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Critiques Séries : Spotless. Saison 1. Episodes 9 et 10.

15 Avril 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Spotless

Critiques Séries : Spotless. Saison 1. Episodes 9 et 10.

Spotless // Saison 1. Episodes 9 et 10. Episode Nine / Episode Ten.
SEASON FINALE


Spotless est une série que j’ai attendu au tournant pas mal de fois tout au long de cette première et courte saison. En seulement 5 salves on a déjà pu voir l’intégralité de cette série. J’ai pris mon temps pour regarder ces deux derniers épisodes que je n’ai même pas regardé l’un à la suite de l’autre. J’avais envie de suivre un rythme qui me convienne afin de conclure une première saison qui n’a pas toujours su me séduire complètement. Il y a donc des faiblesses dans cette série mais la conclusion est d’une simplicité débordante. Spotless reste fidèle à elle-même dans ces deux épisodes, offrant une conclusion à la fois attendue et efficace. En tout cas, c’est maîtrisé du début à la fin avec quelques couacs ici et là sans que cela ne soit vraiment problématique. Au contraire, c’est réussi dans la plupart des cas de figure. Le seul problème que je pourrais noter dans ces deux épisodes c’est le monde d’idées pour une saison 2. Il y a du cliffangher, de la suite dans les idées, sauf que ce n’est pas suffisamment fort. Je suppose que l’on va avoir le droit à une seconde salve d’épisodes dans quelques années (car l’on sait que Canal + et les saisons annuelles ce n’est pas trop son truc) mais je ne sais pas ce qu’ils vont bien pouvoir mettre dedans. Il y a une partie de l’histoire qui trouve une conclusion (le frère de Clay notamment que ce dernier va pendre comme il se doit à la fin).

Mais ce n’est pas suffisant. J’aurais bien aimé que la série puisse enfin prendre conscience de son potentiel, qu’elle l’exploite un peu plus. Surtout que le personnage de Clay est sensé être le grand méchant, le grand manitou, et pourtant il reste un peu trop calme à mon goût. Si Brendan Coyle brille bien entendu par sa prestation, le personnage manque parfois de développements. Le truc c’est que Spotless est une série qui a tellement de potentiel qu’il est dommage de la voir rester un peu trop dans son petit monde et ne pas vouloir en sortir. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti au travers de ces deux épisodes qui, comparés aux deux premiers épisodes de la saison, n’offrent pas grand chose de nouveau si ce n’est un semblant de conclusion à une partie de l’histoire. J’apprécie tout de même la construction de ces deux épisodes qui tentent d’apporter un peu de paix aux frères Bastière. Après avoir survécu à sa petite aventure avec Clay, Jean a envie maintenant de retrouver une vie normale. A la fois pour le bien de sa famille, mais aussi pour son propre bien. La façon dont la saison a fait évoluer le personnage de Jean est tout de même très intéressant, notamment car l’on voit à quel point Spotless a su transformer Jean. C’était un père de famille, engoncé dans une vie professionnelle à problèmes qui n’avait pas trop de potentiel d’évolution quand on voit à quel point ils avaient des problèmes pour remplir les caisses.

Puis une opportunité s’est présentée car Martin avait besoin de l’aide de son frère afin de faire disparaître un corps, qui s’est soldé par la suite par la disparition de plusieurs corps et au fil des épisodes d’autres corps encore. Sauf que Jean et Martin n’avaient pas la même vision du business qui s’est créé et de l’opportunité qui s’est présentée à eux. Le truc c’est que Martin n’était pas forcément contre l’idée de poursuivre alors que Jean était plutôt dans une démarche totalement différente. J’ai trouvé assez drôle le fait que Julie découvre qu’il l’a trompée alors que Martin révèle à son frère son aventure avec Sonny. C’est très étrange de voir les choses se goupiller dans ce sens là mais après tout, ce n’est pas si étrange que ça. C’est même assez compréhensible. L’aspect romancé de Spotless n’a jamais été le plus important dans la série, préférant tout le reste entre la mafia et les cadavres à découper ou les scènes de crimes à nettoyer. Spotless n’était pas suffisamment gore à mon goût pour me prendre aux tripes (même si certaines scènes sont assez violentes et parviennent donc à me donner potentiellement envie d’en voir plus). Dans le dernier épisode, Martin suit Victor et sa filature va l’emmener à l’atelier de Julie où se fait passer pour un client. Les choses ne vont pas tarder à dégénérer.

Si le premier épisode était une mise en place assez ronronnante du dernier épisode de la saison, le dernier est bien plus efficace. Il impose tout de suite une certaine forme de rythme et parvient même à nous offrir une vision des choses qui me plaît énormément. En tout cas, je ne sais pas forcément quoi attendre de la suite, ce que j’ai vu dans ce dernier épisode est moins bancal que beaucoup d’autres épisodes de la saison. C’est une conclusion parfois tordu mais souvent pleine de suspense, en somme ce qu’il faut attendre d’une comédie noire comme celle-ci. On sent dans cet épisode les influences britanniques (on peut citer Bons Baisers de Bruges parmi d’autres, mais aussi Bienvenue au Cottage et des tas de comédies noires britanniques en tout genre). Je retiendrais aussi de cette saison Denis Ménochet que je ne connaissais pas forcément énormément avant Spotless et qui est assez bluffant de par tous les nuances qu’il amène au personnage de Martin. Marc André Grondin reste fidèle à lui-même du début à la fin sans vraiment s’octroyer de faux pas pendant que Brendan Coyle fait du mieux qu’il peut pour nous donner quelques frissons mais la prestation qu’il délivrait déjà dans Downton Abbey est assez similaire.

Note : 5.5/10 et 6.5/10. En bref, conclusion réussie.

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