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Critiques Séries : Cucumber. Saison 1. Episode 7.

9 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Cucumber

Critiques Séries : Cucumber. Saison 1. Episode 7.

Cucumber // Saison 1. Episode 7. Episode Seven.


Je dois avouer qu’après les évènements choquants de l’épisode précédent, je m’attendais à un épisode complètement différent. Il y a des moments troublants et surtout touchants mais globalement, cet épisode semble plus ou moins dire que la mort d’un proche n’est pas une fatalité, que la vie doit continuer et qu’il vaut mieux donc oublier plutôt qu’autre chose. C’est en tout cas comme ça que j’ai ressenti cet épisode et je dis bien ressenti. Il y a des tas d’idées cette semaine mais globalement, cela manque d’une certaine pudeur, ou en tout cas d’un truc qui m’aurait réellement pris aux tripes. Car rien de ce qui se passe dans cet épisode ne m’a pris aux tripes. Au contraire, je dirais que cet épisode n’a réussi à rien faire du tout si ce n’est à être égal à lui-même. Et j’en veux vraiment à l’épisode d’avoir été comme ça car bien que l’intensité du précédent était difficilement égalable, cet épisode manque cruellement de tout un tas de choses. De plus, cet épisode est aussi extrêmement frustrant sur sa façon d’amener certaines choses. C’est un peu comme si l’épisode précédent était une bonne cuite et une bonne soirée, et que cet épisode était la monstrueuse gueule de bois que l’on avait attraper le lendemain.

Car cela fait en plus de ça tout aussi mal. Bien entendu que le meurtre de Lance n’est pas oublié mais cela ne dure pas très longtemps et l’épisode préfère donc rapidement passer à autre chose, choisissant le meurtre de Lance pour permettre à Henry de passer à autre chose. C’est donc un épisode qui permet surtout aux gens de se retrouver et de discuter, notamment entre Henry et ses deux colocataires. Il va leur parler du fait qu’il n’a jamais rien fait, qu’il est toujours vierge en somme. Parler de la virginité d’un homme d’un âge comme celui-ci, je dois avouer que ce n’est pas facile et que Russell T. Davies a réussi à en faire quelque chose d’assez surprenant mais franchement, je trouve que cet épisode manque cruellement de surprises, comme si le scénario s’était tout d’un coup arrêté pour se demande où il en était dans son histoire. Le fil rouge de la saison, qui est donc le secret d’Henry, manque peut-être d’un peu de folie ou de forme pour parvenir à réellement nous surprendre. Du coup, on se retrouve avec un épisode assez médiocre, malin aussi mais médiocre. C’est étrange d’avoir un épisode qui peut être à la fois terriblement médiocre mais aussi curieusement intéressant.

Car au delà du fait que cet épisode est très maladroit dans sa façon d’amener certaines histoires, c’est aussi un épisode qui pose des questions sur l’amour, sur la mort de l’être aimé, sur la façon d’aller de l’avant (et son impossibilité), sur la réflexion sur soi, etc. C’est un épisode qui fait donc des choses intéressantes mais qui ne les fait pas aussi brillamment que j’aurais probablement pu l’espérer. Il y a également la rédemption de Freddie, si l’on peut l’appeler comme ça qui tente de se frayer un chemin. Freddie est quelqu’un qui n’est pas heureux, comme tous les autres personnages de Cucumber. Mais dans Cucumber le but n’est pas d’être heureux. On peut assumer sa sexualité mais être heureux est quelque chose de beaucoup plus complexe que le film tente d’expliquer sans prendre trop de pincettes. Cet épisode est donc bourré de tout un tas de choses qui nous donnent l’impression que la série a complètement déconcertée, qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même ou en tout cas quelque chose qui ne lui ressemble pas du tout. J’ai envie d’avoir l’espoir que le changement opéré avec cet épisode ne soit qu’un passage. Finalement, j’espère que le dernier épisode de la saison sera à la hauteur de mes attentes. Le contraire serait tout de même sacrément dommage.

Note : 4/10. En bref, un épisode qui donne une impression complètement à côté de la plaque. Dommage.

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