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Critique Ciné : The Forger, de grand père en petit fils

17 Mai 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : The Forger, de grand père en petit fils

The Forger // De Philip Martin (IV). Avec John Travolta, Abigail Spencer et Christopher Plummer.


Ce qu’il y a de plus dramatique avec The Forger c’est que John Travolta semble avoir perdu les bons scripts de films dans lesquels il a pu jouer par le passé. L’acteur n’est pas brillant mais c’est un nom connu du cinéma et pourtant, The Forger est tout sauf une bonne nouvelle pour lui. Je savais très bien dans quoi j’allais m’embarquer en regardant ce film mais je ne m’attendais pas du tout à ce que cela soit aussi rasoir et décevant. Le film mélange alors tous les poncifs du film d’escroquerie et de faussaire, tout cela avec un peu de drame familial baveux pour enrober le tout. Sauf que voilà, ce n’est pas très bon malheureusement et c’est bien le plus gros problème de ce film. Philip Martin (Suspect numéro 1) met tout cela en scène avec une telle nonchalance qu’il est difficile d’aller au bout sans ressentir le film passer minutes après minutes. C’est ennuyeux et encore, si c’était le seul problème je crois que ce ne serait pas si mal que ça. J’aurais bien tenté d’être indulgent sauf que cela ne peut malheureusement pas fonctionner comme ça. Le script de Richard d’Ovidio (The Call, The Blacklist) perd rapidement de son intérêt dès l’introduction qui nous donne déjà des indices sur le fait que le film ne va pas être très passionnant et encore moins palpitant.

Trois générations de voleurs, le grand-père, le père et le petit-fils, font équipe pour un dernier gros coup...

The Forger n’a pas besoin de nous offrir des scènes d’action à tire larigot sauf que si seulement il y avait de bonnes scènes dramatiques. Le film cherche à développer la relation entre John Travolta et son fils sauf que justement, il n’y a rien de bien intéressant là dedans, car la relation entre les deux personnages est terriblement superficielle. Rien que la scène où les deux tentent de créer des liens au travers de la peinture est d’une longueur exécrable. Et le problème c’est que The Forger est bourré de scènes de ce genre là. Mais si ce n’était que ça le problème, alors le film pourrait rester honorable. Sauf que John Travolta cabotine tellement qu’au bout de quelques minutes, on n’arrive pas à croire à son côté peintre escroc. Il faut dire que cela ne vaut pas du tout Matt Bomer dans White Collar qui lui sait peindre des faux mais avec une certaine classe. Là, John Travolta se contente de faire la moue et de froncer un front figé par le botox. Le pauvre, il n’est vraiment pas aidé par ses opérations de chirurgie esthétique. Son visage figé ne permet donc pas de faire passer des émotions, ce qui aurait été intéressant dans un film de ce genre là. Mais en lisant le script, le casting a dû perdre foi en la possibilité que The Forger puisse être un bon film.

Côté mise en scène, Philip Martin semble être quelqu’un de dépressif. La mise en scène est d’une fadeur. On a l’impression à chaque scène que le réalisateur est déjà en train de se pendre avec les câbles vidéo du plateau de tournage. Cela aurait pu être inspiré, un poil plus rythmé, mais il se contente de filmer tout cela avec un regard morne. Ce qui se ressent à l’écran au travers d’une grain grisâtre, se ressent aussi au travers du jeu des acteurs et du scénario. A côté de John Travolta, Christopher Plummer donne l’impression de jouer une sorte de Michael Caine du pauvre (et encore, je suis gentil) pendant que le reste du casting cabotine en long et en large. D’années en années, je continue à me faire avoir par de mauvais films de ce genre là mais c’est aussi dans ce genre de moments que j’en découvre des sympathiques alors bon, je continue de tenter. Mais The Forger donne l’impression qu’il a été fait par des gens son Prozac qui ont énormément de mal à cerner les envies du spectateur. Personnellement, quand je regarde un film je n’ai pas envie d’avoir l’impression de regarder le film le plus long et le plus ennuyeux du monde qui ne raconte presque rien et qui se contente de reprendre des tas de choses qui fonctionnaient ailleurs sauf ici…

Note : 2/10. En bref, un film dépressif de bout en bout.

Date de sortie : Directement en DVD

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