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Critiques Séries : Hiding. Saison 1. BILAN (Australie).

4 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Hiding

Critiques Séries : Hiding. Saison 1. BILAN (Australie).

Hiding // Saison 1. 8 épisodes.
BILAN


Matt Ford (SLiDE) a créé une série qui avait largement de quoi m’intéresser. En effet, l’idée que l’on suive une famille sous le coup de la protection des témoins, c’est quelque chose qui m’a tout de suite accroché. A raison d’ailleurs car le premier épisode, sans être parfait ou ce qu’il y a de plus original était globalement assez réussi dans son ensemble. Ni une ni deux, j’ai donc eu envie d’aller au delà de ce premier épisode (dont je vous ai déjà parlé il y a quelques semaines). Je l’ai fait sans problème au début jusqu’à ce que la série devienne parfois un peu ennuyeuse, la faute à un scénario qui manque de surprises et de rebondissements. Matt Ford avait une bonne histoire entre les mains mais peut-être pas suffisamment de matière pour en faire 8 épisodes. Car cela se tient assez bien à un certain moment et puis tout d’un coup on s’ennuie légèrement car justement le film ne nous raconte plus rien de bien passionnant. Troy est un père de famille que j’ai un peu de mal à cerner mais qui n’a pas vraiment une vie facile, à la fois professionnellement (où il va se retrouver à cause de ça sous la protection des témoins) mais aussi personnellement (sa relation avec sa femme et ses enfants se dégrade petit à petit). C’est sur ce dernier point que Hiding réussi le mieux. Peut-être car Matt Ford sait c’est que c’est que de raconter un drame familial. Il prend en tout cas de bonnes résolutions avec son histoire et parvient à en faire quelque chose d’intéressant.

Le scénario ne permet pas toujours de délivrer quelque chose de touchant (alors qu’il y avait matière à l’être) mais ce n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus important. Le plus important dans ces huit épisodes est de raconter comment une famille peut se reconstruire ailleurs quand elle n’a plus ses attaches, les gens qu’elle connaît pour l’aider. Cela va très rapidement évoluer, surtout quand les enfants vont commencer eux aussi à faire quelques bêtises (car il faut bien que les problèmes arrive à un moment ou à un autre) ou que la mère va devenir le personnage le plus important de Hiding. Mine de rien, Troy a beau être le responsable de tout ce qui arrive à sa famille, ce n’est apparemment pas le personnage le plus important. Je pense que c’est une excellente nouvelle que de plonger tout le monde dans ce sentiment de peur constante même si leur vie semble se dérouler plus dans la joie que dans la peur. Je personnage que je préfère dans cette série c’est Mitchell. Lincoln Younes (Love Child, Summer Bay) que j’avais déjà pu voir dans d’autres fictions, parvient à incarner son personnage de façon à ce que l’on ait envie de croire et d’avoir de la compassion pour son histoire.

C’est aussi l’un de ces personnages qui permet à cette histoire de famille dysfonctionnelle de ne pas trop nous donner l’impression qu’il n’y a rien à raconter. Car j’ai par moment eu l’impression que Hiding ne savait pas du tout quoi nous dire. C’est difficile de parler de la reconstruction d’une famille sans passer par quelques scènes clichés (notamment celles du vilain qui cherche à traquer la famille et qui ne le fait pas avec la plus grand finesse). On sent que dès que Hiding se concentre sur la traque, sur ce qui se trame en parallèle de l’aventure familiale, cela ne fonctionne qu’à moitié. Le problème c’est que l’on n’arrive tout simplement pas à croire à ce que la série vient nous raconter. Petit à petit tout le monde cherche à se trouver une place sans pour autant laisser derrière ses vieux démons. Troy n’a pas envie de mourir, il a aussi envie de protéger sa famille. La scène finale est tout de même une scène de tension assez importante. Cela ne m’a cependant pas donné envie de voir une saison 2. La conclusion de cette scène pourtant bonne dans son ensemble casse tout ce qui est installé auparavant. On a l’impression que cela s’est terminé en tire bouchon sans queue ni tête alors qu’ils auraient très bien pu nous embarquer sur quelque chose de beaucoup plus tendu, notamment sur le suspense qui n’existe même pas.

Note : 5/10. En bref, malgré une bonne idée de départ et quelques bonnes scènes, globalement cette première saison de Hiding est assez médiocre, prenant le chemin de quelques facilités pour combler le vide. Reste alors le drame familial, plutôt réussi dans son ensemble.

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