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Critiques Séries : Fast & Furious 7, jusqu'au bout de la route

4 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critiques Séries : Fast & Furious 7, jusqu'au bout de la route

Fast & Furious 7 // De James Wan. Avec Paul Walker, Vin Diesel et Michelle Rodriguez.


Dans un premier temps, j’aimerais dire à quel point je suis bluffé de voir que l’on ne voit pas si souvent que ça que Paul Walker a été absent durant une grande partie du tournage. Certaines des scènes tournées après sa mort sont assez bluffantes mine de rien. En tout cas, peu importe les adieux faits à Paul Walker me hantent encore aujourd’hui. C’est un très bel hommage que le film lui rend à la fin du film, les adieux de Toretto à celui qu’il considérait comme un frère. C’est un peu Vin Diesel qui parle d’un de ses meilleurs amis et en l’occurrence Paul Walker. Ce septième opus de la franchise Fast & Furious 7 prouve une fois de plus que la sérialisation de la saga était une excellente idée. Cela permet d’avoir des épisodes de deux heures jouissifs qui nous racontent des choses de façon épisodiques tout en conservant malgré tout un côté fil rouge au fil des films car cela reste important d’avoir de la cohérence entre les personnages. En tout cas, Fast & Furious 7 est une petite réussite dans ce sens là et Chris Morgan (Gang Related, Fast & Furious 3, 4, 5 et 6) a vraiment su retranscrire la narration d’une série dans ce genre de films. C’est aussi la preuve que la limite entre cinéma et série est toujours aussi étroite depuis quelques années maintenant.

Dominic Toretto et sa "famille" doivent faire face à Deckard Shaw, bien décidé à se venger de la mort de son frère.

Le fait de nous donner l’impression de voir à chaque nouvel opus de Fast & Furious, un nouvel épisode de série, est une excellente nouvelle. En tout cas, on voit bien à l’écran que cela fonctionne très bien avec des nouveaux enjeux, de nouvelles idées et surtout des personnages qui évoluent. Ce nouveau film vaut en grande partie pour la prouesse de l’ensemble. C’est à prendre dans sa globalité et pas de façon détaché. Le scénario est indissociable de la mise en scène et cette dernière du jeu des acteurs. Fast & Furious 7 prouve donc que cette franchise est un tout. Après un sixième volet décevant, celui-ci est bourré de second degré ce qui permet de véritablement passer un agréable moment, au milieu de toute cette action qui ne fait qu’équilibrer la légèreté ambiante. A chaque nouveau volet, on a l’impression que la franchise tente de repousser certaines limites des courses de voiture et tout ce que l’on peut faire avec ces dernières. Pour le coup ce sera un saut entre 3 immeubles à Abu Dhabi et un saut dans les airs depuis un avion. Ce sont deux scènes impressionnantes qui délivrent parmi les meilleurs moments du film. James Wan prend quant à lui le flambeau laissé par Justin Lin.

Je dois avouer que je l’attendais au tournant car James Wan ne pouvait pas rater cet opus. Il n’a pas dénaturé la franchise et à au contraire embrassé les codes de cette dernière. Le film s’emballe alors au travers de cette mise en scène qui en fait des caisses pour le meilleur. Tout cela est aidé par un film qui ne se prend jamais au sérieux, enchaînant des gags plus ou moins mémorables (du plâtre de The Rock au clin d’oeil de Kurt Russell). C’est ce genre de choses qui fait aussi le succès de cette franchise et dont le quatrième volet manquait par exemple (trop axé sur le retour de nos héros préférés et donc sur les émotions des retrouvailles). Le casting de Fast & Furious 7 continue d’être dantesque avec l’arrivée de Jason Statham tout simplement brillant dans le rôle du méchant. Si je le maudis d’avoir détruit (et conduit) deux Aston Martin, son personnage mérite de revenir. J’imagine déjà une évasion digne de celle de Wo Fat dans Hawaii Five 0, les deux sagas se ressemblent de toute façon énormément de ce point de vue là. Et l’arrivée de Kurt Russell, fana de bière belge (et Fast & Furious 7 ne se prive pas de faire de la promo pour Corona en parallèle) qui garde une attitude « cool » tout au long du film.

J’ai hâte de le voir dans le prochain volet. Cet épisode est aussi une façon de dire au revoir à Paul Walker et pas seulement au travers de la fin mais tout au long du film. En effet, le film nous prépare petit à petit au départ de l’acteur avec minutie. On nous parle du fait que sa vie de famille est quelque chose d’important, qu’il ne pourra plus raccrocher après avoir appris qu’il va avoir un second enfant, une fille. Tout cela est un peu facile d’un point de vue scénaristique mais cela participe à rendre à la fin de l’épisode toute ses belles émotions. Car oui, c’est comme la fin d’un épisode de série. On a envie de revenir car même sans cliffangher, ce « farewell », à la B.O. maîtrisée, prouve encore une fois que Fast & Furious est une franchise qui n’est pas prête de mourir (deux volets sont encore en cours de préparation).

Note : 9/10. En bref, très attendu, Fast & Furious 7 n’a pas déçu. Surtout sur sa façon de sortir Paul Walker de la franchise, un dernier hommage grandiose sur un dernier plan magique.

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