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Critiques Séries : Allegiance. Saison 1. Episodes 8 et 9.

8 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Allegiance

Critiques Séries : Allegiance. Saison 1. Episodes 8 et 9.

Allegiance // Saison 1. Episodes 8 et 9. Secrets and Spies / Clean Hands.


Depuis l’épisode à Rome, Allegiance n’est plus du tout la même car elle tente des choses et parvient à créer des intrigues assez efficaces. C’est toujours aussi basique, simpliste mais cela fait étrangement mouche. Je dis bien étrangement car je m’attendais tout de même à ce que cela continue d’être ennuyeux. De retour de Rome, Alex peut enfin passer à la vitesse supérieure avec Michelle. Cette relation ne sort pas de nulle part mais elle n’a au premier abord pas de grand intérêt. Sauf que les scénaristes parviennent à faire quelque chose d’assez intéressant autour de cette relation. On a d’un côté Alex qui donne l’impression qu’il est puceau, qu’il n’a jamais couché avec qui que ce soit. Au second degré, j’ai trouvé ça assez drôle. Sincèrement, je ne pense pas que Allegiance soit une mauvaise idée. Bien au contraire, je pense que cette série parvient finalement à devenir passionnante au delà de ce son sujet de base (qui lui est assez sympathique mais qui n’est pas aussi bien traité que The Americans). Avec ces deux épisodes, Allegiance sort un peu des rangs afin de creuser un peu plus la relation que Alex entretient à la fois avec sa famille, ce qu’il sait de sa famille et ce qu’il tente de cacher aux autres. Il sait qu’il ne peut pas être totalement honnête avec Michelle mais il doit malgré tout l’être en partie.

Ce qu’il y a de bien également avec Michelle c’est le fait qu’elle cachait elle aussi quelque chose et l’on ne sait toujours pas vraiment à qui elle a voulu passer un coup de téléphone quelques heures avant de mourir. J’imagine bien qu’il y a quelque chose dans cette histoire qui ne tourne pas très rond et George Nolfi, qui n’est peut-être pas le scénariste le plus intelligent au monde, tente justement de faire quelque chose de l’histoire qu’il veut nous raconter. Ce n’est pas bête de faire une série de cet acabit en créant aussi un aspect dramatique plus fort. Je pense à la relation entre Alex et Michelle qui est un lien assez fort d’un point de vue émotionnel. La série traite d’ailleurs plutôt bien la mort de Michelle dans le sens où elle disparait, que Alex pourrait être accusé de son meurtre (alors qu’il n’a rien à avoir avec) et que la famille O’Connor est alors là pour l’épauler et l’aider à se débarrasser du corps et donc des preuves qui pourraient l’incriminer. Le seul problème c’est que Natalie a joue le rôle de Michelle à un moment donné et que cela pourrait rapidement remonter à la famille O’Connor d’ici la fin de la saison. Ce serait intéressant si Allegiance poussait le vice jusqu’ici. En tout cas, les scénaristes prouvent qu’ils ne sont pas si bêtes que ça et c’est quelque chose que j’apprécie.

La façon dont est géré le flux émotionnel de la mort de Michelle du point de vue d’Alex est un autre fait intéressant. Alex est quelqu’un qui se laisse très facilement submerger par ses émotions, peut-être est-ce un angle que Allegiance devrait utiliser plus souvent. La série l’exploite d’ailleurs tout au long de « Clean Hands » jusqu’à la scène finale où je suppose que Sam se doute que Alex a quelque chose à voir dans la mort de Michelle et tente de le faire craquer ou de le faire fauter (la façon il laisse un message n’est pas très subtile de toute façon). Si Alex est le type d’agents que l’on retrouve à la CIA ou au FBI, je me demande comment ils s’y prennent car c’est probablement l’un des agents les plus improbables au monde. Il n’a pas suffisamment de caractère, il n’a que son intelligence. Par ailleurs, dans le premier épisode parmi les deux, la série parvient donc à nous embarquer aussi dans les aventures des O’Connor père et mère. Katy et Mark, qui étaient des personnages importants au départ sont en train de petit à petit s’effacer afin de laisser beaucoup plus de place à leur fils, Alex. L’acteur a encore du travail à faire pour devenir vraiment bon mais il est en bonne voie.

Ce qui est tout de même dommage c’est que comme State of Affairs plus tôt cette saison (la série de Joe Carnahan), Allegiance montre un peu trop tard son potentiel. Elle a donc oublié de montrer qu’elle pouvait faire des choses bien plus efficaces dès le début. Le pilote était tellement automatique et ennuyeux que de voir le chemin parcouru jusqu’à ces deux épisodes permet de voir que George Nolfi avait une vision peut-être un peu trop longue de sa série alors qu’ils auraient très bien pu la rendre un peu plus intelligente et efficace auparavant.

Note : 6/10. En bref, les émotions de certains prennent le pas sur une histoire qui se densifie et dévoile un peu mieux son potentiel. Quelques facilités problématiques viennent cependant gâcher le plaisir, comme toujours.

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