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Critiques Séries : House of Cards. Saison 3. Episode 2.

1 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #House Of Cards

Critiques Séries : House of Cards. Saison 3. Episode 2.

House of Cards // Saison 3. Episode 2. Chapter 28.


Le premier épisode de la saison manquait de quelque chose, ce dont cet épisode ne manque pas du tout et c’est de surprises. Dans cet épisode les Underwood sont au centre de l’épisode et pourtant, ce n’est pas une mauvaise chose. Au contraire, c’est la meilleure chose qui se passe dans cet épisode. John Mankiewicz, qui a pourtant participé à l’écriture d’épisodes de la seconde saison (qui ne sont d’ailleurs pas forcément les meilleurs), met ici en lumière les Underwood presque comme jamais. Nous avons d’un côté Claire qui veut son poste et que le Sénat doit approuver. Elle a envie elle aussi de toucher au pouvoir et d’avoir une place qu’elle mérite. Après tout elle aussi elle a travaillé, elle s’est même mariée pour la bonne cause de son ambition avec Francis, aussi impitoyable qu’elle. Je trouve tout de même très intéressant de voir à quel point Claire veut du pouvoir et n’a pas envie de se retrouver dans le rôle de la Première Dame. Elle a envie de faire quelque chose, de démontrer qu’elle peut faire autre chose que choisir la couleur des oeufs. Cet épisode va aussi mettre en lumière les faiblesses de Claire. Cette dernière n’a pas réussi à avoir son poste, tout cela à cause d’une erreur dans le discours qu’elle a tenu en sa faveur mais ce n’est pas grave, elle pense à la fin de l’épisode qu’elle peut retenter l’expérience et remonter en scelle.

Sauf que ce n’est pas aussi facile que ça, surtout quand à côté de ça Francis semble se moquer de ça. Les larmes de Claire à la fin de l’épisode c’est par rapport à l’indifférence de son partenaire de jeu et je trouve ça encore plus intéressant que si elle pleurait la mort de quelqu’un ou une séparation. Le pouvoir est la seule relation que les Underwood ont. Le reste est très différent et surtout très étrange. Durant cet épisode, une scène de sexe entre Claire et Francis m’a perturbé. Je ne m’attendais pas du tout à une telle scène qui a presque fini par me mettre mal à l’aise. J’avais envie d’être surpris avec ce second épisode, ce que j’ai été, mais cette scène va presque un peu trop loin à mon goût. Heureusement, c’est à prendre au second degré (en tout cas de mon point de vue), ce qui permet de nous amuser et de rappeler que House of Cards n’est pas une série qui se prend au sérieux tout le temps. John Mankiewicz l’a très bien compris, ce qui est parfait pour nous. Pour en revenir au reste de l’épisode, nous avons aussi Francis. Ce dernier a envie de se faire élire lors de les prochaines élections sauf que tout le monde sait qu’il est certain de les rater. Mais Francis est quelqu’un de malin, s’il tente de rallier tout le monde à sa cause dans un premier temps, il va surtout se rendre compte que ce n’est pas la bonne stratégie.

La bonne stratégie pour lui c’est de montrer durant son mandat qu’il est le parfait Président pour les américains. Il va alors prendre des mesures qui s’imposent et tout cela avec sa perspicacité. Le fait qu’il soit aussi intelligent dans sa manière de penser les choses prouve que Francis a une fois de plus une longueur d’avance. Pas une longueur d’avance sur tout le monde, notamment Doug qui voit très bien ce que prépare Francis. C’est d’ailleurs le seul personnage (ou presque) et émettre l’hypothèse qu’il est en train de balader tout le monde avec ses discours. Il balade donc aussi bien Seth que Danton. Ces deux là sont peut-être les personnages secondaires les plus utilisés de cet épisode et pourtant, j’ai l’impression qu’ils n’ont pas un très grand rôle. On peut le voir au travers du personnage de Seth par exemple. Sa petite visite chez Doug était un moment qui n’avait pas de grand impact mais qui était malgré tout nécessaire. Cela permet de voir que Doug n’est dupe de rien et surtout pas face à Francis. Francis tente donc de jouer au plus malin et cet épisode parvient réellement à lancer la saison. Il y a aussi le discours de Francis, particulièrement bien mené. Kevin Spacey nous fait vivre son discours et notre envie de le voir plus souvent derrière le pupitre grandi.

Il fait une vraie annonce : il veut créer du travail pour les 10 millions d’américains qui n’en ont pas. Ce n’est pas facile et pourtant, il va relever le défi. J’ai trouvé cette partie intrigante car de toute façon cela va façonner en grande partie la suite de la saison. La suite de la saison va devoir se concentrer là dessus et la façon dont Francis va tenter petit à petit de gagner la confiance du peuple américain. Tout le monde le voyait comme la pire des ordures ? Tant mieux car il a changé et il compte bien le démontrer. Il veut prouver qu’il est un bon Président, que même s’il est arrivé là sans que personne ne vote pour lui, il a mérité cette place et méritait bien de l’occuper encore un peu de temps. La décision de décalcifier une sale histoire de la CIA est une autre étape dans son discours. Il veut dire la vérité aux américains et il y a quelque chose de dur mais vrai. La triste réalité que Francis décrit dans son discours est celle que les américains connaissent aujourd’hui. Bien qu’il faille toujours se méfier de Francis, ce dernier est très malin. Finalement, cet épisode trouve donc une façon de donner à Francis et au reste un vrai coup de fouet bienvenu.

Note : 9/10. En bref, après un départ mollasson, la série peut enfin reprendre les hostilités dans un épisode solide en tous points.

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