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Critiques Séries : X-Files. Saison 4. Episodes 13 et 14.

27 Mai 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : X-Files

Critiques Séries : X-Files. Saison 4. Episodes 13 et 14.

X-Files // Saison 4. Episodes 13 et 14. Never Again / Memento Mori.


L’histoire du cancer de Scully est forcément une intrigue importante dans l’univers de X-Files et sincèrement, c’est aussi l’une des meilleures intrigues de la saison. Ces deux épisodes font parti des meilleurs Peut-être même que je pourrais dire que « Memento Mori » est l’un de mes épisodes préférés de X-Files, en grande partie car il parvient à nous plonger dans les pensées de Scully avec une telle fluidité que l’on ne s’ennuie jamais. C’est sans compter sur tout ce que la série parvient à faire avec Mulder (entre autres) en parallèle. Mais commençons par « Never Again », un épisode de Glen Morgan et James Wong. C’est d’ailleurs l’un des rares épisodes que les deux scénaristes ont écrit cette saison et aussi l’un des meilleurs de cette dernière. Cet épisode est l’occasion de montrer Mulder sous un angle assez étrange dans le sens où ce n’est pas nécessairement l’angle que X-Files a pour habitude de nous offrir. Dans sa façon de dépeindre Mulder d’une façon légèrement différent, la série fait quelque chose d’assez merveilleux et inattendu. C’est un épisode qui ne cherche pas pour autant à déconstruire l’univers de la série. Mais cet épisode n’est pas vraiment celui de Mulder mais plutôt celui de Scully et donc de Gillian Anderson (avant que « Memento Mori » ne soit l’épisode de Mulder qui cherche Scully et de Scully au bord du gouffre.

Rob Bowman impose encore une fois son visuel au travers de ces deux épisodes qui pourraient être réellement deux épisodes liés, presque un double épisode (qui n’en est pas vraiment un). La scène finale de l’épisode 4.13 est probablement l’une de celles que l’on a envie d’oublier où Mulder devient le personnage le plus abjecte qui soit, moquant la condition de sa coéquipière avec qui il partage pourtant tellement de choses depuis le début de la série. En tant que dernier épisode écrit par le duo de scénariste pour le compte de la série, je pense que l’on a eu ici ce que X-Files peut faire de mieux, sans pour autant tomber non plus dans ce qu’ils avaient pu faire par le passé dans le registre horrifique. Non, cet épisode veut avant tout nous plonger dans l’univers des personnage. Cet épisode veut donc nous plonger petit à petit dans l’univers de Scully, laissant complètement de côté Mulder (ce qui me donne presque envie de justifier son comportement à la fin de l’épisode qui pourrait être la façon pour les scénaristes d’exprimer le fait qu’ils ont donner la part belle à Scully avec ses petits problèmes de santé - qui ne sont pas si petits - pendant que Mulder est presque secondaire). Mais ce n’est pas totalement non plus ça. Après le twist de l’épisode précédent (l’épisode du Superbowl), c’est facile de comprendre ce que va faire cet épisode.

Mais même si cet épisode est presque prévisible dans sa façon d’utiliser la mécanique de la série et de nous embringuer dans l’histoire de Scully et de son cancer, X-Files veut justement que l’on ait l’impression qu’il n’y a pas de place pour la mécanique de la série. C’est aussi une façon de parler de la dépendance qu’il y a entre Scully et Mulder et dû fait que cette dépendance a parfois une partie un peu plus sombre et cachée. Cet épisode ne veut pas faire évoluer la mythologie de la série, plus les relations entre les personnages. C’est une belle façon pour ces deux scénaristes de dire au revoir à une série qu’ils ont aidé à grandir au fil des années. Nous avons aussi l’occasion de voir une Scully complètement paumée, alors que ce n’est pas vraiment ce qu’elle fait habituellement. Elle est plutôt là pour nettoyer le bazar de Mulder et là pour le coup, quelque chose de différent est tenté. C’est aussi un épisode qui choisi de nous emmener dans une relation, celle que Scully entretient avec Ed. Pas le meilleur choix qu’il soit, d’autant plus que l’on sait que tout est déjà maudit dès le départ. Le fait que Scully se sente impliquée dans l’histoire d’un étranger est tout de même étrange pour la série, surtout que ce n’est pas typique du personnage. C’est donc un épisode étrangement structuré pour X-Files et parfois, je me demande si au fond la série n’est presque pas une sorte d’anthologie qui aime bien bousculer la dynamique dès qu’elle en a l’occasion.

Et fait revenir des personnages histoire de garder une certaine cohésion entre les arcs narratifs. Donner de l’espace à Scully pour parler de ses frustrations de la vie est quelque chose d’important pour elle et pour le téléspectateur car c’est l’occasion pour le personnage d’enfin dire haut et fort ce qu’elle pense vraiment. C’est l’une des forces de X-Files et de l’utilisation de son duo de héros et héroïne. Par ailleurs, pour la petite anecdote, cet épisode devait être réalisé par Quentin Tarantino avant que la Director’s Guilde of America, association des réalisateurs américains, ne l’en empêche. C’est tout de même dingue. Quentin Tarantino aura cependant eu l’occasion de réaliser un épisode de série avec l’un des meilleurs doubles épisodes de l’histoire de Les Experts (5.24 et 5.25). De plus, la voix de Betty que l’on entend dans l’épisode est celle d’une actrice connue : Jodie Foster (Panic Room, Flight Plan). Dans « Memento Mori », les choses sont fluides là aussi et permettent de faire suite de façon logique et efficace. Co-écrit par Chris Carter, Vince Gilligan, John Shiban et Frank Spotnitz (rien que ça), cet épisode en pouvait pas rater le coche et surtout les conséquences de l’épisode précédent. Dans cet épisode, Scully se retrouve dans un hôpital. On ne sait pas trop ce qu’il faut attendre mais tout semble se passer plutôt bien.

Jusqu’à ce que les radios de Scully montrent qu’elle a une tumeur cancéreuse dans le cerveau. Si l’on décrit le cancer de Scully comme incurable, Mulder refuse de le croire et n’a pas envie qu’elle baisse les bras. La voix off de Gillian Anderson a une vertu assez intéressante dans cet épisode car elle parvient à imposer quelque chose de complètement différent. En latin, le titre de l’épisode veut dire « souviens-toi que tu est mortel » et je crois que la voix off n’est pas un meilleur symbole pour porter le titre de l’épisode. Cet épisode permet de voir le retour de la mère de Scully (alors que son frère, Billy Jr devait faire une apparition finalement coupée au montage - il apparaîtra à nouveau pour la première fois dans le final de la saison 4 -). Pour en revenir à cet épisode, c’est celui de Scully certes mais aussi celui de Gillian Anderson. Cette dernière brille encore et encore. Il y a quelque chose de poétique dans cet épisode, mais aussi d’étrangement ésotérique. On voit que la série veut nous plonger dans son univers de façon différente, et nous offrir une vision peut-être un peu plus religieux (et donc croyante) de la série. La croyance a toujours été une thématique forte dans X-Files, mais pas d’un point de vue religieux. Plus d’un point de vue scientifique (pour Scully surtout) mais aussi du point de vue de la croyance aux extra-terrestres (pour Mulder principalement même si Scully s’est laissée convaincre au fil des saisons).

L’histoire des jumeaux est peut-être un peu excentrée par rapport au reste mais c’est pourtant parfait. Cela me rappelle quelque chose de beaucoup plus récent dont X-Files a probablement dû être l’inspiration quand Olivia Dunham se fait kidnapper pour des expériences en tout genre dans Fringe. Cette dernière a souvent été puiser dans X-Files pour s’inspirer et je crois que ces deux épisodes sont l’une de ces sources d’inspiration (même si Olivia n’a jamais vraiment été malade à proprement parler). Cet épisode fait partie de mes préférés de la série et est probablement mon épisode préféré de la saison est je m’en souviens comme si c’était hier. Je me souviens que lors de cet épisode j’ai été ému aux larmes par la condition physique de Scully. J’avais peur qu’elle meurt car à cette époque je pensais que n’importe qui pouvait mourir, même des personnages importants. Je n’étais pas encore très informé sur les séries et comment cela fonctionne, j’étais jeune et innocent. Par ailleurs, c’est aussi un épisode qui nous offre une scène brillante avec l’homme à la cigarette qui se retrouve face à Skinner. Le pauvre, ce dernier ne méritait pas de se retrouver encore une fois face à l’homme à la cigarette, surtout que ce dernier est le parfait diable dans cet épisode. Pour la petite anecdote, Gillian Anderson a gagné l’Emmy Award de la meilleure actrice dans une série dramatique grâce à cet épisode.

Note : 10/10. En bref, deux très solides épisodes de X-Files avec dedans l’un des meilleurs épisodes de la série, « Memento Mori ». 

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