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Critiques Séries : Banished. Saison 1. BILAN (UK).

28 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Banished

Critiques Séries : Banished. Saison 1. BILAN (UK).

Banished // Saison 1. 7 épisodes.
BILAN


Je me demande si en commandant Banished, BBC Two ne voulait pas son Black Sails. Banished ne raconte pas des histoires de pirateries bien entendu mais il y a une ambiance qui reste à peu près la même. Le premier épisode de Banished était sacrément mauvais. Disons que je n’avais pas trop compris où est-ce que la série pouvait aller et surtout ce qu’elle pouvait faire de ses personnages. L’empire colonial britannique est quelque chose de très intéressant d’un point de vue purement historique. Il y a énormément de choses à raconter et Banished décide de prendre une partie de l’histoire (en l’occurrence la colonie britannique en Australie) afin de nous en raconter de brèves aventures. Cela me rappelle un peu Black Sails et accessoirement Turn pour le point de vue purement historique. Deux séries qui ont une ambiance bien à elles mais qui ont aussi des similitudes de par leur volonté de raconter quelque chose qui s’est déroulé (ou qui a pu se dérouler). Jimmy McGovern (Moving On, Accused) n’est pas un mauvais scénariste tout de même car il a réussi à faire quelque chose de Banished mais pas dès le départ. La série se suit sur la longueur, au travers de ses rebondissements et de sa façon d’organiser l’histoire de façon intéressante.

Au 18ème siècle, la Grande-Bretagne décide d'installer une colonie dans la lointaine Australie, composée notamment de prisonniers et de criminels...

Il y a cependant quelque chose qui m’a frappé aux yeux en regardant Banished c’est le fait que cette série ressemble énormément à une pièce de théâtre. On a l’impression parfois que cette histoire coloniale est tout simplement une pièce de théâtre avec des acteurs sur scène qui nous racontent leur histoire. Jimmy McGovern a probablement du vouloir raconter quelque chose d’épique à la manière d’une bonne pièce de théâtre. Cela fonctionne surtout dans la seconde partie de la saison dès que les rebondissements commencent à faire leurs effets. Comme par exemple avec James Freeman dans l’épisode 1.05 quand on commence à remettre en cause sa loyauté quand il revient. Russell Tovey (Looking) est d’ailleurs plutôt convaincant dans ce rôle et je ne m’y attendais pas du tout. Par ailleurs, le dernier épisode de la saison, le 1.07, est tout ce dont on peut rêver quand on parler de théâtre. La scène de la pendaison est tellement jouissive. C’est un moment qui parvient à nous offrir un véritable spectacle vivant. Banished n’est pas une série dramatique comme les autres et c’est peut-être aussi pour cela qu’elle a mis énormément de temps à démarrer. Elle a eu ses moments de brillance mais aussi ses moments de doutes. Cette fin d’épisode est presque claustrophobique. Chaque nouvel épisode est à prendre comme une nouvelle aventure.

C’est là aussi l’une des vraies réussites de Banished. Dans sa façon de raconter les aventures, Banished ne cherche jamais à être grandiose. Elle utilise ses décors de façon intéressante mais ne nous offre pas de grandes batailles et de grandes scènes avec des milliers de personnages. C’est certainement dû au fait que les moyens de Banished ne sont pas ceux d’une autre série comme Black Sails par exemple, mais finalement il n’y a rien de mauvais d’un point de vue fondamental. Le seul problème de cette série c’est de ne pas toujours aller au bout de ce qu’elle semble vouloir nous raconter, comme si les personnages ne devaient pas avoir l’ambition qu’ils doivent avoir et comme si finalement le but de cette série n’était pas toujours de faire ressortir le meilleur des personnages. L’univers est sympathique car il est léché par les décors, l’ambiance manque énormément d’énergie et peut-être aussi de construction. On ne peut pas en vouloir à Banished de ne pas être parfaite, surtout qu’elle reste une série assez intelligente malgré tout. Notamment dans son utilisation du côté théâtral. Je reste donc partagé entre une série inventive qui cache ses faiblesses derrière une structure narrative intéressante (sans être totalement novatrice) et une série qui n’a pas suffisamment d’ambition ou en tout cas les moyens de ses ambitions.

Note : 5/10. En bref, avec des premiers épisodes assez mal fichus, la série prend son envol petit à petit.

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