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Critique Ciné : Lazarus Effect, sérum diabolique

18 Mai 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : Lazarus Effect, sérum diabolique

Lazarus Effect // De David Gelb. Avec Mark Duplass, Olivia Wilde, Donald Glover et Evan Peters.


Je sais être indulgent avec certains films d’horreur en grande partie car ils peuvent être originaux ou efficaces dans leur façon de mettre en scène l’horreur, autant j’ai du mal à trouver de très bons films d’horreur avec des sujets qui sont d’apparence originaux. Je pense que malheureusement, tout le monde sera d’accord pour dire que Lazarus Effect est du pire acabit, alors qu’il y a pourtant énormément de potentiel pour faire beaucoup plus dans cette typologie de films entre l’expérience scientifique qui dérape et le rapport à l’Enfer. Sauf que le scénario tarabiscoté de Luke Dawson (Spirits) et Jeremy Slater (Les 4 Fantastiques (2015)) ennui plus qu’il le fait frissonner. Le point de départ n’est pourtant pas totalement dénué d’intérêt, notamment car j’aime bien l’idée d’un chien un peu fou dont on n’arrive pas à comprendre les motivations diaboliques. Mais le problème c’est que Lazarus Effect n’est jamais rien qu’un thriller médical qui n’arrive pas à assumer son côté horrifique et qui ne terrifie donc jamais son spectateur. J’aurais préféré que le film soit une expérience qui tourne mal, qu’il s’assume en tant que tel, plutôt qu’il tente de lorgner sur un terrain qu’il ne maîtrise pas du tout.

Une équipe de chercheurs universitaires découvre comment ramener les morts à la vie. Ils n'imaginent pas ce que leurs expériences vont déclencher.

Car le terrain horrifique de Lazarus Effect est mal exploité. On a l’impression de se retrouver avec ce qui se fait de plus fainéant dans le registre de l’horreur, se concentrant sur un ou deux scènes sympathiques et pensant que cela suffira au spectateur. Sauf que ce n’est pas suffisant. La première partie du film est pourtant plutôt bien et l’horreur qui s’installe semble prometteuse. Puis, le scénario a énormément de mal à se renouveler et n’a de cesse de ramer pour trouver une sortie à une histoire qui devient de plus en plus longue et ridicule au fil des minutes qui passent. Car la seconde partie de ce film est justement là où le bas blesse, là où tout part en cacahuète. On se retrouve alors avec quelque chose de grand guignolesque, sans grand intérêt avec une réflexion de bac à sable alors que le film n’a eu de cesse de nous raconter une histoire très scientifique dans sa première partie avec des justifications à n’en plus finir. Puis tout d’un coup plus rien, le film baisse les bras, comme si les scénaristes ne savaient déjà plu quoi nous raconter et qu’ils tentaient alors tant bien que mal de recoller les morceaux tout en donnant à Olivia Wilde la part belle étant celle qui revient à la vie et donc le danger public numéro un du laboratoire.

Si le choix de faire un film à mi chemin entre le thriller scientifique, la réflexion religieuse sur l’au-delà et l’entre-deux, etc. et quelque chose d’un poil plus classique et bourré de clichés est certainement ce qu’est Lazarus Effect, la mise en scène de David Gelb (Lethargy) n’aide pas vraiment. Le choix de confiner tout le monde dans le même lieu, dans ce laboratoire, sans permettre aux personnages d’en sortir, est un choix parmi tant d’autres qui semble assez bien fonctionner dans son ensemble. En tout cas, je regrette que ce film n’ait pas réussi à aller au delà de sa première partie honorable afin de délivrer une suite logique et passionnante. Le twist final manque lui aussi cruellement de surprises, laissant place à une vacuité assez terrible. Ensuite, Lazarus Effect a énormément de mal à secouer le spectateur au fond de son siège. On finit par moment à regarder l’heure afin de se demander si au fond une scène d’horreur pourrait arriver vers la fin du film. Il n’en est rien, la fin du film est même tout ce qu’il y a de plus illisible alors que Lazarus Effect tente de justifier ses idées finales par des explications foireuses (le sérum notamment en fait partie).

Note : 3/10. En bref, après une première partie honorable, la seconde fourre le film au bord du précipice. Désastreux.

Date de sortie : 11 mars 2015

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