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Critiques Séries : HAPPYish. Saison 1. Episodes 8 et 9.

30 Juin 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #HAPPYish

Critiques Séries : HAPPYish. Saison 1. Episodes 8 et 9.

HAPPYish // Saison 1. Episodes 8 et 9. Starring Rene Descartes, Victor Frankenstein and HRH the Princess of Arendelle / Starring Mr. Mike, Joseph McCarthy and Alfred Bernhard Nobel.


Faire un épisode qui se moque ouvertement de La Reine des Neiges et surtout de « Let it Go » était une excellente idée. C’est ce qui est arrivé à l’épisode 1.08 de HAPPYish. Cet épisode a réussi à nous offrir un spectacle assez délirant. J’ai toujours adoré Lee dans cette série et dans cet épisode, elle va dire à quel point elle en a marre d’entrer cette chanson qui entre dans la tête de tout le monde. Les répliques de cet épisode sont très inspirées dans ce sens là alors que l’une des amies de Lee va même dire à quel point elle en a marre d’écouter cette chanson au risque de se suicider à cause de ça. Sans parler de la contre chanson de « Let it Go » que Kathryn Hahn chante à la fin de l’épisode dans un clip aussi fabuleux que kitch. C’était justement ce genre de choses dont HAPPYish avait besoin alors que ces derniers temps elle n’utilisait pas forcément les sorties du cadre dans le meilleur sens. Quoi qu’il en soit, l’idée de se moquer de cette chanson était un choix judicieux qui va aussi permettre de critiquer le film sous la houlette du scénario, disant à quel point il trouve ce film mauvais (et c’est Lee qui aura droit à la ligne de dialogue bien amusante, forcément). Quoi qu’il en soit, cet épisode est aussi l’occasion de rappeler que Thom n’est peut-être plus celui qui est le coup.

En effet, alors qu’ils sont encore sur Coca Cola, Thom arrive avec une idée bien à lui, qu’il défend particulièrement bien sauf que ce n’est pas cette idée de nostalgie que va vouloir transmettre l’agence. Après tout, Coca Cola n’a de cesse de jouer sur cette nostalgie ambiante autour de ses bouteilles en verre d’autrefois et tout ce que cela pouvait impliquer. Le fait que la publicité mythique de Coca Cola des années 70 ait été reprise dans l’épisode précédent était un choix judicieux, qui permet aussi d’arriver à une conclusion ici : l’innovation est reine. Mais cela permet aussi de rappeler que Thom n’est plus aussi jeune qu’avant et que ses idées ne sont pas forcément les meilleures pour une société comme Coca Cola qui cible justement les nouvelles générations qui n’ont pas encore réussi à se fidéliser à la marque. Du coup, c’est là que Gottfrid entre dans la danse. Ce dernier parvient à prouver qu’il a une très bonne idée. En prenant les fameux « Moments de bonheur n°X à partager », la série reprend une vraie histoire de campagne puisque cette campagne de Coca Cola a réellement existé. Pas nécessairement comme Gottfrid semble la décrire au premier abord mais elle a malgré tout existé. Et je trouve que c’est une autre bonne idée que HAPPYish peut avoir de faire des liens avec la réalité.

Sans compter que la confrontation avec Thom reste amusante. Le reste de l’épisode ne donne pas forcément beaucoup de place aux autres personnages comme Jonathan ou encore Debbie. Ces derniers sont au second plan d’un épisode qui n’a clairement pas besoin d’eux pour avancer. Je trouve cependant dommage que HAPPYish n’ait pas voulu creuser un peu plus l’histoire de La Reine des Neiges pour en faire quelque chose d’encore plus fou, quitte même à sortir complètement du cadre le temps d’un épisode (même si HAPPYish le fait déjà en partie avec cette partie de son intrigue). C’est aussi là qu’entre en ligne de compte d’autres intrigues sous jacente qui n’ont pas forcément de grand intérêt. Cela permet peut-être de poser des questions sur le fait d’être mère et d’avoir parfois envie de faire un matricide car son enfant a une obsession pour quelque chose qui vous énerve au plus haut point. C’est la seule question posée véritablement dans cet épisode. Le second de la salve était beaucoup plus décevant. Alors qu’un collège de Thom est mort, ce dernier remet en cause sa place dans le monde de la communication. Il n’a plus envie de faire ce métier qui ne l’intéresse plus.

C’est forcément la grande question du futur dernier épisode de la saison (qui sera aussi le prochain). Si HAPPYish a très peu de chances d’être renouvelée pour une saison 2 (avec des audiences assez médiocres pour la première saison, voire parfois même catastrophiques), je pense qu’elle a pourtant encore énormément de belles choses à nous raconter. C’est dommage qu’elle ne soit pas un succès et ce même si l’épisode 1.09 est très décevant. Le gros de cet épisode se concentre encore une fois sur la querelle d’idées incessante entre Gottfrid et Thom. Le client de la semaine c’est l’armée américaine et elle a besoin d’une belle et bonne campagne afin de donner envie aux américains de s’engager dans l’armée. Pas facile. Gottfrid a alors une idée : créer la peur en disant que la guerre a été gagné mais le terroriste existe encore. Si cet épisode passe presque mal avec l’affaire de Charleston, au fond c’est aussi un débat intéressant sur les dérives et les limites de la publicité. Faire peur aux gens est quelque chose qui peut fonctionner mais dans le cas de l’armée, cela peut aussi être à double tranchant et créer la panique (et donc créer un climat d’insécurité de partout dans le pays). Sauf que Gottfrid pense que c’est une bonne idée et les autres, sauf Thom, vont même tenter de le soutenir pour le côté couilli de l’affaire.

La reprise en cause de Thom tout au long de l’épisode est quelque chose que j’ai plutôt apprécié car la série fait les choses dans le bon ordre (et ce n’était pas forcément gagné au premier abord). Quoi qu’il en soit, je suis dans l’attente du dernier épisode afin de me prononcer globalement sur cette première saison mais malgré quelques épisodes assez médiocres, elle a su aussi faire des choses très intelligentes et poser de bonnes questions par la même occasion.

Note : 8/10 et 4.5/10. En bref, avec la médiocrité du 1.09, la série gagne malgré tout des points avec le premier épisode des deux.

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