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Critiques Séries : Bates Motel. Saison 3. Episode 5.

9 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Bates Motel

Critiques Séries : Bates Motel. Saison 3. Episode 5.

Bates Motel // Saison 3. Episode 5. The Deal.


Je me demande parfois comment on peut reconnaître un brillant épisode de Bates Motel. Cette série a déjà délivré de très bons épisodes au fil des saisons mais il est difficile de faire des liens entre tous ses meilleurs épisodes, sauf peut être le fait que Norma joue un rôle très important. Que cela soit seule ou bien dans la relation qu’elle entretient avec son fils (comme durant la saison 2 où la relation a été développée à son paroxysme quand cette année elle est plus ou moins de côté). Ce que j’apprécie dans « The Deal » c’est le fait que la série parvient à nous surprendre. A l’issue de l’épisode précédent, la relation entre Dylan et Norman était terminée, elle ne pouvait plus être comme avant et au début de cet épisode, quand Norman dit qu’il a tout dit à Norma au sujet du fait que Dylan garde son oncle caché dans la forêt, Dylan n’a pas vraiment compris ce qui se passait. Ce que le téléspectateur comprend (en tout cas moi) car il sait quelque chose que Dylan ne sait pas, c’est que Norman pense l’avoir dit à sa mère car une partie de lui pense être Norma. C’est clairement l’une des choses les plus fascinante dans cette série et cela fonctionne à la perfection. Jusqu’à la confrontation entre les deux frères où Dylan annonce à Norman qu’il n’a rien dit à sa propre mère pendant que Norman assure qu’il a bien dit quelque chose.

La famille Bates est complètement barrée, dysfonctionnelle à souhait et en toute logique, on est en droit de se demander comment cela peut empirer. Car on a l’impression à chaque nouvel épisode que l’on vient d’atteindre les bas fonds de cette famille jusqu’à ce que durant cet épisode on se rende compte qu’il peut arriver encore pire à cette famille. Bates Motel est un série intelligente (bien que construite sur la base d’un livre et d’un film qui a marqué la pop culture américaine pour toujours et qu’il soit donc difficile de ne pas faire de comparaisons) car elle a su regarder le personnage de Norman Bates comme jamais aucune des suites de Psychose (car il y a eu 2 suites avec Anthony Perkins dont une qu’il a lui-même réalisé et un remake de Gus Van Sant, dispensable à souhait) n’a réussi à le faire. Bates Motel a capturé l’esprit du film d’Alfred Hitchcock et a réussi à se l’approprier de façon très intéressant. On n’a pas l’impression de voir une série différente du film et pourtant les époques sont totalement différentes. La façon dont Bates Motel parvient à conserver l’esprit des années 60 (les lieux, la façon un peu désuète de s’habiller, la voiture de Norma, etc.) tout en nous embarquant dans les années 2010 est impressionnant. L’autre intérêt de cet épisode c’est finalement de voir Norman se transformer de plus en plus en schizophrène où sa seconde personnalité serait celle de sa propre mère.

La scène de la robe est donc passionnante et surtout fascinante. C’est la première référence à Psychose depuis un petit bout de temps maintenant et c’est une excellente référence. Cela permet de voir que l’on se rapproche de plus en plus de Psychose et de l’univers du livre. Ce prequel au film aurait pu être l’une des pires idées de toute l’histoire des séries et pourtant, c’est probablement l’une des meilleures idées de prequel/remake de film en version série qui ait été faite (peut-être avec Fargo qui est là aussi une brillante adaptation mine de rien). Je n’ai pas beaucoup parlé de Norma et pourtant c’est l’un des personnages les plus importants de cet épisode. La façon dont elle perd petit à petit les pieds est intéressant, surtout quand on voit à quel point sa relation avec le shérif est si forte. Norma a peur (il faut dire que le début de l’épisode a tout fait pour l’effrayer) mais elle ne veut pas le montrer car Norma est comme ça. C’est une femme forte qui sait ce qu’elle veut. On voit cependant à la fin de l’épisode qu’elle a énormément de mal à garder les pieds sur terre, même si elle a l’aide de son shérif préféré. Nestor Carbonell a une place importante dans cet épisode car il démontre dans cet épisode grâce à énormément de scènes où il reste silencieux (tout passant par ses expressions faciales) qu’il est l’un des éléments les plus importants de cette série.

Je pense que Norma et Romero est l’un des meilleurs duos de l’histoire de Bates Motel. Bien mieux que bien d’autres duos (Norman/Dylan, Norman et sa meilleure amie, etc.). L’issue de cet épisode autour de Dylan et Norman est peut-être un peu trop facile à mon goût mais cela reste un élément intéressant et important dans la série malgré tout. En tout cas, je trouve que les scénaristes ont su délivrer une très belle dernière scène, car elle permet de remettre Caleb sur la table, de délivrer de nouveaux enjeux pour la suite de la saison et de conclure une partie de l’histoire. J’adore Vera Farmiga et la façon dont la série tente de conclure une partie de l’histoire de celle-ci est extrêmement intéressant. Sans sa mère Norman ne peut qu’être encore plus perdu qu’il ne l’est actuellement.

Note : 10/10. En bref, brillant.

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