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Critiques Séries : Dig. Saison 1. Episode 3. Meet the Rosenbergs.

29 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Dig

Critiques Séries : Dig. Saison 1. Episode 3. Meet the Rosenbergs.

Dig // Saison 1. Episode 3. Meet the Rosenbergs.


La série évolue de façon très lente, surtout pour une série créée pour être une mini-série avec un début, un milieu et une fin. Si cet épisode permet à Dig d’évoluer légèrement, ce n’est toujours pas brillant. Au départ, Dig était prévue pour ne durer que 6 épisodes, puis USA Network a décidé d’en commander 10 sauf que les trois premiers épisodes suggèrent pour le moment que les épisodes supplémentaires gagnés par les créateurs de la série n’étaient là que pour répéter encore et encore ce que l’on avait déjà vu dans l’épisode précédent. Le truc c’est que la série prend énormément de temps pour faire des tas de choses qui n’ont pas nécessairement besoin de prendre autant de temps. On a donc l’agent Peter Connelly qui étudie enfin le journal qu’il a récupéré dans l’appartement d’Emma ce qui va l’emmener jusqu’à Jerusalem Heritage Center. Bien entendu, Dig ne fait pas grand chose de nouveau dans cette exposition et c’est bien dommage et se contente surtout de répéter des choses que l’on a déjà plus ou moins déduit ou que l’on sait depuis pas mal de temps maintenant. Le Détective Golan Cohen à côté de ça est quelque chose que j’apprécie également, et bien que lui et Peter aient eu besoin d’apprendre tout ce que l’on a appris dans cette partie de l’épisode, le problème de la série est la façon dont elle distille ses informations.

On a tellement de longueur d’avance sur les personnages de Dig que du coup, dès qu’ils se mettent à découvrir des choses, le mystère n’est plus là et le téléspectateur s’ennuie terriblement. Le problème avec le Jerusalem Heritage Center, c’est que Dig n’en fait pas grand chose de nouveau non plus. On a l’impression que la mécanique de la série est terriblement lourde. Comme si pour faire un pas, il fallait soulever des montagnes. Tim Kring est quelqu’un que j’apprécie pour ses idées car mine de rien Heroes c’était une bonne idée, de même que Touch (dont le pilote reste magnifique encore aujourd’hui) mais il n’a pas su transformer la bonne idée qu’il y avait derrière Dig, pourtant multi-exploitée ailleurs, afin d’en faire quelque chose de réellement intéressant. Yussef Khalid tente d’apporter quelque chose d’un peu plus intéressant à l’épisode mais justement, Dig a beau faire quelque chose d’intéressant, cela ne parvient pas à être intéressant sur la longueur. La relation entre Peter et Golan est peut-être l’un des trucs les plus intéressants qu’il y ait dans la série. Les voir travailler ensemble est quelque chose d’intéressant qui pourrait rapidement se transformer en comédie de potes, un peu comme ces comédies policières américaines que l’on voit chaque année défiler sur grand écran, avec plus ou moins de réussite.

Les mystères que Dig tente de nous introduire et auxquelles elle cherche des réponses, ne donnent pas vraiment de réponses non plus. C’est écrit de façon tellement fainéante que finalement, on finit par se demander à la fin des épisodes si l’on a vraiment appris quelque chose sur l’histoire même de la saison. La série n’a de cesse de se répéter : nous révéler des choses, puis faire en sorte que les personnages découvrent ce que l’on a déjà découvert bien avant. Alors cet épisode était cependant un peu plus fluide que les deux précédents, notamment dans sa façon d’ajouter un peu d’humour dans la relation entre Golan et Peter. Finalement, Dig nous offre l’occasion de voir les choses différemment grâce à quelque chose de plus léger mais cela n’en fait toujours pas une série réussie. Bien au contraire, j’ai l’impression qu’elle cache encore une fois le vide derrière tout ça. Le vide de Dig me sidère mine de rien car c’est une idée classique déjà vu dans tout un tas de films, dans compter que de s’inspirer d’un truc aussi facile que le Da Vinci Code n’est pas si difficile que ça. La religion, ses mystères, etc. Dig me rappelle le problème que connaissait le film Le Tombeau avec Antonio Banderas (et que certaines chaînes de la TNT adorent rediffuser à longueur d’années).

Note : 4/10. En bref, toujours aussi médiocre.

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