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Critique Ciné : Area 51, petits hommes verts

19 Mai 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Area 51, petits hommes verts

Area 51 // De Oren Peli. Avec Sandra Staggs, Glenn Campbell et Jelena Nik.


On n’avait pas vu Oren Peli derrière la caméra depuis le premier volet de Paranormal Activity. Après avoir lancé la mode des films en found-footage, Oren Peli revient donc avec un film qui sort un peu du registre des Paranormal Activity afin de parler des petits hommes verts. Sincèrement, avant de garder ce film, j’étais parti défaitiste en me disant qu’il ne pourrait pas faire mieux que son premier Paranormal Activity car tout ce qu’il a fait depuis avec cette franchise est souvent difficile à avaler. Mais peu importe, je me suis alors lancé dans cette toute nouvelle aventure et rapidement, l’univers est assez bien dépeint. En effet, l’univers est celui d’une bande d’amis qui ont envie de se faire quelques frayeurs afin de découvrir ce qui ce cache dans la fameuse Zone 51 qui est sensée être le lieu de la rencontre entre les américains et les aliens. C’est un lieu qui a hanté pas mal de légendes et qui a aussi délivré de brillants épisodes de X-Files autour des petits hommes verts, notamment lors de la première saison de la série. En choisissant ce sujet là, Oren Peli aurait très bien pu se casser la pipe et tomber sur un os. Après une introduction à Las Vegas bon enfant entre Hooters et soirées arrosées, le film peut enfin commencer.

L'histoire de Area 51 suit trois adolescents que leur curiosité amène à pénétrer dans la mystérieuse " zone 51 ", une base de l'armée de l'air américaine perdue dans le désert du Nevada...

Car pour entrer dans le coeur du sujet, il fallait bien nous donner envie de suivre ce groupe de personnages. Tous ne sont pas forcément intéressants mais ce n’est pas un problème étant donné que ce ne sont presque que des accessoires afin de nous faire vivre une expérience devant la caméra. Le principe de la caméra embarquée n’est pas gadget et est utilisé de façon judicieuse. On est donc bien loin de ce qui s’était passé avec la plupart des films en found-footage depuis quelques années (Projet Almanac est probablement le dernier en date où le procédé ne sert strictement à rien et alourdit même le film). En l’occurence ici c’est tout le contraire, cela permet aussi de garder une sorte de « vision secrète » des choses, comme si ce que faisait cette bande d’adolescents n’était pas du tout légal et qu’ils étaient sur le point de découvrir quelque chose de très surprenant. On suit alors plusieurs étapes dans leur préparation (notamment une longue scène de tension assez fabuleuse dans une maison, mais je ne vous en dis pas plus) et même si le film reste très classique dans son utilisation du procédé et que l’horreur pourrait presque devenir prévisible, on se fait avoir malgré tout.

Une fois à la Zone 51, les choses changent légèrement. Area 51 devient un film un poil plus mystérieux et donc moins dans le feu de l’action. On découvre des tas de choses étranges et rapidement le film devient la vision d’Oren Peli des petits hommes verts, de leur science et de ce qui se cache dans cette fameuse Zone 51. C’est fascinant par moment car c’est ingénieux et cela semble plausible. Il garde aussi certaines influences probables à lui (notamment sur le design d’un certain objet culte et sa vision d’une créature connue) mais en ajoutant un poil de modernité là dedans. Le seul truc que je regrette tout de même avec ce film c’est qu’il n’ait peut-être pas forcé un peu plus sur le sentiment horrifique. Il s’installe à de nombreuses reprises et certaines scènes sont même assez efficaces, mais globalement j’aurais peut-être aimé être un peu mieux servi. Finalement, les fans d’Oren Peli seront satisfaits de le retrouver derrière la caméra. Voilà un film de found-footage qui use certes des mêmes choses mais qui utilise le procédé au service du film et pas l’inverse qui est devenu l’une des dérives de cette mode. Ce film a cependant mis du temps à accoucher, étant donné qu’il est en gestation depuis presque 5 ans et que le pitch a évolué plusieurs fois et qu’il a été tourné… il y a près de 4 ans.

P.S. : N’oubliez pas la scène post-générique.

Note : 5/10. En bref, un film d’horreur honorable qui ramène Oren Peli derrière la caméra.

Date de sortie : inconnue

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