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Critique Ciné : Dark Places, gone girl

11 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Dark Places, gone girl

Dark Places // De Gilles Paquet-Brenner. Avec Charlize Theron, Chloé Grace Moretz et Nicholas Hoult.


Après l’excellent Gone Girl, un second livre de Gillian Flynn a été adapté. Sauf que cette fois-ci, Gillian Flynn ne s’est pas occupée du scénario. C’est Gilles Paquet-Brenner (Gomez vs. Tavarès, Les jolies choses), un réalisateur pas forcément ce qu’il y a de plus brillant qui s’est occupé du scénario et cela se ressent malheureusement dans la façon de découper le film. Si l’on retrouve certaines thématiques chères à Gillian Flynn, Dark Places n’a pas vraiment l’essence de cette écrivaine. C’est dommage car justement j’aurais bien aimé qu’ils nous offrent un spectacle bien plus passionnant, quitte à sortir un peu du livre mais alors pour nous rajouter de la tension intelligente et efficace. Gilles Paquet-Brenner fini son film au pipi, agrémenté de tout un tas de flashbacks peu reluisants donnant l’impression de voir un DTV déjà vu des dizaines de fois. Je me suis donc particulièrement ennuyé, sauf lors d’une scène où Charlize Theron a couru pour sauver sa vie dans les bois. C’est le seul véritable moment de tension du film. Dès que je vois le nom de Chloé Grace Moretz je devrais comprendre que ce film ne peut pas être bon. Car l’actrice a tendance à tirer les pires scripts ces derniers temps.

1985. Libby Day a huit ans lorsqu’elle assiste au meurtre de sa mère et de ses sœurs dans la ferme familiale. Son témoignage accablant désigne son frère Ben, alors âgé de seize ans, comme le meurtrier. 30 ans plus tard, un groupe d’enquêteurs amateurs appelé le Kill Club convainc Libby de se replonger dans le souvenir de cette nuit cauchemardesque. De nouvelles vérités vont émerger, remettant en cause son témoignage clé dans la condamnation de son frère.

Gilles Paquet-Brenner nous offre donc une mise en scène particulièrement sombre. J’ai eu l’impression que le réalisateur souffre d’une luminosité trop importante dans la cornée. Il fallait tout de même le faire pour vouloir faire un film aussi sombre. Visuellement certaines scènes sont donc très laides. J’aurais tellement aimé apprécier ce que l’on nous propose sauf que je n’ai tout simplement pas réussi à voir où est-ce qu’ils voulaient réellement en venir. Le scénario est quant à lui assez étrange. Il oscille entre le présent et le passé, sans que cela soit forcément très fluide car les flashbacks n’ont pas vraiment d’occasion d’être réellement intéressants. On a l’impression de voir encore et encore les mêmes types de flashbacks. Cela manque aussi cruellement de caractère. On a souvent l’impression que le film ne sait pas trop où est-ce qu’il va, qu’il est légèrement perdu entre tout ce qu’il pourrait être et ce qu’il n’arrive malheureusement pas du tout à être. Il y a un cruel manque d’échange entre les personnages et pourtant avec un casting assez sympathique dans son ensemble. Charlize Theron est une actrice que j’aime beaucoup mais sa prestation est tout de même sacrément dispensable. Je trouve quelle est vraiment décevante dans ce rôle car elle n’est pas aidée par le scénario qui ne lui accorde que peu d’intérêt.

Et l’actrice n’y met pas du sien non plus. L’intrigue suit cependant son court jusqu’au bout. C’est cousu de fil blanc et j’ai l’impression que l’adaptation est sacrément maladroite. Les flashbacks ne sont pas suffisamment bien mués au reste et l’on a donc l’impression que la mise en scène ultra pompeuse de Gilles Paquet-Brenner a pour but de nous offrir un film qui n’aurait probablement jamais dû sortir au cinéma. Il n’y avait pas suffisamment de matière là dedans (si ce n’est l’idée de le vendre comme le nouveau Gone Girl, sauf que cela ne fonctionne pas du tout). Sans compter que la façon dont ces flashbacks s’enchaînent rend le film incompréhensible par moment. Et le suspense qui est sensé être le moteur de ce film ne fonctionne jamais vraiment. On a l’impression que tout est fait pour nous donner envie de zapper. Sans pour autant être une tare, j’ai été jusqu’au bout sans trop de problèmes mais disons que Dark Places aurait vraiment pu être un très bon film et je n’ai malheureusement pas compris pourquoi c’était tout simplement aussi raté. Je cherche encore une vraie explication mais je ne l’ai pas. Si vous avez aimé Dark Places, j’aimerais comprendre ce que vous avez aimé.

Note : 3/10. En bref, un thriller cousu de fil blanc, capilotracté et terriblement ennuyeux dans ses va-et-vient passé présent plombants.

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Linavi 16/04/2015 09:09

Pour avoir lu le livre (juste après avoir vu et lu Gone Girl j'ai tellement adoré que j'ai enchaîné les 3 livres à la suite !! ), il me parait que le film respecte le livre.

En effet, le roman est constitué de chapitres qui alternent entre présent, du point de vue de la survivante, passé du point de vue du frère et passé du point le vue de la mère.
Difficile à mettre en film, cette alternance de point de vue à chaque chapitre et de temps.

Pour ce qui est de la fin, cela ne m'étonne même pas.
Hormis Gone Girl, je trouve que l'auteur a du mal à finir ses livres.

J'irais quand même le voir dimanche :)