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Critiques Séries : CSI Cyber. Saison 1. Episodes 4 et 5.

16 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : CSI Trilogie

Critiques Séries : CSI Cyber. Saison 1. Episodes 4 et 5.

CSI : Cyber // Saison 1. Episodes 4 et 5. Fire Code / Crowd Sourced.


Ai-je droit de dire à quel point je suis sidéré de voir des scènes comme la scène d’ouverture de « Fire Code ». Disons que parfois je me demande si au fond CSI : Cyber n’est pas une sorte de parodie. La série se prend tellement au sérieux qu’elle ne laisse jamais l’occasion aux personnages de sortir un peu des rangs et donc de nous amuser sans problème. Le manque cruel de second degré est à mon humble avis quelque chose d’important. Avec « Fire Code », nous avons donc des feux qui sont orchestrés depuis le deep web, par des gens qui envoient des codes informatiques qui créé des feux. C’est tout de même assez drôle mais CSI : Cyber me rappelle parfois un peu ce que Michael Mann a tenté de faire avec Hacker. Les deux se ressemblent énormément mais la série de CBS a un casting moins prestigieux et une mise en scène un peu moins sympathique que celle de Michael Mann. Les deux se prennent au sérieux et les deux racontent des histoires bien souvent un peu tirées par les cheveux dans leur façon de s’orchestré. Visuellement, Hacker avait même des scènes où l’on plongeait au coeur d’une carte mère et de puces informatiques, ce que fait également CSI : Cyber (comme elle pouvait le faire quand elle nous montrait la façon dont quelqu’un a été tué comme dans une autopsie).

Mais j’aimerais revenir sur la scène d’introduction où James Van Der Beek court comme un fou afin de rattraper un suspect. On aurait probablement pu croire qu’il allait réussir à l’arrêter mais un geek semble être plus rapide que lui (il serait temps pour l’acteur de retourner à la salle de sport je suppose). Mais comment est-il arrêté ? Simplement par Patricia Arquette qui débarque avec son gros 4x4 et ouvre sa portière afin de l’assommer. La scène est particulièrement drôle et pourtant, la série ne semble pas vouloir faire de cette scène un élément humoristique. CSI : Cyber devrait assumer son côté un peu kitch et ses éléments les plus amusants. Patricia Arquette est une actrice qui a énormément de temps et qui peut être bonne dans le registre du second degré. Elle n’a malheureusement pas l’occasion de le démontrer ici. La série nous offre avec cet épisode tout un tas de scènes assez simplistes et une enquête qui s’avère ne pas être si mauvaise que ça. Ce n’est pas ce que j’ai pu voir de puis passionnant pour autant, la faute à un manque cruelle de surprises dans le scénario. On passe aussi un peu trop de temps dans les bureaux sans réellement nous parler de cyber-crimes. On préfère nous parler de tout un tas d’autres choses, brasser trop d’air à mon goût.

Heureusement tout de même que visuellement CSI : Cyber continue de nous offrir ce qu’elle sait faire de mieux : ces écrans en forme d’hologrammes qui apparaissent à l’écran. C’est quelque chose qui visuellement n’est pas très original mais fonctionne malgré tout très bien. Par ailleurs, je dois avouer que Bow Wow me fait un peu rire dans cette série. Ce n’est pas un mauvais acteur mais passer du monde du hip-hop à CSI : Cyber c’est tout de même assez drôle. Dommage que son personnage ne soit pas suffisamment intéressant. Il y a une idée pour développer son personnage dans cet épisode, dans ses interactions avec les autres (notamment avec Avery qui ne remet pas en cause la place de ce dernier dans l’équipe). Les problèmes relationnels de Mundo ne sont pas forcément ce que je préfère. La série a énormément de mal à gérer les histoires personnelles de chacun et les romances ce n’est pas vraiment mon truc, surtout dans une série comme celle-ci. Elle n’est pas construite de la bonne façon pour se permettre ce genre de choses. « Crowd Sourced » est un épisode encore une fois qui nous permet d’explorer tout ce qu’une série policière de crimes.

Pour le coup, dès le départ on a l’impression de voir une intrigue de série policière classique comme Les Experts peut nous en offrir des dizaines chaque année. C’est dommage de ne pas avoir cherché à en faire quelque chose de différent. Certes, le fait est que la bombe se déclenche uniquement par rapport au nombre de téléphones qu’elle peut sentir autour d’elle c’est sympathique mais la série n’en fait pas forcément grand chose et c’est à mon humble avis le véritable problème de cet épisode. La scène d’introduction dans le cinéma n’est pas non plus très intéressant. J’ai eu l’impression de voir quelque chose que j’avais déjà vu en mieux ailleurs, dans un précédent épisode de Les Experts ou d’un des dérivés. Je sais que je peux parfois être exigeant mais cela provient du fait que j’ai vu énormément d’épisodes de séries policières et que j’ai donc énormément de mal à être impressionné. La reconstruction de l’explosion dans l’épisode aurait pu être une nouvelle façon de voir les choses visuellement mais finalement c’est l’une des scènes les plus laides de l’épisode. CSI : Cyber tente alors aussi encore une petite dose d’humour, enfermant Bow Wow dans cette pièce de reconstruction de scènes de crime.

C’est un élément que l’on a déjà vu dans une autre série policière dont j’ai déjà oublié le nom où il y avait un logiciel qui permettait d’analyser la scène de crime afin d’en faire une reconstruction visuelle (et nous permettre de comprendre ce qui s’est réellement passé). Le vrai intérêt de cet épisode est ce que l’épisode tente de nous apporter sur le passé d’Avery. Un flashback vient alors nous raconter qu’elle a vu le symbole que les hackers utilisent. L’affaire de la semaine est donc très classique et ne sort pas vraiment du lot. Dommage car je suis certain qu’un truc de ce genre là aurait très bien pu avoir une véritable originalité et nous surprendre. C’est en tout cas comme ça que je le ressens.

Note : 5.5/10 et 4/10. En bref, CSI : Cyber est une série qui pourrait être tellement plus intéressante si elle abandonnait certaines de ses mauvaises idées.

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