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Critiques Séries : House of Cards. Saison 3. Episode 3.

2 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #House of Cards

Critiques Séries : House of Cards. Saison 3. Episode 3.

House of Cards // Saison 3. Episode 3. Chapter 29.


Cette semaine, Francis Underwood invite le Président Petrov, une sorte de Poutin version House of Cards, à la Maison Blanche. Je dois avouer que j’ai adoré cette rencontres, en grande partie car le face à face entre Kevin Spacey et Lars Mikkelsen est tout simplement jouissif. Ces deux acteurs vont très bien ensemble. Les méchants dans cette série sont parfois étranges, ou en tout cas difficile à cerner. Mais c’est en grande partie car tout le monde dans cette série peut-être un potentiel méchant. Petrov, le Président russe est un personnage intéressant car bien qu’il ait été choisi peut-être pour ses traits très russes et le fait qu’il nous donne parfois l’impression de voir Vladimir Poutin, ce n’est pas du tout Poutin pour autant. La rencontre est parsemée d’embuche. Francis a venir que Petrov se range de son côté, ce qui n’est pas facile, mais Petrov ne se laisse pas convaincre très facilement. J’ai adoré le moment où Petrov, juste avant une rencontre, dit à Francis qu’il ne va pas le soutenir dans ses histoires. Sans parler du moment où Francis plus loin, quand il embarque Petrov dans un bunker, parle face caméra du fait qu’il aimerait bien le balancer par dessus la rambarde et le tuer sans aucun remord, même si cela risquerait de déclencher une Troisième Guerre Mondiale.

Mikkelsen apporte quelque chose de nécessaire à House of Cards, surtout dans cette troisième saison. Il n’a aucun respect pour quoi que ce soit, capable de demander d’embrasser Claire simplement car il en a envie. Francis est à une période décisive de son existence alors qu’il tente de se faire apprécier du peuple américain. Ce n’est pas facile mais il veut entrer dans l’histoire, être celui qui a réussi à donner dix millions de boulots aux Etats-Unis sans le moindre problème, celui qui a réglé le problème du chômage en somme. La série avait développé quelque chose d’étrange l’an dernier, ne serait-ce que pour l’histoire avec Tusk et Garrett, mais Petrov de son côté a un charisme inéluctable qui s’impose dès son entrée dans l’épisode. On a tout de suite envie d’en voir un peu plus de ce personnage et dès que l’épisode nous l’introduit, j’ai presque trouvé dommage que l’on ne creuse pas plus parfois. Claire quant à elle est probablement le personnage le plus intéressant de cette saison. Avec ce que la série a déjà fait dans l’épisode précédent, je trouve que ce qui se passe dans cet épisode est tout simplement brillant. Elle tente encore d’accéder à une certaine forme de pouvoir elle aussi, ce qui n’est finalement pas si simple.

Mais qui est une excellente idée. L’épisode se permet également de se raccrocher à une certaine forme de réalisme avec la présence des Pussy Riot, et les mouvements qui critiquent la visite de Petrov sur le sol américain. C’est tout à fait le genre de choses que l’on pourrait attendre sur le sol américain su Obama voulait tenter de travailler main dans la main avec Poutin. Francis est donc presque au second plan dans cet épisode alors que Claire et Petrov prennent une place tout de suite plus importante et donc intéressante. La saison est en train de connaître ses changements et ses évolutions. Cet épisode tend à prouver que House of Cards est sur le bon chemin. Le premier épisode de la saison n’était pas suffisamment explicite sur ce que la série veut être cette année mais l’épisode précédent et celui-ci parviennent tout complément à nous donner envie d’en voir un peu plus. Je ne sais pas trop ce que la suite nous réserve mais sincèrement, rien que l’issue de cet épisode sur le petit discours de Francis tend à prouver que le changement c’est maintenant et que Francis n’est pas prêt à lâcher toutes ses belles promesses. Au contraire, il a juste envie que tout le monde l’aime suffisamment pour demander sa réélection (enfin, je suppose).

Note : 8/10. En bref, House of Cards continue sur sa lancée et nous surprend.

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