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Critiques Séries : Madam Secretary. Saison 1. Episodes 15 et 16.

20 Mars 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Madam Secretary

Critiques Séries : Madam Secretary. Saison 1. Episodes 15 et 16.

Madam Secretary // Saison 1. Episodes 15 et 16. The Ninth Circle / Tamerlane.


Madam Secretary n’est pas qu’une série géo-politique. En effet, elle a mis carte sur table dès le départ pour nous dire que la série était bien plus que ça. C’est aussi une série d’espionnage avec des histoires de taupe et c’est une histoire familiale qui met en scène la famille de Liz, à la fois enfants et mari avec tout ce que cela implique derrière. Dans « The Ninth Circle », nous allons avoir droit à quelques réponses au sujet de la mort de Marsh même si ce n’est pas forcément totalement le cas non plus. Ce qu’il y a d’intéressant dans cet épisode c’est la façon dont Madam Secretary nous présente les divers protagonistes et les exploite dans cette intrigue. Cette histoire, que l’on suit en grande partie depuis l’épisode précédent, est une occasion en or de faire évoluer Madam Secretary. Car la série est ambitieuse et veut nous démontrer à chaque nouvel épisode qui passe qu’elle n’a pas peur de parler de la politique américaine à la fois pour ce qu’elle a de plus intéressant d’un point de vue public et d’un point de vue plus secret. Car ce n’est pas qu’une série politique, c’est aussi une série d’espionnage comme je le disais plus haut. L’histoire de la taupe est là pour le démontrer. Cela me fait penser un peu à ce que State of Affairs a tenté de faire sans réussir complètement la tâche qui lui incombait (sauf sur quelques uns de ses derniers épisodes).

Barbara Hall a su diriger sa série de façon beaucoup plus vigoureuse dans cette seconde partie de la saison alors que le fil rouge prend tout de suite une ampleur démesurée. La façon dont Madam Secretary parvient à développer son histoire est très différent de ce que l’on avait pu voir auparavant et je pense que l’on es en face de ce qui est parmi les meilleurs épisodes de la saison jusqu’à présent. Cela me rappelle un peu l’évolution qu’avait pu connaître The Good Wife qui lors de ses premiers épisodes restait très classique et basique avant de se complexifier petit à petit et de nous offrir une seconde partie de saison beaucoup plus pertinente. La mort du prédécesseur de Liz est une intrigue très importante pour Madam Secretary qui a forcément droit à quelques idées développées de façon un peu facile mais les grosses ficelles ne sont pas trop visible ce qui permet de plonger au coeur de cette aventure sans trop être regardant. Tea Leoni parvient en plus de ça à démontrer qu’elle est la pierre angulaire de la série et que sans elle, Madam Secretary ne fonctionnerait pas aussi bien. Les personnages qui gravitent autour d’elle ont tous quelque chose d’intéressant et pas seulement pour les mystères qu’ils peuvent cacher (Juliet la première) mais aussi pour ce qu’ils peuvent apporter en termes de pièces au puzzle.

Isabelle n’est cependant pas très contente d’avoir été accusée d’être la taupe mais elle accepte un peu mieux la pilule après avoir appris la vérité sur Juliet. Pour cette dernière, c’était simplement une cause juste qu’elle défendait. La place du gouvernement turc dans cet épisode permet aussi à la série de montrer qu’il y a des enjeux géo-politique et que Liz n’est pas là que pour gérer des histoires de taupe ou des problèmes relationnels. La vidéo de la tentative de kidnapping de Samila Mahdavi par Brett et les autres agents permet forcément de créer un sentiment de panique et de balancer l’épisode dans une direction complètement différente. Le Président Dalton a une relation privilégiée avec Liz que j’ai parfois un peu de mal à cerner car elle est facile mais difficile à la fois. Mais ces deux épisodes sont aussi la preuve vivante que la série est en train de maîtriser de façon intelligente son univers, ses personnages et ses histoires. Je pense que l’on peut dire que Madam Secretary sait maintenant où est-ce qu’elle va. Forcément, la fin de ces deux épisodes laisse espérer quelque chose de nouveau. Par ailleurs, Liz parvient à installer petit à petit des choses différentes, placer des enjeux autour de la famille notamment (rappelant ce que The Good Wife a pu faire avec les enfants Florrick).

Elizabeth - « More like parameters. I think we're talking north of 40 with 35 as the floor for someone really spectacular. »
Henry - « I’m not Hugh Hefner. 40 is just fine. »
Elizabeth - « Good. »

Les ressemblances avec The Good Wife se font d’ailleurs de plus en plus ressentir. Je ne trouve pas que cela soit une mauvaise idée, d’autant plus que The Good Wife a su démontrer au fil des années que l’on peut maîtriser un univers large entre judiciaire, politique et familial. Les inspirations sont donc belles et bien présentes, ne serait-ce que du point de vue de la famille McCord. On a une femme émancipée qui a une place importante, et à côté un mari qui est bien plus installé dans sa vie professionnelle à la CIA, comme Peter. Ce côté charentaise n’a rien de mauvais, je dirais même que le plan-plan est une façon de maîtriser aussi les personnages.

Note : 7.5/10 et 8/10. En bref, la série a compris ce qu’elle est ce qu’elle veut être.

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