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Critiques Séries : Safe House. Saison 1. Pilot (UK).

25 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Safe House

Critiques Séries : Safe House. Saison 1. Pilot (UK).

Safe House // Saison 1. Episode 1. Pilot.


On n’avait pas vu Christopher Eccleston depuis le début de la saison 1 de Fortitude, en somme depuis très peu de temps. La base même de Safe House est très étrange. Disons que comme pitch, on ne peut pas faire plus curieux que ça. On ne sait pas vraiment de quoi cela va parler, tout en sachant en partie les enjeux qu’il y aura derrière. Le but de ce thriller psychologique, un genre dont les britanniques ont le secret ces derniers temps, est de nous raconter une histoire qui va changer la vie de personnages et pas dans le bon sens. La nouvelle série d’ITV (Broadchurch) permet de retrouver un Christopher Eccleston bougon, intense et étrange à certains moments mais c’est clairement lui qui tient toute la série sur ses épaules. Difficile de voir qui d’autre pourrait tenir la série sur ses épaules de toute façon. C’est un acteur brillant qui prouve à chaque nouvelle production dans laquelle il apparaît, qu’il est un personnage important dans qui la série ne pourrait tout simplement pas être aussi bon. C’est d’ailleurs le problème de Safe House qui, sans lui, aurait probablement été un peu fade à mon goût. Je ne dis pas que la série n’a pas de qualités mais sa performance apporte un petit plus, quelque chose qui nous permet de voir ailleurs et plus loin que ce que l’on a sous les yeux. En tout cas c’est intense et ce même si l’histoire n’est pas toujours parfaite.

Un couple décide de transformer leur maison d'hôte en safe house.

Dans ce premier épisode, il incarne donc le rôle de Robert, un ex police, qui a déménagé à Lake District afin de débuter une nouvelle vie après qu’un témoin sous sa protection ait été assassiné. Forcément, Robert n’est pas le personnage le plus heureux du monde et Eccleston délivre donc la performance dont Safe House a besoin. La série nous plonge petit à petit dans le mal-être du héros et c’est d’ailleurs l’une des vraies forces de cette série jusqu’à ce que les choses prennent une dimension différente dans la seconde partie. La première partie de l’épisode sert donc de développement sous-jacent et la série prend son temps. Peut-être un peu trop d’ailleurs ce qui ne permet pas de prendre la température comme on pourrait le souhaiter. L’avantage c’est la seconde partie de l’épisode, une fois que l’on a cerné qui est qui et surtout ce que la série veut réellement nous raconter. Et ce n’était pas facile à deviner au premier abord. Les scènes de natation et de sport en général ne sont pas très importante, elle permet juste de contempler la vie actuelle de notre personnage. L’histoire de cette fameuse « Safe House » qui donne son nom à l’épisode est forcément là pour apporter un peu piment, permettre à Robert de reprendre plus ou moins du service (sans l’avouer tout de suite).

C’est très classique, un peu formulé à certains moments. On retrouve alors des choses qui font échos à bien d’autres séries du genre comme The Missing par exemple (qui était un très bon exemple de série policière) et bien d’autres séries britanniques de ces dernières années. Safe House est donc pour le moment sympathique comme tout mais pas brillante. J’ai envie d’en voir plus sans pour autant que cela soit ce que j’ai le plus envie de voir. Côté cliffangher, Safe House ne nous laisse pas avec le suspense le plus insoutenable qu’il soit. Bien au contraire, on retrouve donc tout un tas de choses qui prennent leur temps pour se mettre en place. Je ne sais pas combien d’épisodes sont prévus mais je suppose qu’il doit y en avoir 6 ou 8 grand maximum, donc il va falloir que dans le prochain épisode les choses s’accélèrent sinon ils risquent probablement de me perdre en cours de route. Mais je suis aussi convaincu que Safe House a du potentiel, que ce thriller psychologique peut nous rappeler certains thrillers du genre provenant de pays scandinaves. Et puis je ne suis pas sûr qu’il faille passer à côté de Christopher Eccleston dans un rôle qui lui va, une fois de plus, comme un gant.

Note : 5/10. En bref, pas mal mais cela pourrait être encore mieux.

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