui a fait le caractère de certaines séries de Dick Wolf par exemple mais ce dernier a su se renouveler et moderniser ses productions comme cela peut être le cas avec la franchise Law & Order SVU qu’il a réussi à plus ou moins laisser telle qu’elle sans qu’elle prenne une ride ou encore celle de Chicago.

Note : 4.5/10 et 5.5/10. En bref, du classique correct mais sans plus.

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